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Dimanche 5 mars 2017 : Marche à Béleymas, Villamblard et Saint Hilaire d'Estissac

(9 km le matin sous la pluie, idem l'après-midi sous le soleil)

1° tableau – Le circuit à l’aveuglette

Pour cause de royalties à l’IGN hors de portée du Club, pas de carte du circuit du jour. Sachez que l’itinéraire débute dans le bourg de Beleymas, passe à la belle maison du Bourdil et au beau village de La Garnerie avec ses multiples plans d’eau. On écorne le hameau de La Rebière et on sort définitivement de la commune de Beleymas. On enjambe le petit Brésil, simple filet d’eau, on butte sur une Crempse bien ventrue, on grimpe au Luc et on s’enfonce dans les bois profonds de Donnedevie, tout cela sur la commune de Montagnac la Crempse.

A partir de Lesparsou, shunté de peu, on pénètre dans la commune de Villamblard. Pauvre hameau de La Gautherie, puis le camping et la banlieue du Pontillou et voici l’église en avant-poste du gros village traversé tout en long. Pause au bout de l’artère centrale sous une halle protectrice à un jet de pierres du vieux château ruiné. Fin du premier acte !

Reprise une fois le coup de pompe effacé, passage aux Grottes et montée jusqu’au bois du Renardou. La Sautonie et ses belles maisons en prémisses au « lovely » bourg de Saint Hilaire d’Estissac. Long moment de repos dans ce cadre idyllique. Reprise avec passage au cimetière, baïonnette sur la dép à Goiran et long filet bitumé en ascension continue jusqu’au Puy et ses belles demeures. En évitant la ferme de Parrouty, finish sur un chemin herbeux qui plonge sur l’église de Beleymas toujours à la même place. Fin de la pièce avec les bugnes à Rabu.



2° tableau – « Sous ton ciré, je t’ai serrée » chantait Gigliola dans La Pioggia ou sale temps pour les mouches

Les lunettes sont défavorisées par rapport aux pare-brises des voitures, dépourvues d’essuie-glaces qui auraient été bien utiles pour voir plus loin que ses pieds. Une pluie en conformité, pour une fois, avec les dames de la météo, continue, tenace, faite pour durer, accueille le groupe maigrichon d’Ardents dans le bourg de Beleymas. Une troupe de 12 intrépides à peine grossie de 3 Foyens va constituer les kamikazes de cette folle journée. A disséquer les « pauvres » chiffres, peut-être que la concurrence déloyale du Trocadéro explique ce dénuement. N’est pas Fillon qui veut ! L’église accueillante offre une base sécurisée pour s’harnacher au mieux en vue d’affronter les caprices du temps.

   
Le top départ est donné et la maigre troupe découvre les premières beautés rapido avec la belle demeure du Bourdil et surtout le cadre idyllique de La Garnerie, garni de multiples plans d’eau alimentés par un ruisseau en verve. Passage de l’autre côté de la départementale pour trouver son passage dans la nature sous un couvert protecteur. Une montée un peu raide rosit les visages qui de blafards virent à poupins. Le parcours se fera yoyo – et je descends pour mieux remonter, mon enfant – à La Rebière, au Luc et dans les immenses bois où la palombière fait office de phare. Longue DFCI bien identifiée pour se rapprocher de Villamblard.
 

 

Au premier hameau de la commune, La Gautherie, rencontre avec l’ami Gérard venu à notre rencontre – vu le peu de quidams ayant mis le nez dehors ce matin, c’est « rencontre du 1° type » à défaut du 3° ! – et la descente sur Villamblard se fait dans la joie, les éléments déchaînés ayant rangé les armes. Et l’église au haut clocher sera atteinte à la toucher.

3° tableau – Une pause comme on les aime

Un temps plus acceptable acquis, une vraie bourgade agréable à arpenter, une belle halle accueillante qui nous tend les bras pour un repas à la halle pas communautariste pour deux sous, un échange de produits à la bonne franquette, bref un bon moment de repos, de repas et de réconfort. Un moment de douceur dans un monde de brutes ! Et le départ sera un arrachement, adieu belle halle, adieu vieux château en ruine, Château Barrière, comme le nôtre, et c’est reparti, mon Kiki.

4° tableau – Un après-midi passé dans la joie avec une belle équanimité

L’effacement du temps perturbé connu le matin, la recharge de batteries bien effectuée, et voici notre (toujours petite) troupe) qui va dégommer plein pot. Ce n’est pas la montée jusqu’au bois du Renardou qui va effrayer nos vaillants randonneurs, ni la longue tirée dans les bois pour atteindre La Sautonie qui va leur mettre le moral dans les chaussettes. Non, l’ambiance est à la gaîté, même la chute de Nathalie, notre petite nouvelle du jour, se négociera avec le sourire. Le beau village de Saint Hilaire d’Estissac, belle perle dans son écrin d’arbres ciselés avec recherche, calme église entourée de bassins ronds du meilleur effet, sera du goût de tous. La fin du parcours se fera à l’arrache avec l’interminable et rude montée du Puy, adoucie par le spectacle de ces belles et calmes maisons. Et un dernier bout de chemin forestier nous fera reprendre contact avec notre petit village de Beleymas. Ah ! les bugnes à Rabu, quelles merveilles !

5° tableau – Les chefs d’œuvre (en péril ?) rencontrés dans la journée

Les trois églises visitées successivement, toutes trois ouvertes, les beaux restes du Château Barrière et nos invités toujours prompts à sourire

 

( !). Poursuite des hostilités avec Mayac dimanche qui vient, beau parcours et un inédit Lussas avec Nontronneau pour le même prix le 19.
     
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Texte et photos de Christian Brégéras (Casquette Blanche) Mise en écran de Mireille Léger

Mardi 7 mars 2017

Marche sur Chancelade

Changement de programme pour la marche d'aujourd'hui. Le ciel semble nous tomber sur la tête après la tempête d'hier et les dégâts dans la nature. Donc, la douzaine de courageux qui se retrouve à l'abbaye, sous cape et parapluie, est d'accord pour laisser les voitures et aller marcher dans les parages, les pieds en sécurité sur du goudron malheureusement. On va garder Saint-Pardoux de Mareuil pour un prochain mardi, par exemple le 21 mars, le lendemain du 1er jour de printemps. Une tellement belle sortie, cela se fête !

Il pleut, c'est la fête à la grenouille… Nous voilà partis, 2 hommes courageux accompagnant les 10 femmes toujours partantes vers le Puy de l'Arche, Saint-Angel et Périgueux Gour de l'Arche pour terminer par le golf et Chancelade. Que de la route, sauf la grimpette du chemin du Clos des Grèzes qui nous met en condition pour le reste de la balade. La bonne humeur règne tout de même, surtout qu'à l'arrivée, un goûter "bugnes" nous attend... au sec. Et oui, un adjoint "prévenant" nous a donné l'autorisation de disposer du comptoir du Centre Socio Culturel pour déguster les bugnes de Monique et boire un petit verre de jus de fruits.

 

 
 
 

Nous avons quand même parcouru 8,5 km à bonne allure car nous étions de retour à 15 H 30. Pas de glissade et tout le monde en forme à l'arrivée, les cheveux en bataille, les pieds humides mais le cœur au sec et content de ce bon moment de convivialité.

Pour information, je prévois la marche sur Saint-Pardoux de Mareuil le 21 mars avec une surprise pour fêter le printemps. Venez nombreux, la balade n'est que de 9,5 km mais il y aura beaucoup de choses à voir ou à revoir pour ceux qui connaissent l'endroit.

Chantal

Dimanche 12 mars 2017

Marche à Mayac (un peu plus de 13 km l'après-midi avec des rebondissements, attendez que je vous raconte ça !)

1° tableau – A chaque pas, une goutte d’eau … ou plus

Départ du véritable bourg de Mayac, à savoir là où crèchent château et église, passage à Pomerède, aussi gros que le bourg, puis on frôle l’Isle pour mieux remonter hard sur les hauteurs de La Vergnasse. Passage aux Reignes, puis à La Maison Rouge, maigrichons hamelets.

Montée coupe-jambes par La Pinsonnie, La Tourouge et voici Panassac sur le plateau pour reprendre son souffle. A la sortie du gros village, abandon des balises jaunes qui nous accompagnaient depuis le départ.

Incursion sans marquage dans Bois Levé et atteinte des poteaux verts à Verneuil qui ne nous lâcheront plus jusqu’à l’arrivée. Sarrazac, La Magnonie, La Palouterie, petits hameaux effleurés plus que touchés et voilà enfin le bourg de Mayac et notre délivrance. Maudite pluie !

2° tableau – Une après-midi faite de découragements et de sacrifices

Qu’est ce qui a pris les 38 Ardents du Pied de venir aussi nombreux dans cette galère. Une météo hostile que chacun avait pourtant à l’esprit, 13 km déclarés et certifiés noirs sur blanc dans le programme, une marche avec des accidents de terrain pour ne pas dire des montées et des descentes, mais ils étaient bien là nos 38 vaillants randonneurs. Un peu à l’étroit autour de l’église avec cécité (pas de vue) sur le château des Cheyron d’Abzac.

Armand, notre hôte de 2001, n’est plus là parti rejoindre ses ancêtres dans le caveau familial. Souvenirs attendris de sa réception de l’époque dans sa modeste demeure, le château lui était interdit pour cause de mésentente familiale, aux murs décorés de ses peintures au dentifrice. Il a emporté avec lui ses secrets de fabrication, quelle marque de dentifrice par exemple. Et sa visite de l’église avec ses commentaires éclairés sur l’histoire de la commune, et son pantalon élimé aux manches retenu par une ficelle, un sacré bonhomme hélas disparu, aujourd’hui remplacé par un crachin qui n’augure rien de bon.

La troupe encore fraîche traverse le bourg de Mayac éclaté en deux parties et s’en extrait par les belles maisons de La Palouterie. Une immersion dans les bois maîtres des lieux, des beaux chemins souvent bordés de murs de pierres ancestraux et voici Pomerède qui rivalise avec Mayac lui-même. Traversée « chenillaire » des lieux à la quiétude attirante. Un chemin blanc file maintenant vers l’Isle et la longera pour mieux s’en extraire par une rampe du tonnerre de Dieu. Les Ardents y laisseront quelques plumes de souffrance, notre Eliane, grande donatrice, y donnera plus que sa chemise et aura besoin d’une remise en forme prodiguée sur le tas. Un coup de barre, sucre et ça repart !

La pluie, non invitée, forcera l’entrée et sera des nôtres toute la sainte journée sur la route (rare) et même dans les magnifiques bois du secteur. Les chemins authentiques, en d’autres circonstances, auraient fait jaillir des « ah » et des « oh » admiratifs, mais le crachin mauvais qui rabat les visières et douche les optimismes les plus vibrants rabaisse beaucoup le moral de la troupe. A l’opposé d’un hapax volontariste qui fera défaut, certaines parlent même plusieurs fois de renoncements, de raccourcis, de « rendre leur tablier », bref, le moral est plus dans les chaussettes que dans les sourires et ce n’est pas la deuxième rampe d’enfer, après La Maison Rouge pour se hisser au sommet de La Tourouge qui arrangera les affaires.

   
   
Le beau village de Panassac avec une foultitude de petits trésors, ancienne maréchalerie, vieilles maisons, puits à gogo, ne sera pas apprécié à sa juste valeur et à la sortie, à « l’ombre » de sa grande croix (c’est l’expression, même sous la pluie) le sécession n’a pas cessé, çà c’est sûr (dixit Roger Pierre et Jean-Marc Thibault) et une séparation s’opère avec 8 moins Ardents que les autres qui regagnent la base en vol direct sans passer par la case Verneuil.

La fin se fera les yeux dans le guidon, une petite erreur d’aiguillage dans Bois Levé et, après les premières maisons de Verneuil, c’est tout droit jusqu’à l’arrivée. En se réfugiant dans les véhicules, les 38 Ardents disent adieu à cette maudite pluie qui se manifestera encore sur les pare-brises jusqu’au garage.

3° tableau – Ce que vous auriez pu voir si les essuie-glaces de vos lunettes avaient fonctionné

Eglise romane avec portail du 12° à l’extérieur (of course) et retable du 18° dedans. Château du 17° avec façade à pilastres et double escalier. Belle demeure bourgeoise dans le bourg et belle maison à La Palouterie. Une des nombreuses bories mitant le paysage.

 

Un dernier coup de collier dimanche 19 avec Lussas et Nontronneau, les inséparables avant une pause le 26. Un passage chez Jaccou à la reprise, etc …

Texte et photos de Christian Brégéras (Casquette Blanche) Mise en écran de Mireille Léger

Mardi 14 mars 2017

Marche nordique à Coulounieix-Chamiers

Aujourd'hui, c'est "le pied". Il fait très beau et le soleil brille… Le thermomètre de la voiture affiche 18°.

Il y a des randonneurs sur le parking de l'abbaye mais ce ne sont pas les "Ardents du pied". Ils sont du GPAM venus fouler les chemins de Chancelade. Nous ne sommes que 6 mais nous allons retrouver le reste du groupe au bourg de Coulounieix.

Après les retrouvailles et une courte séquence d'échauffement nous voilà partis à 16 pour une belle balade d'une douzaine de kilomètres prévue, dans un environnement très varié et surtout très vallonné. Nous passons devant le Centre Gérard Philipe et le Comité de la Randonnée Dordogne puis direction l'Institut Médico-Éducatif de Bayot-Sarrazi. En fait, nous allons tourner autour des hameaux de Sarrazi et de Bayot tout en descendant vers le Bas Sarrazi pour arriver au lieu-dit Les Veyriers, sur la petite route très passante et pourtant dangereuse que nous connaissons bien. Nous remontons un chemin forestier le long de la limite de Marsac et de Coulounieix pour nous diriger vers Paricaut et Bayot.

Tout va bien jusqu'au moment où nous arrivons dans un bas-fond plus qu'humide… Impraticable à moins d'avoir des bottes de pêcheur. Demi-tour et décision est prise de contourner les champs ensemencés. Mise au point à partir de la carte papier et du tracé du gps : la colonne s'enfile dans le bois pour suivre la lisière des champs et la ligne de Haute Tension au-dessus de nos têtes. Avec ce parcours du combattant, nous ne passerons pas devant le château de la Rolphie que nous apercevons au loin mais que j'ai photographié lors de la reconnaissance avec son panneau d'information qui me permet d'en dire quelques mots.

Il s'agit d'un ancien manoir construit au début du XVIe siècle par Jean de Belcier. Ce château s'est dégradé au fil des siècles. Inscrit à l'inventaire des monuments historiques, il reste une merveille d'architecture pour lequel l'actuel propriétaire a engagé une étude de restauration. Les travaux ont débuté en 2002 et continuent encore. La restauration du pavillon d'entrée permettra de retrouver une composition architecturale proche des proportions d'une porte d'ordre corinthien décrite par Philibert Delorme dans son traité d'architecture de 1567.

Reprise du circuit initial. Nous nous retrouvons sur la route qui rejoint le bourg de Coulounieix que nous traversons pour prendre le chemin des écoliers, plutôt bucolique, par cette bel après-midi ensoleillé. Nous longeons le superbe manoir de la Plague, domaine privé de 13 ha, dans un cadre idyllique, avec piscine chauffée, tennis, piano… Son propriétaire Pascal Magontier propose des séjours de vacances pour 15 personnes maxi.

En face du château, un chemin plongeant à travers bois nous permet de retrouver la civilisation de meilleure manière que par la route que nous allons retrouver bien assez tôt. C'est même une belle grimpette sur des trottoirs bitumés qui nous attend. Tout le monde est motivé et appuie bien sur ses bâtons pour arriver le plus vite possible au parking ou dans le coffre de Monique, la cagette remplie de bugnes nous attend. C'est la dernière de la saison, notre spécialiste "bugnes" rendant son tablier. Nous en profitons donc autour d'un verre bien frais de jus de fruits ou de cidre. Merci aux initiateurs de ce sympathique goûter.

Chantal

 

 

 

Une information de la MSA sur le problème de la maladie de Lyme.

 

Je vous invite à lire l'affiche jointe (affiche pdf) qui vous donne RDV pour des réunions d'information.

Toutes les personnes qui regardent notre site et qui se trouvent à proximité des lieux de réunion seront les bienvenues. La maladie de lyme est un fléau pour tous les randonneurs, l'information n'est jamais de trop

Dimanche 19 mars 2017

Marche à Lussas et Nontronneau (un petit 12 km laprès-midi pour se reposer de dimanche dernier)

1° tableau – Lussas sans le dissocier de Nontronneau

On s’appuiera sur les balisages jaunes et verts mais pas que. Départ du bourg de Lussas en direction du superbe château de Beauvais qui se voit de loin. A son encontre, prise du vert qui nous conduit, par Clarat, jusqu’au jaune de Plaisance puis à Vieux Sireix. Petite incartade pour découvrir, par Chez Veyssière, le bourg de Nontronneau qui forme avec Lussas un couple aussi connu que Starsky et Hutch. Un peu de vert pour s’en échapper et retrouver le jaune à Lombardière.

On s’en éloigne pour, à quelques encablures de Lespinasse, plonger dans le grand Bois de La Rauque. Un coude radical vers le sud, sur du jaune toujours, pour rallier Bosredon et, à partir de là, roue libre par Puychissou et Les Fours. Le cimetière bien marqué nous annonce les faubourgs de Lussas et le tour est joué. Où joue-t-on dimanche prochain ?

2° tableau – Les fauves peuvent être lâchés

Un Ardent lamda, en pointant son doigt sur une carte de la Dordogne, a pu repérer où se situait cette charmante commune de Lussas et Nontronneau, mais de là, à supposer qu’elle pouvait être un champ d’aventures et d’évasion, chapeau. Les deux mains ne suffisent pas pour dénombrer cette joyeuse troupe, pas rebutée par une météo sur son quant-à-soi. 44 en deux comptages croisés, pas comme Mélenchon qui doit sûrement compter les doigts de pieds pour grossir le nombre.

Bref, une troupe de gais lurons bien déridés qui envahissent / investissent (selon les Huns ou les Autres) le village de Lussas qui frôle l’O.P.A. immobilière du siècle. Trois parkings absorbent tant mal que bien les voitures, mairie, église et, comme Bayrou, au milieu. Départ de cette longue cohorte par un petit chemin forestier qui montre une mise à bas féroce de la gente arboricole. Dans les bois, on déboise ; chez les Ardents, on dégoise !

Depuis la mairie sur son promontoire, le but à atteindre est ce magnifique château de Beauvais qui, comme une vieille vedette de cinéma, est plus beau de loin que de près. Belle bête que cette bâtisse du 15°, vaste logis Renaissance entouré de deux grosses tours bien dodues. Il est passé, au fil des siècles entre de nombreuses mains, toutes bien nées. Un coup d’œil volé à cause du décalage avec les Journées du Patrimoine qui devraient se faire tous les dimanches. L’envers ne valant pas l’endroit, les coups d’œil seront gênés au côté nord du château et la troupe file, comme Maya, dard-dard vers le hameau de Clarat, bel havre de paix où prolifèrent des Anglo-Saxons pas versés tellement vers le Brexit.

Le groupe bien étiré trouve son passage dans un sentier étroit en orée qui file vers Plaisance, sur son tertre où des molosses, investis par une société de gardiennage sont en plein travail, au grand dam des voisins. Un beau chemin en herbe à peine tracé nous conduit à Vieux Sirieix, déjà vieux, comme le temps passe, et derrière ce modeste hameau, se profile Nontronneau, autre pôle de la commune. A l’inverse de Lussas en manque d’espace où l’église est encastrée dans des maisons, Nontronneau respire le grand air qui peut s’infiltrer aisément, le centre du bourg étant très dégagé.

Un beau chemin descend fortement dans les bois pour mieux remonter hard vers Lombardière, gros village aux multiples attraits à chercher. A le quitter, avec vue sur une maison de Lespinasse qui fut belle mais qui souffre en silence dans son horizon, le parcours s’infiltre dans les immense bois de La Rauque. Surprenante réserve d’eau et de boue, le chemin forestier sera sur toute sa longueur un piège à touristes, les pas devront être mesurés et l’œil porté constamment sur les chaussures qui auront tendance à faire du patin. Pas de chute à déplorer, pas de photo choc à afficher sur Facebook.

L’immersion dans les bois est totale en somme et la sortie ne se fera qu’au bout d’un temps certain, plus qu’un certain temps. Petit goudron retrouvé à Bosredon qui ne lâchera plus nos baskets jusqu’à l’arrivée, après le passage pour honorer les morts civils et militaires, regroupés, une idée à creuser.

3° tableau – Les gros trésors rencontrés sur le parcours

Par ordre d’apparition à l’écran, le beau château de Beauvais, magnifique de loin, des caries quand il nous sourit de près.

L’église de Nontronneau, romane jusqu’au bout de son clocher mur avec une corniche à modillons sculptés.

L’église de Lussas du 12° avec coupole sur le chœur et abside arrondie. Ne se laisse pas facilement pénétrer.

4° tableau – Les petits détails croustillants, à condition d’avoir les yeux en face des trous

Il faudra dire à nos « amis » anglais qu’ils ont deux ans, à partir de l’article 50 pour remballer ce panneau vu à Clarat.

Un alambic qui devrait intéresser Haddock découvert aux premières maisons de Lombardière.

Un peintre psychadélique œuvre à Lombardière avec une période rose marquée, comme Picasso, avec un superbe heurtoir -un lion- qui effraie notre ami Jean-Paul revenu par Minou.

Les canards désailés, lointains cousins des canards boiteux, plus proches du canard enchaîné, tout cela Fillon ne veut plus en entendre parler.

Une photo rare de votre serviteur. Déguisé, la casquette pas blanche et le visage ressemblant plus à un cochon qu’à un être humain. Repos dimanche 26 pour les Ardents, comme pour le site depuis que Mireille est fâchée avec Bill Gates.

texte et photos de Christian Brégéras (Casquette Blanche) Mise en écran de Mireille LEGER

Mardi 21 mars 2017

Marche sous la pluie à Chancelade

Encore un changement de programme. Décidément, nous n'arriverons pas à aller à Saint-Pardoux de Mareuil pour marcher sur un tellement beau circuit. Alors, il faut se résigner, malgré ma mauvaise humeur que j'avoue, à crapahuter sur les petites routes et sentiers propres de Chancelade. La pluie est au rendez-vous et elle ne nous quittera pas.

Alors, c'est à 12 que nous partons en direction des Combeaux et du nouveau lotissement de Majourdin. Sur notre route, nous remarquons qu'un nouveau lotissement, au Combeaux, est en train de sortir de terre. Petit arrêt pour une photo mais sous la pluie et en bordure de route, ce n'est pas terrible. Puis nous empruntons la nouvelle route des Petites Fontaines qui conduit au lotissement des appartements sociaux très fonctionnels paraît-il mais à l'allure extérieure un peu particulière. L'endroit est très calme et bien placé, face à Grand Frais et non loin de la zone d'Auchan. Nous grimpons la côte de Majourdin pour retrouver notre chemin de randonnée, face à celui des 3 Fontaines. Il pleut et c'est désagréable mais le moral est là. Donc on continue. Je ne sors plus l'appareil photo. Nous descendons par le chemin de la Truffière pour rejoindre Lespinasse et traverser la route de Ribérac en direction des berges de l'Isle. Cette fois-ci, il n'y aura pas d'arrêt pour contempler l'écluse du Chambon et ses bouillonnements. On ne s'attardera pas non plus devant les mares marécageuses que l'on appelle les "Creuses". Nous marchons prudemment le long de la rivière jusqu'à l'autre écluse de l'Évêque et découvrons par la même occasion des pièges à ragondins. Nous sommes obligés de passer devant une maison où des chiens peu avenants aboient derrière le grillage. Une chaîne semble nous interdire le passage ; nous bravons l'interdit. Ouf, tout le monde est passé. Quel bonheur quand même de dénicher à nos pieds des lathrées clandestines. C'est une holoparasite, qui n'a ni feuilles ni chlorophylle et qui puise sa nourriture dans les racines de ses hôtes grâce à des suçoirs. C'est donc une plante parasite et pourtant elle est très jolie. Nous retrouvons le pont de la route d'Auchan et poursuivons notre chemin sur la voie verte entre le golf et l'Isle. Pas ou peu de promeneurs, idem pour les golfeurs. Seuls les canards et les oiseaux sont contents.

Fin de parcours traditionnelle le long de la Beauronne puis par l'allée des Marronniers et retour par l'avenue des Reynats et la petite route qui rejoint l'Abbaye. Comme il était prévu de fêter le printemps, une petite collation sucrée est improvisée sur le parvis de la Chapelle Saint-Jean.

Partie remise pour Saint-Pardoux de Mareuil, quand le soleil reviendra…

Chantal

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Une information de la MSA sur le problème de la maladie de Lyme.

 

Je vous invite à lire l'affiche jointe (affiche pdf) qui vous donne RDV pour des réunions d'information.

Toutes les personnes qui regardent notre site et qui se trouvent à proximité des lieux de réunion seront les bienvenues. La maladie de lyme est un fléau pour tous les randonneurs, l'information n'est jamais de trop

Mardi 28 mars 2017

Marche nordique sur Champcevinel

Quel temps magnifique aujourd'hui ! Cela nous change. Après un covoiturage éclair à une seule voiture, nous voilà rassemblés, non loin du point de rendez-vous un peu chamboulé pour cause de chantier sur le parking. Nous sommes 12 seulement et 6 personnes excusées pour raisons diverses. En échange, nous récupérons un revenant, en la personne de Denis, qui est des nôtres sur un domaine qu'il connaît bien.

Quelques exercices d'échauffement pour commencer et c'est parti pour un peu plus de 11 km sur un terrain très vallonné. La première partie est très facile puisque nous descendons vers Borie Petit et ses grands prés à chevaux. Le train est soutenu et les langues sont déliées. Tout va bien. Puis c'est un long cheminement parallèle à la route d'Agonac. Juste un passage délicat, encore très boueux, qu'il nous faut contourner par les bois. Sur notre chemin, nous nous arrêtons devant une ferme où une belle "toutoune", tout en fourrure immaculée, se fait harceler par une ribambelle de petites peluches toutes noires qui ne cherchent qu'à téter leur maman. Il y en a 8. Tableau très attendrissant, évidemment. On va aussi s'arrêter devant les ruines d'une grange et cela va nous amuser quelques instants. Nous longeons le lieu-dit La Combe qui débouche sur la route, face à l'entreprise Périgord Bois, que nous allons contourner. Sur notre droite mais en retrait, au Vigier, une jolie propriété est bien gardée par un gros chien. Prochaine étape, avant d'entamer le retour : La Graule. Nous nous arrêtons, une fois de plus, pour écouter chanter deux coqs noirs majestueux devant leur harem de jolies poulettes et assister à un véritable combat de coqs…

Le retour, sous le soleil, ne sera qu'une série de petites montagnes russes, avec un point de vue superbe sur des vallons verdoyants. Encore une belle propriété : l'Herbétie et son ange gardien à 4 pattes. Au loin, et sur la hauteur, le clocher de la caractéristique église de Champcevinel nous annonce que bientôt la boucle sera bouclée. Encore de jolies maisons dans des lotissements récents au lieu-dit Le Lac où il y a une dizaine d'années seulement, c'était la campagne.

N'étant pas garés tous au même endroit, nous nous séparons, pour une fois, sans la séquence d'étirements mais heureux d'avoir marché sur un joli parcours. Chantal