Mardi 3 janvier 2017

Marche nordique sur la commune de Marsac sur l'Isle

Première surprise de l'année pour les marcheurs en voiture qui souhaitaient rejoindre l'abbaye par "L'embuscade" : route barrée d'un bout à l'autre. Obligation donc de faire le grand tour par la route d'Angoulême via le rond-point de la Beauronne. Du coup, mon téléphone n'arrêtait pas de sonner pour m'avertir du "hic" qui m'a attrapée aussi. Certains ont été malins, soit en rebroussant chemin pour aller directement à Marsac, soit en se garant en face de la mairie et en descendant la sente habituelle. Bref ! C'est seulement à 6 et 2 voitures que nous nous retrouvons à l'abbaye pour en repartir aussitôt d'ailleurs

Bien entendu, il y avait du monde qui nous attendait sur parking de la salle des Fêtes de Marsac. J'étais un peu vexée, à la sortie de la voiture surtout que mon téléphone n'arrêtait pas de sonner. Qui était donc perdu ? Retrouvailles, embrassades, vœux pour ce début d'année 2017 et plaisir d'échanger quelques mots avant de débuter la séquence d'échauffements. Le soleil hivernal est des nôtres et le ciel bleu nous requinque. Au fait, il ne fait que 2 à 3° et nous sommes 18

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Chemin faisant, nous nous retrouvons à Paricault, à la limite des communes de Marsac et de Coulounieix-Chamiers. Nous longeons la route, très passante, qui rejoint le carrefour de la Pierre Panlaire où la borne délimite également la commune de Coursac. (Informations sur le site de Marsac) Nous marchons en file indienne. Pour se rappeler d'une ancienne randonnée, nous allons jusqu'au hameau des Farges pour traverser ensuite le bois de "Petit Marot". Deuxième surprise : le chemin que l'on empruntait, avec l'agrément des propriétaires, est fermé par une barrière grillagée. Nous bravons l'apparente interdiction en ouvrant la barrière et en la refermant soigneusement, une fois le dernier passé. Personne sur le pas de porte pour nous réprimander…

Passage obligé dans un endroit très particulier : la propriété d'un garagiste transformée en cimetière "déplorable" de voitures. Si vous voulez une "4L", on pourra vous indiquer le lieu pour vous la procurer. La fin du parcours nous fait passer par le quartier résidentiel des Brandes ; puis c'est la descente prudente par le chemin des Bruyères où dans le renforcement d'une allée il y a la maison de Maryse.

Nous revenons aux Bernardoux où se trouve l'école. Et c'est l'heure de la sortie ! Il y a beaucoup de monde sur le parking ; pour cette fois-ci, il n'y aura pas de séquence d'étirements. Il est 16 H 15 mais le froid commence à gagner. Nous serons mieux au chaud dans nos voitures.

Mardi prochain, marcheurs et randonneurs du mardi, nous nous retrouverons, nombreux, je l'espère pour fêter la galette. Attention ! Le départ et l'arrivée sont au Centre Socio-Culturel.

Chantal

 

Dimanche 8 janvier 2017

Absortion massive de galettes des Rois précédée, j'allais oublié, d'une marche à Château l'Evêque (9 km l'après-midi pour faire de la place pour ces gâteaux

1° tableau – Petit itinéraire pour une reprise

Château l’Evêque, gros village vantant ses atouts à la manière d’un rébus, va être notre challenge du jour. Malgré la pureté du trait, les Lagarde sont difficilement identifiables sur le grand panneau. Départ de la gare de Château l’Evêque sans attendre l’arrêt du premier TGV, cap à l’est sur le chemin de croix vers Peyssard (balises jaunes). Cap au sud sur du vert en prenant soin d’éviter le Cul de Chien, peu d’intérêt, c’est un trou, et presque buter sur la Route d’Agonac. Poteaux jaunes pour parvenir jusqu’au Bost en frôlant Borie Brut réservé hélas aux teenagers. Hors des sentiers balisés mais sur des sentiers tout de même par le pylône de téléphonie vers La Missou en ignorant Le Royer et ses gens plutôt snobs. Et, sans entrer au couvent, retrouvailles avec la gare toujours en attente du premier TGV de la journée. A un pas d’ici, la tendre Beauronne mouille avec calme les belles maisons castellévéquoises du bourg.

   

2° tableau – Une commune hautement religieuse – église, couvent et … chemin de croix

Qui dit gare dit train et c’est par un passage à niveau que la troupe s’échappe du bourg de Château l’Evêque. De l’autre côté de la déviation qui fut si longue à voir le jour, au niveau des vieilles granges dans leur jus, le parcours prend ses aises. D’emblée la barre est mise tout en haut avec un chemin de croix qui, comme tous ses confrères, est fait pour faire souffrir. Et encore, il n’est pas demandé, pour cette reprise, aux 49 Ardents du Pied présents de le parcourir à genoux. Efforts violents demandés aux marcheurs qui gardent néanmoins quelques forces pour se raconter leurs occupations pendant cette longue trêve des confiseurs. Pas hikikomori pour deux sous, les Ardents ! A la dernière station, pas de métro en vue mais des grandes croix de bois et une petite pietà où le monsieur et la dame ont d’évidence plus souffert que nous dans la montée.

L’ascension du Golgotta local étant pratiquement évacuée, un petit faux plat mène le groupe, par la ferme de Puy Long, jusqu’à Peyssard. Regroupement à hauteur de la stèle d’une victime de la barbarie nazie et de la petite vierge enchâssée dans sa croix puis petit goudron pour maisons un peu isolées. Au droit de la dernière, mais à gauche, je ne sais pas si vous suivez bien, le chemin s’enfonce dans la forêt et des bâtons verts nous guident en descente jusqu’à un petit croisement à un jet de pierres de la route d’Agonac au nom poétique de D 3.

Pause à cet endroit avant l’effort demandé à la reprise sur un quasi chemin de croix, cette fois-ci sans les croix. Sur le plat retrouvé, nouvelle pause à la barbe d’un chien qui veut mériter sa soupe du soir. Le père roquet ne la mettra en sourdine qu’au moment de notre éloignement. Passage au bout de l’allée qui mène à Borie Brut, interdit aux Ardents pour cause de culottes courtes exigées. Au Bost, le passage s’immisce entre les maisons et s’échappe jusqu’à un goudron assassin en semaine mais aussi calme aujourd’hui qu’Orly un jour de grève. Une astuce de Bernard le bûcheron nous fait prendre tout droit un sentier qui serpente à travers bois.

Passage au pylône de téléphonie qui règne sur toute la vallée de la Beauronne et, à partir du mat métallique, le chemin va descendre dans les profondeurs vers Rivière. Arrivés dans le bas, point de château à atteindre à gauche mais prise, à droite, d’un petit sentier qui, à défaut de sentir la noisette, embaume plutôt l’odeur du pin. Atteinte des premières maisons du Royer avec le seul riverain rencontré, non pas un Lagarde mais un cadichon devant sa dose de fourrage annuelle. Bon prince, il accepte de partager sa pitance avec Pierrot toujours dans les bons coups.

Formalité que d’achever le périple, le clocher de l’église guidant maintenant la troupe. Le giratoire de l’entrée du bourg encore décoré de Noël est contourné et nos véhicules récupérés. Et en avant pour la deuxième séquence.

   

3° tableau – Au CSC, pas de binge-drinking mais une simple collation, on vous dit !

La route a été courte à l’aller, elle le sera au retour, direction le centre socio culturel pour le « marronnier » de la nouvelle année, la galette des Rois. De 49 pendant la marche, la troupe grossit encore, pas assez aux dires de notre présidente qui déplore une baisse d’effectifs du Club. La venue de nos éclopés de la vie, l’Amiral et madame, ainsi que la vaillante Chantal, toujours en lutte, nous fait chaud au coeur. Les galettes exposées un temps sur les tables disparaitront comme par magie, aidées par un cidre standard pour les plus prudents et par le breuvage à risques de l’ami Bernard. Rassurez-vous, on va y réchapper un fois de plus.

Le programme a bien repris avec une marche presque chaque dimanche en janvier. Le 15, ce sera Saint Just et sa voisine Paussac et le 22, La Gonterie, Belaygue et Boulouneix, comme l’huile 3 en 1.

Texte et photos de Christian Brégéras (Casquette Blanche) Mise en écran de Mireille Léger

Mardi 10 janvier

marche de la galette sur Chancelade

Aujourd'hui, changement de lieu de départ. Nous sommes 26 sur le parvis du Centre Socio-Culturel de Chancelade à démarrer une randonnée de 10 km que nous avons déjà faite en partie dans les dernières semaines de 2016. Il fait seulement 6° et le ciel est très bas. Mais il ne pleuvra pas pour nous !

Beaucoup de goudron pour commencer, aux dires de certains, mais dans le sens horaire du Tour de Chancelade, on est bien obligé de grimper vers la Croix Herbouze et traverser des lotissements et ce pendant pratiquement 3 km. Mais après, à nous les bois et la pleine nature !

Encore une fois, nous descendons le chemin des Grelles et nous traversons la D1 pour emprunter le nouveau sentier de Bernard qui nous amène à la limite de la commune de La Chapelle Gonaguet, sur la petite route des Brunies. Quelques centaines de mètres seulement sur cette commune et hop ! Nous sommes à nouveau sur Chancelade et dans les bois… ENFIN. Pas trop de gadoue, après la pluie de la veille. Nous traversons les bois de Peychey et passons non loin du lavoir sans s'y attarder et arrivons sur le GR 36-854. Les premiers de la troupe sont obligés d'attendre : à gauche ou à droite ? Eh bien, ce sera à gauche, vers la trouée de gaz. "C'est pas vrai, Chantal va nous faire ça… Traverser la mare et grimper cette vilaine côte !" Bernard et moi, rigolons sous cape car on va tout de suite tourner à gauche pour nous enfoncer dans le bois de Cafoulen, avec pour repère le tambour de machine à laver qui est toujours là. Le chemin suit le lit des eaux ou talweg et comme nos anciens ont bien fait les choses, on suivra la limite des communes de la Chapelle, de Chancelade et de Château l'Évêque. On a rallongé un peu, mais il est vrai que traverser ce bois est plus agréable que de grimper la trouée de gaz.

Si l'aller a été laborieux et un peu lent, soit disant, le retour habituel vers l'abbaye via la Clairière et le bois privé vers la Combe de l'Isle se fera à bonne allure, galette oblige. Pour rejoindre le Socio, nous rejoignons Terrassonnie par le chemin des Meuniers. Il est à peine 16 H 15 quand nous arrivons avec une moyenne de 4,2 km/h et 10,200 km au compteur. Les galettes nous attendent. Geneviève et ses aides nous préparent le goûter, dans la cuisine en un clin d'œil (pour ne pas salir les salles). Nous levons le verre de l'amitié ou de la Bonne année. Après s'être rassasié d'au moins deux parts de galette et couronné nos reines, il reste des parts à répartir pour ceux qui n'ont pas pu être parmi nous.

Encore un bon moment de convivialité.

Chantal

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Dimanche 15 janvier 2017, le jour de la Saint Rémi, présent aujourd'hui

Marche à Saint Just et Paussac (12 km - 10 km + la TVA - l'après-midi avec une copine de marche peu envahissante, la pluie)

1° tableau – De saut de puce en saut de puce, tous les lieux-dits du parcours

Sous nos pieds, deux communes déjà faites mais abordées aujourd’hui sur des tronçons nouveaux. Départ du bourg de Saint Just avec son parking approprié. On s’en échappe par le haut en direction de la Sandonie, rivière à l’agonie qui apporte une faible dot à l’Euche, la reine du secteur. Passage au dolmen de Prézat, belle bête qui se tient bien encore. Immixtion à la limite du voyeurisme dans Prézat le Bas sous l’œil du châtelain de Peygnefort, un ancien collègue à Dessange et Provost.

Avant d’atteindre le pôvre hameau des Farges, vision vertigineuse sur une des nombreuses carrières du secteur. Ah, la pierre de Paussac ! Et atteinte du bourg de Paussac, justement. On visite toutes les maisons du bourg une à une et on s’échappe par le beau pigeonnier (tr sur la carte) et la Peyre Dermale, gros caillou qui ferait mal dans une chaussure, fut-elle de randonneur.

Le parcours n’aura pas de chance avec la famille Breuil, le village sera dédaigné avant de l’atteindre et les ruines du Vieux seront shuntées par manque de temps à hauteur d’un des nombreux sites d’escalade. Alternance de poteaux jaunes et verts sur tout le parcours et c’est par du vert qu’on finit en passant à l’est de La Berthaudie. Saint Juste atteint par son délicieux lavoir irrigué par un Buffebale toujours en folie.

2° tableau – De Saint Just à Paussac, un aller simple pour commencer

Recollement de la troupe à l’entrée du bourg de Saint Just. Un parking bien conçu permet un stationnement qui serait impossible dans ce bourg en pente et aux maisons serrées. 30 Ardents du Pied font la queue pour déambuler vers la mairie et l’église, accolées à la Peppone et Camillo dans le haut du village. Romane à l’extérieur par son portail, gothique au-dedans par ses voûtements, l’église apparait plutôt sur la défensive, maintenant sa porte bien fermée de peur que l’on trouve de l’intérêt à son intérieur.

Déjà le bourg s’éloigne et la file indienne avance avec les protections vestimentaires bien étanches. Le temps est, comme les espions israéliens, maussade, la pluie qui menace finira par arriver, oh pas une forte pluie, Madame, mais une bruine, un crachin, un pipi de chat qui sera du voyage du début à la fin. Le chemin de terre s’enfonce sous le couvert, descend jusqu’à la Sandonie au lit totalement dévasté. Remontée un peu hard jusqu’au beau dolmen de Prézat qui assure sur ses trois pattes, Pierrot assurant provisoirement la quatrième.

Passage au maigrichon hameau des Farges et atteinte, par un beau chemin bordé de vieux murs de pierre, du bourg de Paussac repéré par le clocher « girafien » de son église.

3° tableau – Paussac, en long, en large et en travers

A l’entrée du bourg, Monique retrouve une vieille connaissance mais la relation entre les deux amis reste froide, glaciale même. Ce bonhomme de neige en contreplaqué fait partie d’une bande de copains ayant investi les bourgs du secteur pour les fêtes, Paussac, Saint Vivien et Saint Just notamment. Les personnages sont identiques, seuls les cache-cols changent. La traversée du bourg sera moins connue que celle de Paris et la troupe reprend des forces à hauteur de la salle des fêtes, endroit « pro-pisse ». L’église sera vue de face comme de dos et l’échappée du village se fera par le majestueux pigeonnier, authentique refuge de nos amis qui roucoulent.

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4° tableau – Pour le même prix, je prendrai le retour

Un étroit sentier trouve son passage entre les murs de ronces et nous éloigne à jamais du fief de Mauricette. Atteinte du discret roc massif de la Peyre Dermale, un endroit sympathique sauf pour les victimes des sacrifices humains qui devaient s’y tenir. Emprunt d’un beau chemin blanc surveillé par des chasseurs en quête d’un vieux solitaire à ramener à leurs épouses. Un petit solitaire (bijou) leur aurait sûrement fait plus d’effet.

Le village de Breuil ne sera jamais traversé car le tracé file à gauche le long du site d’escalade, un des nombreux du secteur. Le site du Vieux Breuil ne sera pas non plus investi, sinon par deux mordus prénommés Bernard, endroit tristounet où tout n’est que ruines. A la fin du goudron, prise d’un beau passage, mi sentier, mi chemin, bien rectiligne qui ramènera la troupe jusqu’à Saint Just. Les plus curieux des Ardents feront un crochet par le vieux lavoir bien ancré sur le Buffebale, un fier affluent de l’Euche.

Prochaine mission, découvrir le trio La Gonterie, Belaygue et Boulouneix aux portes de Brantôme le 22 janvier. Petit break le 29 pour assurer un thé dansant ( ?) et se préparer à la marche des crêpes du 5 février à Vallereuil.

Texte et photos de Christian Brégéras (Casquette Blanche) Mise en écran de Mireille Léger

Mardi 17 janvier 2017

marche à Razac sur l'Isle

En raison de travaux qui durent "un peu beaucoup" sur la petite route de l'Abbaye, le covoiturage est bousculé. Ce sont deux voitures qui vont partir de la mairie pour rejoindre la salle polyvalente de Razac/l'Isle.

Là-bas, on se trouve à 13 seulement sur le nouveau parking de la salle polyvalente jouxtant un nouveau lotissement qui sortira prochainement de terre. Pas d'hommes aujourd'hui : seraient-ils plus frileux que les femmes ? Il fait un froid glacial de par le vent du nord qui nous fouette le visage. Le ressenti est bien "moins quelque chose…". On va aller faire les échauffements au soleil mais ce n'est pas mieux. En plus, j'ai perdu un gant dans la bataille et il faut le retrouver car vraiment ma "mimine" ne supportera pas d'être gelée. Et puis cela sert d'échauffement. Pas de gant ! Mais si, le voilà, il était tombé dans la terre. Noir sur noir, je ne l'avais pas vu. Allez, c'est reparti et pour de bon maintenant.

La route est légèrement montante et nous suivons d'un pas énergique, emmitouflées sous nos bonnets et écharpes, le balisage du circuit de Razac les Hauts pour nous rendre effectivement sur les hauteurs au hameau de Chauffre : une grimpette progressive de 80 m de dénivelée. Là-haut, on est bien et le ciel est tellement bleu ; même s'il n'est pas chaud, le soleil réchauffe nos cœurs. Tout le monde va bien. La petite route empruntée est très agréable même si elle continue à monter. C'est un coin que connaît bien Geneviève qui nous raconte ses cueillettes de champignons. Nous arrivons au point culminant (192 m) alors que Razac est à 90 m d'altitude. Pas étonnant que certains aient enraciné un relais émetteur à cet endroit.

En redescendant très rapidement en raison d'une pente particulièrement raide, sur l'immense propriété de la ferme Guitard, nous avons une vue magnifique sur la campagne environnante et le bourg de Razac qui nous laisse deviner son clocher. Un petit pont de bois sur le ruisseau du Cerf, complètement à sec, une photo de groupe s'impose. Puis, c'est la fin pratiquement de la première boucle avec le hameau de Boussac. Mais au lieu de partir sur la gauche pour rentrer au bercail, nous bifurquons sur la droite pour entamer une deuxième boucle, celle des Forêt, qui va nous permettre de marcher pendant 10,5 km au total.

Changement total de paysage après le hameau de Boussac. Une belle montée nous attend pour rejoindre à travers champs les bois de Mareynou et beaucoup plus loin ceux de Cafourneau. Nous sommes aux deux-tiers du parcours. Nous n'avons plus froid car nous sommes à l'abri du vent. Nous revenons en zone urbaine avec les lotissements de Cafourneau, non loin de la D6089 appelée communément route de Bordeaux.

La dernière partie du circuit se fera très rapidement, toujours dans les bois, avec de belles ornières transformées en miroirs tellement il gèle fort. Nous débouchons, au Marmet, qui signe notre retour dans la civilisation et nous repassons sur le Cerf, non loin où nous étions tout à l'heure, en fait au resserrement du 8 de notre circuit.

Arrivées sur le parking, juste deux exercices d'étirements et vite nous nous engouffrons dans nos voitures bien contentes d'avoir bravé le froid et d'être bien ragaillardies.

Chantal............................

Dimanche 22 janvier 2017

marche à La Gonterie, Belaygue et Boulouneix (un bon 12 km l'après-midi par un temps couvert, froid mais sans pluie)

1° tableau – De paroisse en paroisse

Trois (anciennes) paroisses à parcourir aujourd’hui, et tout cela pour 200 âmes à tout casser. A commencer par l’église de La Gonterie, la plus grosse, que l’on quitte en direction de l’est. Passage à l’ancienne scierie puis à Champat sur le goudron et Chez Jaumelet sous le couvert. Descente par un ancien chemin sur Belaygue à l’authenticité forte autour de son ancienne église (tout est ancien dans le secteur).

Reprise sur un petit goudron jusqu’au Maine puis direction le sud dans la forêt envahissante jusqu’aux ruines des Bost. Passage intimiste à La Suchonie et le long des falaises du Clos du Pont. Atteinte de Boulouneix et troisième et dernière génuflexion.

Dans la nature pleine et entière sur de très beaux chemins authentiques par Les Sudries misérables et Puygombert dans le rétro brutal. Dernière tirade bien longue et bien droite par Palange et atteinte du terminus par la chambre d’hôtes de Coudert. La nuit peut bien s’installer maintenant !

2° tableau – De La Gonterie à Belaygue

Une constante cet après-midi, tous les lieux de culte seront accessibles. L’église de La Gonterie du 18°, visitée au pas de charge, a peu d’attraits avec son clocher porche banal et son intérieur glacial et quelque peu dénudé puis la troupe des 35 Ardents du Pied quitte le gros bourg par l’ancienne Syrie (scierie) qui a déposé son Liban (bilan) depuis belle lurette. Un petit goudron permet d’atteindre d’anciennes ruines sur le chemin de la rédemption et de prendre à hauteur de Chez Jaumelet un beau chemin qui va s’enfoncer dans des bois hégémoniques (on en aura plusieurs avec nous, des Monique). Le chemin est bien délimité par des vieux murs moussus qui témoignent d’un passé bien lointain. Et les premières (belles) maisons de Belaygue apparaissent, en premier lieu celle au rangement des outils hyper maniaque qui fait l’admiration.

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3° tableau – Belaygue

La découverte de cette ancienne paroisse se fait de la plus belle des façons. Dès les premières maisons de la partie haute atteintes, prise d’un passage astucieux entre les propriétés qui nous fait admirer à les toucher les belles demeures et atteindre la star du coin, l’église, au milieu de son cimetière encore en activité. Ruine d’un ancien prieuré de Bénédictins (les Augustins ont brillé une nouvelle fois par leur absence), la bâtisse a encore de beaux restes. Malheureusement pour elle, la rencontre, il y a des lustres, avec des Révolutionnaires illuminés qui n’avaient pas inventé la poudre mais l’allumette lui fut quasiment fatale. Nous restent un magnifique porche de toute beauté et un clocher mur à deux niveaux, encore faut-il faire couiner ses cervicales pour le voir.

Le petit ruisseau dénommé aussi Belaygue irrigue toute la petite cité à commencer par le vieux lavoir à l’eau si claire. Sur le redémarrage, une vieille chaudière à patates à disposition de chacun (banale selon le mot approprié) intrigue nos vaillants randonneurs qui se les pèlent (pas les patates, mais de froid !)

4° tableau – Sur le chemin de Boulouneix

Un petit goudron nous extirpe de ce charmant endroit et nous prenons au Maine un petit chemin qui dessert l’entrée de quelques maisons (dessert, entrée, on ne va pas en faire tout un plat). Une fois la dernière demeure atteinte, c’est la plongée dans le monde d’Indiana Jones. L’avancée est contrariée par des ronces qui s’accrochent à nos basques (les Béarnais n’auraient rien risqué !) et qui obligent à beaucoup de génuflexions non religieuses pour relacer les brodequins. Enfin, la sortie du bois s’amorce, comme on dit sur la banquise, et le petit hameau de La Suchonie est à notre hauteur.

Passage plutôt voyeuriste entre les maisons et atteinte des falaises du Clos du Pont qui invitent à l’escalade. « Non merci, une prochaine fois, peut-être. » Dans la rude mais courte montée, atteinte du village de Boulouneix par son cimetière qui nous mène à la petite église à la façade saintongeaise. Dans le lieu de repos (éternel) les tombes fleurissent avec de belles céramiques d’un autre temps. Très belles, ces céramiques, une spécialité du coin ?

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5° tableau – Des très beaux chemins mais interminables pour clore cette prestation

Deux magnifiques sentiers, l’un pour atteindre Puygombert, village d’un autre siècle, l’autre pour revenir sur La Gonterie, vont être empruntés. Bordés de murets qui datent d’avant Louis Padel à la mousse bien fournie, recouverts d’un épais tapis de feuilles qui pourraient se ramasser à la pelle, les sentiers ne connaissent d’autres bruits que quelques borborygmes échangés par des Ardents économes de leurs mots (je plaisante). Les derniers km, le long d’un Boulou à l’eau prise par les glaces, vont faire apparaitre une certaine lassitude et les premières maisons de La Gonterie seront une délivrance pour certains. Les voitures sont retrouvées avec délectation et le retour vers notre cité-dortoir se fera dans une certaine torpeur.

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15 jours de répit avant la marche de Vallereuil le 5 février, le temps de répéter le manger de crêpes. 40 ronds de serviettes, seulement, disponibles chez Marie à Bussac le 12 en récompense de 18 km d’efforts.

pour le 5 février le concours de la meilleure crêpe est lancé, mesdames et messieurs ! à vos "padelles", le club amènera les boissons

.nos papilles sont déjà en alerte !!

Texte et photos de Christian Brégéras (Casquette Blanche) Mise en écran de Mireille Léger

Mardi 24 janvier 2017

Randonnée sur Sencenac-Puy-de-Fourches

Petit méli-mélo au départ en raison du problème de route fermée pour accéder à l'abbaye. Mais après être rassurée au téléphone, nous partons pour Sencenac-Puy-de-Fourches, commune double, à une quinzaine de kilomètres de Chancelade. Là aussi, deux itinéraires possibles. On verra bien à l'arrivée. Deux voitures tout d'abord, puis, très vite, le parking devant la chapelle est complet. Il faut même aller se garer derrière. On est 23 et c'est bien par cette froidure ; le vent glacial nous cingle le visage et nous indique que le ressenti est bien moins des 6° affichés au thermomètre des voitures. Petite surprise pour un mardi : Casquette blanche nous fait l'honneur de participer à notre balade. La saison dernière, nous avions marché depuis la mairie de Puy-de-Fourches mais jamais, le mardi, depuis Sensenac.

Un peu d'histoire pour commencer. Les deux communes Sencenac et Puy de Fourches ont fusionné le 11 novembre 1829. Plusieurs appellations pour Sencenac :
Cenzenac au XIIe siècle ; Saint Senat au XVIIe puis Seinsenac en 1732.

Nous sommes, pour la photo de groupe traditionnelle, devant l’église Saint-Symphorien, bâtie au XIIe – XIIIe siècle avec croit-on, des pierres de récupération d’un temple romain, dont il ne subsiste qu’une colonne romaine, datée du IIIe siècle et qui est classée monument historique. En contrebas de la route, dans un creux, il y a une fontaine qui possède, soi-disant, la vertu de guérir certaines maladies infantiles (jambes croisées).

Aujourd'hui, à nous les grands espaces ! On va voir pourquoi. Tiens, une voiture très pressée apparemment qui nous klaxonne alors qu'on est bien sage sur le bord de la route ! Ce sont deux retardataires qu'il va falloir attendre dans le chemin plus loin si le début de la colonne daigne bien s'arrêter. "Il fait froid, on va se refroidir", entends je derrière, "on va au soleil, qu'ils se dépêchent…"

C'est parti, à 25, pour un circuit de plus de 11 km autour d'immenses parcelles agricoles : des prés ou des terres parfaitement labourées, certainement ensemencées, et autour de nous, à 180°, de sacrés points de vue. Nous allons contourner plusieurs grandes propriétés privées que nous aurons souvent en point de mire : des anciens repaires manoirs ou chartreuses comme le Teyrat, le Ladoux, la Borie Fricart, la Vialle. Bien sûr, nous sommes amenés à marcher sur de petites routes, mais tellement agréables et certainement pas gênés par la circulation. Et on ira même "à fond les manettes" pour passer tout près du lieu-dit "Les Manettes". Dans le sens horaire, nous remontons vers le nord en suivant gentiment la lisière de bois pour découvrir, une centaine de mètres en hors-piste, les ruines de la Maison Pécou, située sur la carte IGN. Encore un vestige qu'on devinera grâce au zoom de mon appareil photo : le tronc pratiquement démoli d'un moulin à vent.

Et puis, ce sera le manoir de la Borie Fricart que nous apercevrons sur une grande partie de notre parcours. Nous tournons autour sans nous en approcher vraiment même si nous serons, quelques instants, sur la petite route qui mène au château. Une longue traversée montante, à travers champs, sur un chemin qui ressemble à une piste de luge (il manque la neige) nous amène au hameau de Puychautu à Eyvirat à la limite de Sencenac-Puy-de Fourches. D'ailleurs, nous traverserons les terres du Grand Vignal sur la commune d'Eyvirat.

Pour terminer cette jolie randonnée, bien ventilée, nous nous enfonçons dans un chemin très étroit, à travers bosquets et broussailles. Comme c'est sympa de deviner cette colonne multicolore dans un méandre boisé ! Encore 2 km avec une dernière côte et nous aurons bouclé notre circuit de 12 km. Pour terminer, nous allons nous amuser en prenant un raccourci à travers champs avec nos voitures dans notre champ de vision,. Cerise sur le gâteau, on va même nous arrêter devant la fontaine miraculeuse. Point d'eau ! Seulement une pompe que Bernard essaye de faire fonctionner. Voilà, la balade sur Sencenac s'achève sur le sentiment heureux d'avoir bien marché et pris un bon bol d'air non pollué.

Chantal

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Mardi 31 janvier 2017

Marche sur Chancelade

Les mardis précédents, il faisait très froid et le vent était glacial. Aujourd'hui, c'est un air presque printanier qui plane sur Chancelade. Rendez-vous devant la mairie pour cause de travaux interminables sur la route d'accès à l'abbaye. Il fait 11° à l'ombre et le ciel est bleu. Tout va bien : les marcheurs sont de sortie car nous sommes 21 et la photo de groupe sur le rebord de la fontaine prouve la bonne humeur de tout le monde.

C'est parti pour une belle balade vers les berges de l'Isle via Terrassonnie, Lespinasse , la traversée des champs de Chercuzac, qui nous permet de déboucher à l'écluse du Chambon. Le pas est rapide et hormis la grimpette vers la Croix Herbouze, que de la descente ou du plat ! Quelques cours arrêts nous permettent de boire un coup mais surtout d'admirer la nature : le point de vue sur Marsac, magnifique par ce temps clair, puis celui au bord de l'Isle, au niveau de l'écluse. La marche est dynamique sur le chemin avec, d'un côté, l'eau limpide et des berges reposantes avec, de l'autre, les terres labourées ou les creuses un peu plus loin, pas inondées en ce moment. Nous sommes surpris d'avoir à contourner l'ancien moulin, le chemin étant bouché. Un passage un peu délicat va surprendre quelques-uns d'entre nous.

C'est tellement agréable de marcher au bord de l'eau que nous décidons de rentrer par la voie verte. Mais une double surprise attend les marcheurs attaquant la passerelle : comme il n'y a pas eu d'échauffement (pas très commode à la mairie), une série d'exercices contre la rambarde est proposée. Tout le monde est ravi, surtout qu'en prime, cela fait une distraction aux passants et aux cyclistes qui nous croisent. Comme tout gros effort mérite récompense, une distribution de merveilles gentiment proposée par Christiane va clôturer joyeusement cette séquence.

Le retour sera rapide mais il nous faut faire attention aux nombreux piétons et cyclistes de sortie par ce beau temps. On s'arrête aussi pour faire coucou aux golfeurs que nous connaissons et qui prennent le temps de nous dire quelques mots. Pour rester dans la nature, nous longeons la Beauronne plutôt que de suivre la route. Attention cependant aux "balles perdues" car seul le ruisseau nous sépare du terrain de golf. L'avenue des marronniers est relativement calme. Par contre, la traversée du rond-point de Chancelade est toujours délicate. Encore 800 mètres et notre circuit de 10,500 km sera bouclé. Nous sommes bien après cette marche et il n'est pas trop tard.

 

Information de dernière minute : je serai absente le 14 février prochain pour raison médicale. Je propose de reporter la marche nordique n° 9 , le mardi 21 février qui était libre pour cause de vacances.

Chantal