Dimanche 2 avril 2017

Marche à Saint Geyrac en poussant jusqu'au château de l'Herm (13 km l'après-midi)

1° tableau – En pleine forêt Barrade sur les traces de Jacquou

Il suffit aujourd’hui d’emprunter les tronçons balisés entre le jaune, le vert ou le blanc-rouge du GR et encore le vert. Départ du bourg de Saint Geyrac par l’arrière de son église avec prise de balises jaunes. Atteinte de La Chabertie dans sa solitude et de Sardin dans son éparpillement. Passage à La Pinsonnie dans sa vétusté et Les Landes dans son laisser-aller. On effeuille La Borderie sans vraiment connaitre pour mettre le cap, avec du vert, sur L’Herm, village et surtout château.

Un coup d’œil attendri à la pôvre demeure historique et prise d’un beau GR, le nôtre à Chancelade qui vient de Champcevinel, par Prisse, riche hameau aux demeures plaisantes et La Borie, isolée dans la forêt. A Lac Nègre, on jette aux orties les couleurs blanc-rouge pour se fixer sur le vert qui frôle La Vigne Morte, La Motte aux Bois et Lespinasse. Un peu de jaune enfin pour regagner le bourg de Saint Geyrac.

2° tableau – En chemin pour le château de l'Herm


Si tous les chemins mènent à Rome, aujourd’hui plusieurs menaient à Saint Geyrac et c’est une troupe de 34 assidus qui se retrouve avec le sourire sur le vaste parking plutôt surdimensionné. Après l’heur-e (avec et sans « e ») des retrouvailles, voici le moment de retrousser les pantalons (pour d’autres professions, ce serait les manches) et de quitter le bourg cassé en deux en longeant la sourde église. Malgré des prières sincères et des neuvaines de bon aloi, celle-ci, d’un âge canonique qui aurait dû lui enseigner la sagesse, ne daignera pas ouvrir son huis à ces nombreux Ardents avides de patrimoine religieux, au premier rang desquels la présidente, fervente parmi les ferventes. Adieu retable du 18°, cuve baptismale du 12°, seul le portail du 13° s’appréciera d’un coup d’œil rapide.

Hop, un pas de plus et le village est déjà oublié … jusqu’au retour. Au cimetière, le goudron s’efface devant un chemin de pierres et de boue qui se hisse à La Chabertie où les résidents ont une idée très personnelle de l’ordre avec leur collection de voitures disparaissant sous les hautes herbes. Un long passage dans les bois et à l’orée qui suit, les premières maisons de Sardin (Jean-Paul, apeuré, aurait prononcé « Sardine ». Sardin, Sardine, c’est anchois Mesdames, anchois Mesdemoiselles …). Elles nous guideront, éparpillées, jusqu’au beau centre équestre, à l’aise dans son environnement bien vert où les canassons ont plus de loisirs que d’heures de travail. Touchent-ils déjà le revenu universel ?


   

Le tracé fait un piqué vers le doux lavoir rudimentaire, dans son creux, pour mieux regrimper les degrés perdus jusqu’à La Pinsonnie. Un ancien marin Pinsonnie avec son copain Pinsonnoix, mais c’est une autre histoire. Un beau chemin en herbe s’échappe du triste hameau où seul un cabot fait des vocalises à notre passage. Méritera la soupe du soir !

Bientôt, à hauteur de La Borderie, une masse sombre et triste émerge avec peine des hauts arbres de la colline, c’est le fantôme du château de L’Herm. Une belle rampe à ahaner et nous voilà sur le plateau du village de L’Herm et bientôt proches de l’ancestrale bâtisse. Un cerbère en jupon nous barre l’accès, aussi besogneuse qu’une péagiste d’autoroute et seuls des regards fuyants mais gratuits seront lancés à l’endroit du château.


3° tableau – Tout, tout, tout, vous saurez tout sur le zi...château de l'Herm

Nous sommes en plein cœur de la forêt Barrade (forêt fermée), le château n’est plus qu’une carcasse, comme la gare Montparnasse de Dutronc. Edifiée au 14° siècle, voire 11° pour le lieu fortifié, la bâtisse connaitra bien des malheurs. Que de crimes commis ici, depuis ceux de Jean III de Calvimont et sa fille en 1605 et une flopée d’autres meurtres perpétrés par un même individu, la récidive, déjà à l’époque, étant tolérée. Notre barde local, Eugène Le Roy s’en est inspiré pour son héros (notre héros) Jacquou. Exit les belles douves de la construction, le gros logis rectangulaire de l’origine n’est plus que l’ombre de lui-même et les étages du logis ne se sentent pas bien non plus. Seul le portail de la tour a de beaux restes, tu sais !

Pour de plus amples renseignements, se procurer la brochure proposée à la vente par la cerbère mentionnée plus haut.


4° tableau – on ne peut rester, ma pauvre dame, on a encore du chemin à faire

Mais déjà il faut penser à repartir, des nuages dans les nuances du noir s’amoncellent au-dessus de nos têtes, le lieu, pas franchement risou, on imagine des vautours voletant autour des moignons désincarnés de la bâtisse, bref « it’s time to go » comme vient de dire Theresa May à l’Europe. Prise d’un beau GR qui nous fait découvrir Prisse de fond en comble, heureux endroit avec un lot de maisonnettes heureuses d’être là. A la dernière, le chemin s’enfonce résolument dans cette forêt Barrade parcourue en son temps par Jacquou.

Cette longue traversée trouve son terme, provisoire au Lac Nègre, que personne n’a demandé à débaptiser, étrange. Dernière présence humaine avant une resucée de forêt dont la troupe ne sortira vainqueur qu’aux abords de Saint Geyrac. Un dernier petit raidillon pour mieux plonger sur le calme village et le look de son authentique lavoir avec l’église en fond d’écran.

Ni bugnes, ni crêpes, une quasi disette oblige tout un chacun à s’affaler sur les cuirs des limousines et regagner ses pénates.


 

5° tableau - Trois ou quatre petites choses à voir  

Vite dit car le temps presse, un chien qui ne monte pas la garde mais qui est de garde, une boîte aux lettres en borie vue en nombre à Prisse, une cabane de chasseurs de la famille tuyau de poêle et pour terminer, quand on voit un spécimen de cet acabit (le « t » final se prononce-t-il ?), on se dit que l’égalité hommes-femmes a encore de nombreuses batailles à livrer.

Rêves d’avenir ; un 9 avril en ubiquité impossible avec un Rando Challenge en Fernandie ou (pas et) un beau parcours dans le duché des Hautefort avec sa loupiotte pour le tunnel de Boisseuilh et son sandwich pour le midi. Le départ des cloches suit

Texte et photos de Christian Brégéras (Casquette Blanche) Mise en écran de Mireille LEGER







Mardi 4 avril 2017

Marche à Saint-Pardoux de Mareuil

C'est merveilleux ! Il fait beau. Cap enfin sur Saint-Pardoux de Mareuil, pour une très belle randonnée, deux fois reportée. La température est de 19° et le soleil est de la partie. Nous ne sommes que 15. Je sais, c'est loin mais personne, à l'arrivée, ne regrettera le déplacement.

Le circuit prévu va être légèrement modifié et rallongé à presque 12 km pour nous faire découvrir des paysages complètement différents et surtout un magnifique patrimoine historique comme le décrivent si bien Serge Avrilleau et François Véber sur les panneaux d'information que j'ai photographiés (voir fichier PDF)

À la descente des voitures au parking, au bord du ruisseau, nous découvrons le village perché sur une falaise. L'église domine l'ensemble. Pour commencer, nous entamons notre randonnée par un aller-retour sur le bord de la route pour découvrir le magnifique lavoir des caves, parfaitement entretenu dont l'eau est pure avec des vertus reconnues autrefois et pour grimper vers l'abri troglodyte qui a été habité. Les gens avaient l'eau à leur pied.

Notre première partie de circuit débute par une grimpette, cap au sud, sur le chemin des Grandes terres, bordé de noisetiers et d'arbustes odorants. Nous revenons presque au point de départ par un chemin parallèle qui nous fait passer à La Grange du Moreau où nous ferons une première halte, histoire d'observer autour de nous les vieilles bâtisses et le puits enfermé dans une petite cabane. Nous traversons la campagne avec à gauche, en point de mire l'église de Saint-Pardoux. Un peu plus loin, c'est La Gauterie avec un château que nous verrons plus tard de la route. La deuxième partie de notre circuit est une petite boucle qui nous fait longer des étangs et des marécages tourbeux, contournant des carrières. Nous surplombons le bourg de Mareuil et passons devant une grande bâtisse plus ou moins en ruines, le Château de Montbreton, apparemment, en pleine restauration. Il faut souhaiter bon courage aux nouveaux propriétaires. Nous poursuivons, à travers champs et revenons sur la petite route qui nous ramène sur la D 99, route qui conduit à La Tour blanche. La troisième et dernière partie de notre circuit, très différente, nous amène dans la forêt du Château de Mareuil. Les sentiers sont remarquablement entretenus ; un petit étang nous invite à venir nous ressourcer. Inévitablement, nous débouchons sur le Château de Beauregard, l'autre joyau de Mareuil. Le Château de Mareuil surveillait l'entrée en Périgord, l'accès vers Angoulême et vers le Limousin. C'est pourquoi il a joué un grand rôle pendant une partie de la guerre de 100 ans. Le château actuel fut reconstruit vers la fin du XVe siècle, sur des fondations plus anciennes par la famille de Lageard. La dernière prieure de l'abbaye de Fontaine y naquit. Elle fut tuée et brûlée à la Révolution, et repose dans l'église de Saint-Pardoux. Le corps de logis est flanqué de deux énormes tours à mâchicoulis et est défendu au Nord par une troisième tour désaxée sur la gauche. Situé à l'est, la chartreuse du XVIIIe siècle à un étage soudée à la forteresse en équerre. Des pilastres (colonnes, soutiens) rejoignent le toit. Le château est privé et géré par une société. Les bâtiments et les jardins sont parfaitement entretenus. Nous prenons le temps d'admirer l'ensemble, le cadre étant un réel havre de paix.

Nous revenons par le chemin de Puypensier et croiserons le chemin de Font Clochette, deux petits circuits de promenade autour du château et de l'église.

Notre randonnée se termine par la visite du cimetière, de l'église et enfin par la découverte des cluzeaux. Ci-après les photos de ce que nous avons pu découvrir et admirer (fichier PDF).

Il est plus de 17 H 30 lorsque nous remontons dans nos voitures, les yeux encore émerveillés par tant de belles choses vues et surtout tellement bien mises en valeur, grâce à la volonté de certains passionnés qui constituent l'association "Les amis de Saint-Pardoux". Grand merci de la part de notre club à tous ces bénévoles qui nous permettent de marcher sur les traces de nos ancêtres.

Modification du calendrier concernant les prochaines randonnées du mardi (pas de marche pendant les deux semaines de vacances et pendant notre séjour en Bretagne :

    Mardi 2 mai : randonnée sur Biras.

    Mardi 16 mai : randonnée sur Chancelade (sans moi)

    Mardi 6 juin : randonnée sur Saint-Vivien.

    Mardi 20 juin : dernière randonnée avec pique-nique, pour tout le monde,
    à Saint-Pantaly d'Ans.

Chantal

Dimanche 9 avril 2017

Marche à Boisseuilh, Sainte Trie, Salagnac et Génis

1° tableau – Des monts et des vaux en veux-tu en voilà. Des veaux, oui mais y aura aussi des agneaux !

4 communes à découvrir tout au long de ce très beau parcours essentiellement sur des chemins badigeonnés … de jaune ou « badiverdis » … de vert. Boisseuilh, pour commencer la belle journée depuis son bourg et en avant jusqu’à la belle Maison Rouge. Rouge aussi la belle demeure d’Argouillet. Noir le tunnel qui nous mène vers la gare de Boisseuilh passée au privé (de train). A partir de ce vestige ferroviaire, cap radical et pour longtemps vers le nord. Le village de Sainte Trie tout en long, au bout d’efforts dans la forêt et puis on connecte Salagnac, plus petit et moins connu que Clairvivre. On y appuie sur pause le temps d’une restauration nécessaire.

Départ toujours vers le nord par La Robertie et, à Lavareille, nous voici en terres génissoises. A Lavaud, les plus endurcis, sous la chaleur pas facile d’être endurci, poussent jusqu’au bourg de Génis que les Rand’Auvézère ne nous montrent pas, par La Maison Neuve et La Chassagne.

Au Coderc d’Apy, ils vont retrouver les traces des « Prudence-petits pas » déjà sur le chemin du retour. Le Lac, La Côte, Vieillecroze et Montchenit, hameaux qui fleurent bon la campagne profonde et enfin Néboule aux avant-postes du bourg de Boisseuilh. Ouf, deux fois ouf, trois fois ouf, avec cette terrible chaleur, la chaleur, gentille la chaleur mais elle nous coûte beaucoup de sueurs.

2° tableau – Elevés en plein air comme les bons poulets, ou comment ne pas sentir la naphtaline

24, comme un département qui nous est cher (en fin de compte, le cher c’est le 18 !) Ardents vont s’aligner en désordre sur la ligne de départ. Nous sommes à une heure de route de nos bases, le soleil affute déjà ses rayons et il convient de trouver le bon sens loin de chez nous. La direction étant trouvée, quelques instants suffisent pour s’esbaudir devant la belle Maison Rouge qui est rouge, comment l’avez-vous deviné ? La troupe s’enfonce dans les bois omniprésents dans le secteur et atteint l’immense demeure d’Argouillet de la même teinte. Un raccourci et nous voici sur l’ancienne ligne du tacot. Plus de bête humaine, mais l’empreinte du chemin rappelle ces temps héroïques et la grosse bouche noire du tunnel, prête à nous avaler, apparait. Même pas peur, répliquent 24 gosiers à l’unisson en sortant des sacs lampes, frontales (empruntées à des amis gynécologues) et autres loupiottes. Milou, qui est une lumière de par son savoir abyssal, en est dispensé.

La troupe sort intacte et au complet de l’autre côté des 290 m de l’ouvrage et bientôt atteint l’ancienne gare de Boisseuilh. Un tourne à gauche, un passage de frontière avec le pont sur le Dalon, le caïd du secteur et nous voilà dans la commune de Sainte Trie. Tout le monde connait dans son entourage des filles appelées Trie. A la poste, on a en connues beaucoup.

Plusieurs fois, au cours de l’avancée, des questions fusent sur les 8 absents excusés du jour. En effet, le Club a envoyé ses meilleurs éléments porter haut et fort ses couleurs. L’épreuve promet d’être rude car Fernand, le concepteur de ce Rando Challenge de Trélissac, a ces côtés machiavéliques et sadiques d’un bourreau et réussir aujourd’hui est une sacrée gageure. Réponse dans un récit que ne manqueront pas de nous faire nos preux chevaliers.....

 

 

Pour l’instant la troupe essaie de retrouver un souffle descendu dans les chaussettes. Le terrible raidillon dans les bois de Sainte Trie a une verticalité quasi parfaite et c’est un palan (aussi un pas lent) qu’il aura fallu. Enfin, après un cœur revenu à un rythme normal sur le chemin redevenu acceptable, le bourg est atteint avec ses belles maisons respirant une grande quiétude. Une scierie à même le bourg est acceptée sans problèmes par les riverains avec le symbole de la bûche coupée avec des bzz pour s’endormir. Du bout du village où trône une belle église écarlate, le petit village de Salagnac nous tend ses bras et ses gamelles car c’est là que se fera la pause repas.

Une demi-heure d’efforts, un ruisseau à traverser par un petit pont de bois, une montée en herbe pas piquée des hannetons et voici le lieu des réjouissances tant attendues. Breuvages et mets jaillissent des sacs aussi sec et des tournées de sucreries améliorent sacrément un repas de base au départ frugal.

La reprise est un peu, comme les classes, laborieuse, le soleil en pleine maturité et une avancée en terrain dégagé nuisent au bon état de la troupe. Avant Lacaud, l’annonce d’un super raccourci séduit une large majorité et ce n’est que 6 inconscients qui se lancent à l’assaut de Génis. Le gros de la troupe, aucun nom sera divulgué, lorgne déjà vers la sortie. Le beau village de Génis s’offre aux téméraires avec le manoir de La Falésie accolé à l’église du lieu comme deux inséparables sur une branche.

Le retour sera rural ou ne sera pas. Beaucoup d’élevages remplissent les grandes étendues, les étangs se répartissant le reste. Le tracé est valonné au possible et les gambettes amortissent ce relief avec de plus en plus de difficultés. Enfin, la flamme du dernier km est aperçue au pont sur le Dalon et la dure montée vers Boisseuilh est avalée avec dans l’idée que c’est la dernière.

 

3° tableau – Les trésors de la journée, religieux ou non

Les 4 églises dans l’ordre, dont celle de Génis accolée au manoir de La Falésie. 4 belles demeures, La Maison Rouge, Argouillet, le château de Hautefort et la grosse maison de Sainte Trie, peut-être celle de la sculptrice Yvonne Clergerie.

Comme l’Amiral aurait dit, espérons un jour de Pâques beau (pas de marche). Le 23, tous à Beaussac chez le Pope Innocent.

Texte et photos de Christian Brégéras (Casquette Blanche) Mise en écran de Mireille Léger

Le même jour, deux courageuses équipes représentaient le club au rando-challenge départemental, organisé à Charriéras. Très beau circuit avec 13 équipes qui en ont décousu dans un bon état d'esprit. Circuit de 16 km avec 396 mètres de dénivelé positif. Comme d'habitude, oserais-je dire, nous avons été trop vite, nous ne portons pas le nom des Ardents du Pied pour rien. Et, toujours comme d'habitude, nous avons trouvé toutes les bornes, bien répondu aux questions mais nous nous sommes trouvés pénalisé au temps. Bref, c'est au deuxième et troisième place que nous finissons, ce qui n'est déjà pas si mal.

Pour l'an prochain nous essairons de faire encore mieux, c'est à dire la première place !!! le challenge est lancé.

Mardi 11 avril 2017

Marche nordique sur Chancelade

Très beau temps aujourd'hui ! Nous ne nous en plaignons pas. Nous restons sur Chancelade avec un circuit particulier avec, en fait une reconnaissance d'un parcours possible pour la Fête des Bois 2017. Nous ne sommes que 12 mais bien décidés à profiter de la nature et des belles conditions qui s'offrent à nous.

Nous montons par notre chemin interdit, devenu un véritable boulevard, pour arriver au rond-point de l'allée des Mésanges et de l'allée des Bouvreuils. Que des noms d'oiseaux !!! En fait, nous traversons tout le lotissement de la Clairière pour retrouver notre GR qui descend à Merlande.

Nous, nous changeons de direction pour suivre le Got et retrouver le lavoir de Peychey puis nous montons tranquillement sur un petit chemin non balisé, parallèle à la D1 ou route de La Chapelle-Gonaguet. Nous tombons sur un joli petit plan d'eau, Le Lac des Farges, caché dans la forêt. C'est la première année où il est tant rempli. C'est vrai qu'il a beaucoup plu dernièrement. Tout en haut, sur notre droite, nous retrouvons la conduite de gaz qui descend très fort vers le creux de Cafoulen ; sur notre gauche nous avons Les Boiges. Quelle option pour rentrer ? Tiens un petit sentier que nous ne connaissons pas ! Sa direction nous indique qu'on se dirigerait vers le bois de Tévaine. Allons-y ! Bof, c'est un chemin peu emprunté, assez embroussaillé, qui a certainement servi à un récent déboisage. Nous arrivons bien au carrefour que nous connaissons bien : chemin vers Merlande et chemin qui rejoint le GR de Fuselier. Nous traversons la forêt de Tévaine et apprécions le côté mystérieux de cette nature restée sauvage. Puis c'est le choix du retour vers la Clairière ; pas de grimpette par la trouée de gaz mais détour par le bois de Fuselier-Cafoulen qui a, apparemment, beaucoup souffert de la dernière tempête : arbres couchés et beaucoup de branches tombées. Avec nos bâtons, nous faisons du hors-piste mais cela ne nous déplaît pas.

Le retour est classique ; au carrefour du chemin des Palombes, nous suivons à droite le sentier qui contourne le lotissement pour revenir par le chemin du départ. Nous avons parcouru 10,700 km ce qui nous permet d'apprécier la séquence d'étirements.

La prochaine marche nordique n'aura lieu qu'au mois de juin. Un calendrier de fin de saison, pour le mardi, vous sera communiqué ultérieurement.

Chantal

Dimanche 23 avril 2017

Marche à Beaussac et aux Graulges (14 km tout de même, l'après-midi, pour échapper au tourbillon des élections)

1° tableau – Du jaune, du vert et encore du jaune pour retrouver nos voitures

2 parcours collés l’un à l’autre pour découvrir deux villages perdus aux confins de la Dordogne, contre la Charente, tout contre. Départ du bourg de Beaussac par sa scierie, puis des bois et des pins par Le Bois du Chazaud et atteinte de Puyloubard au bout de la commune avec une grosse surprise. Fin des marquages jaunes.

Passage à Grosse Pierre sur le haut et au moulin de Puyloubard dans le bas pour atteindre le bourg des Graulges. Descente à Côte de La Bure, puis on traverse Lacaud et Nanchères et aussi La Meyrie et le château de La Combe tant qu’on est sur du vert et remontée, par les ruines d’une ancienne Papetterie, jusqu’aux premières maisons de Puyloubard côté sud.

Emprunt du retour jaune vers Beaussac par Pronchère et surtout le superbe château d’Aucors. La scierie est atteinte et nos voitures aussi peu après.

2° tableau – En route vers Puyloubard

Une bonne troupe de 35 Ardents du Pied, non réquisitionnée par les élections où on laisse malgré tout quelques plumes (Mireille et notre futur maire notamment), à la tête bien recouverte pour se protéger d’un soleil impérial. Pas de fausses directions sur la route qui mène à Beaussac et c’est dans la joie que chacun aborde la rude mais courte montée jusqu’à l’église du 12° (les infos viennent de dire que Fillon était du 7°, Mélenchon du 10° et Asselineau du 11°) dont le cadran solaire, forcément bien exposé, joue à plein régime. Porte close, ah ! si les élections s’étaient tenues ici, les Ardents auraient pu admirer le curieux banc seigneurial à balustres du 17° qui se cache à l’intérieur et les trois nefs (comme celles de Christophe Colomb ?) revoûtées au 17°.

Découverte d’un agréable chemin en herbe qui s’immisce astucieusement entre les maisons jusqu’à frôler le vieux lavoir à l’esthétique à revoir. N’est pas Beaubourg qui veut avec ses tuyaux disgracieux. La scierie sera avec l’école les derniers signes du bourg et la troupe s’enfonce sous un couvert bien sympa par cette journée torride. Une longue progression dans les bois totalement dominateurs et ce n’est pas la grande croix du Bois du Chazaud, petit intermède dans des immensités forestières, qui donnera beaucoup de présence humaine.

Au bout d’un certain laps de temps des premières maisons cassent la monotonie de la forêt, nous sommes à Puyloubard. « Quand on arrive en ville …» dit la chanson.

3° tableau – Une construction pas très catholique

Dès les premiers pas à Puyloubard, la vision d’une belle maison au balet remarquable saute aux yeux. Petite pause pour admirer la belle construction. Puis la troupe est invitée à slalomer entre les propriétés et atteindre le joyau du coin, la belle et petite église orthodoxe. Hormis un couvent sur la commune de Terrasson, la religion orthodoxe est peu représentée en Périgord et il fallait vraiment découvrir cette église plutôt discrète.

Le pope Innocent, rencontré lors de la reco, est absent aujourd’hui, étant allé prêcher la bonne parole liturgique à Limoges. Cet archiprêtre nous avait accueillis gentiment, imaginez un personnage doux à la voix de Georges, pas le nôtre, Moustaki et nous avait permis d’accéder à la salle de prières et de prendre des photos. Cette église fait partie du diocèse de Chersonèse et dépend directement d’une maison mère à Paris. Dès le premier contact, les Ardents admirent le porche carré en pierre calcaire et en jouant des vertèbres le beau dôme surmonté de la croix orthodoxe donnant au lieu un aspect de Kremlin en réduction. Mais déjà, c’est l’heure de repartir.

4° tableau – Découverte des Graulges, beaucoup, et de Puyrénier, un peu

A la sortie de ce gros hameau, nous sommes sur un petit toit du monde, la borne d’altitude, dénichée par Patrick, l’atteste (pas de Buch). Le soleil est content de faire partie de notre équipée, cela se voit à la chaleur de ses rayons et le passage à la belle demeure de Grosse Pierre révèle un endroit délicieux qu’apprécient les chevaux de la propriété. Le chemin descend nettement, voilà un petit peu de goudron bordé d’étangs et quelques temps après, prise d’un étroit chemin bordé de vieux murets qui pénètre jusqu’au cœur des Graulges. Atteinte de l’église à la façade saintongeaise ouverte et la mairie ouverte itou recherche des derniers clients pour voter. On s’extirpe de ce doux village par un champ de foire démesuré mais bien sympathique et l’eau règne en maîtresse avec une Nizonne expressive et un bassin des plus «challés ».

Passage à Lacaud aux vieilles maisons dorées par le soleil, à Nanchères où les portes de granges sont tapissées de médailles agricoles autant qu’une poitrine de général soviétique ou africain.

5° tableau – Et deux châteaux par dessus le marché

Dernières et nombreuses enjambées avec deux châteaux en vision directe. La Combe, discret dans ses pâturages et surtout, vers la fin, Aucors. Aucors et Aucors, on en redemande devant tant de beauté. Le rêve finit aux premières billes de bois de la scierie. Vite le retour pour voir le résultat du match.

3 dimanches encore à enfiler en perles, commençons par le 30 à Champs-Romain avec le Sault du Chalard en option.

Texte et photos de Christian Brégéras (Casquette Blanche) Mise en écran de Mireille Léger