Dimanche 1° mai 2016

Marche sur les communes de Firbeix et de Miallet (13 km le matin jusqu’à la retenue d’eau de Miallet puis, après une (légère) collation, 10 km l’après-midi pour, comme Bokassa, rejoindre la case départ)

1° tableau – Pour suivre les pas des Ardents du Pied dans le Grand Nord du Périgord

Ne passons pas sous silence la très belle participation de nos équipes au Rando Challenge de Monfaucon. Le défi Famille emporté the fingers in the nose par notre seule team à concourir et nos 4 équipes bien placées dans le Pro.

Mais aujourd’hui, pas de repos pour nos Ardents, la fête du Travail, à l’appellation à double sens, tombant aujourd’hui. Une fois atteinte la limite du département, départ du trek de la journée au cimetière de Firbeix sur les hauteurs du bourg. Traversée complète du village septentrional jusqu’au modeste château de Firbeix puis à la Forge déjà en Haute Vienne. Le tracé oblique radicalement vers le sud par Bellevue les Vignes et sa borne 405, puis la ferme de Lavaud et encore le domaine de Coupiat et enfin le tendre hameau de Puiffe. Tout cela sur des sentiers « badi-jaunés ».

Jambe de Banc sur l’autre côté de la dép, La Nolphie avec ph ou f à l’orthographe moderne et la maison forte de Montéricourt aux avant-postes de son village. Descente sur Mamont en sentinelle au-dessus de la grande retenue d’eau du barrage de Miallet, à faire s’arracher les cheveux aux zadistes de Sivens. Toute cette partie sans l’aide des petits poteaux de balise.

Pause du sac et de la bête sur sa rive bien aérée puis reprise jusqu’à Boursaneix sur du vert et La Jourde sur du jaune. On surgit sur la nationale pour aussitôt replonger sous le couvert en direction du Châtenet. Le jaune encore trouve son passage à l’est du manoir de Goursollas pour s’épuiser au cimetière retrouvé avec plaisir. 23 km au compteur des chaussures


2° tableau – Un matin de « frisquailles »

« Si tu vas là-bas vers le Nord, Où les vents soufflent sur la frontière … » Hugues Aufray est assurément déjà passé à Firbeix, mais les 32 Ardents du matin ne verront pas sa fiancée, ni les rennes de la chanson, mais, par contre, le châle de laine qu’il mentionne est recommandé à la sortie des voitures à hauteur du cimetière. Drôle d’endroit d’ailleurs pour un rendez-vous de gais lurons. Descente du village tout en long à l’emporte pièce pour insuffler de la chaleur dans notre sang quasiment solidifié. L’église du 19° au clocher porche à flèche aussi pointue que celles de Cochise a subi un lifting partiel qui lui redonne quelques couleurs, le clocher attendra les prochains crédits. Avant la Dronne qui délimite la Haute Vienne et le Limousin maintenant des nôtres, rivière qui vient juste de naître à deux pas d’ici, une inclinaison du parcours vers le château de Firbeix nous fait nous soustraire aux hauts risques de cette nationale d’enfer.

Pauvre château, pauvre misère, chantait le poète, du 18° seulement, qui donne guère envie d’être de la Haute. Passage à l’ancienne forge, installée dans le département voisin, qui prend ses forces dans la jeune Dronne. Le parcours maintenant trouve son passage entre les pâturages bien délimités et les maigres hameaux sont traversés au pas de deux. A Bellevue les Vignes, la borne 405 qui essayait vainement de se cacher est mise en évidence. Personne ne manquera d’air à l’annonce de cette altitude vertigineuse. La ferme de Lavaud est traversée comme si on y était invités et, par moment, l’herbe des beaux chemins a du mal à cacher une boue insidieuse qui se tapit dessous.

Au bout d’une belle tirée, le hameau de Coupiat, repéré par ses arbres squattés par du gui qui aurait fait le bonheur de Panoramix. Coupiat a le titre de fief, de manoir et de château à la fois et ses vieilles pierres étaient toutes neuves au 18°.

Une tirée de plus en saluant Crin Blanc qui n’avait jamais vu autant de chevaux à deux pattes. Puiffe, paisible hameau qui croule sous les fleurs en pleine floraison, dont le nom fera pouffer Jaquie. Puiffe, pouffe !

De l’autre côté de la départementale, la maison forte du 13° de Montéricourt attire et attise les regards et une petite pause est faite à sa hauteur. Des belles longueurs sur de beaux chemins, un village de Mamont traversé astucieusement par un passage herbeux qui s’immisce entre les maisons à la limite du voyeurisme et enfin, l’eau à la toucher à défaut de s’y baigner de la gigantesque retenue d’eau du barrage de Miallet. L’occasion, là, d’y recharger des batteries se rapprochant du rouge, peut-être celui qui tâche ! Le soleil, dans une lutte perpétuelle avec le vent froid et sec et des nuages obscurs, a du mal à prouver qu’il est le chef, ici. Deux outsiders rejoignent la troupe à la mi-temps.


3° tableau – Le barrage de Miallet avec retenue et d’autres trésors pour l’aprem

Le repas, on ne peut décemment pas parler de simple pause, prendra une bonne heure, tant il faut du temps pour goûter le gâteau de Jacqueline ET celui d’Annick (par souci de non-confidentialité, les prénoms n’ont pas été changés) et de bien d’autres et la reprise se fait en terrain plat, sur le laccum circulum, le chemin qui fait le tour de la retenue de Miallet. En fait de tour, il sera réduit à un petit km jusqu’à l’observatoire des oiseaux pour tenter de zieuter sans gène les martins-pêcheurs, les chevaliers guignettes ou gambettes, les grèbes huppées et autres fuligules. Vu le bruit émis par une troupe plutôt expressive, les oiseaux concernés se lancent un avis de « tous aux abris » à application immédiate.

Reprise de la marche en refrôlant Mamont et en se plongeant totalement sous le couvert. La Côle, par une extension de son lit, tentera bien de ralentir l’avancée, mais ce n’est pas un simple ru en rut qui fera peur à nos intrépides. Quoique le sac de Josette connaitra les plaisirs de la plongée sous-marine mais une bonne assurance dégât des eaux devrait remédier au désagrément. Passage près du Palais Brognard, au lieu-dit Bourse annexe, Boursaneix localement, de l’immersion dans la nature encore jusqu’à La Jourde sur un chemin montant qu’il nous faut partager avec un torrent forcément descendant. A La Jourde, un chien rasant fait des vocalises à notre encontre défendant le territoire de ses maîtres. « Teckel ou t’es con », that is the question. La fin passera comme une lettre à la poste (mais ça, c’était avant !) et le cimetière de Firbeix est retrouvé avec délectation.

Ma boule, qu’est-ce qu’elle dit ma boule

Madame Irma, la voyante bien connue, consultée sur l’avenir des Ardents du Pied, leur prédit une semaine de plaisirs de mardi à dimanche à la rencontre de l’Ardéchois Cœur Fidèle. Une petite pause pour l’autre fête de Pentecôte, puis une marche à thème sur les orchidées à Ladornac le 22 mai avec une orchidéologue locale.

Texte et photos de Christian Brégéras (Casquette Blanche) Mise en écran de Gérard Legrand


Mardi 10 mai - Condat-Sur-Trincou et Champagnac de Belair

Condat sur Trincou en pleine lumière

La belle campagne environnante.
Condat sur Trincou, sur son piton rocheux.
.

On ne va se mouiller aujourd'hui comme cela était annoncé. Le soleil brille et la température est clémente : 20 à 23°. 18 personnes, fidèles aux sorties du mardi, sont prêtes pour un covoiturage d'une trentaine de kilomètres, direction Condat-Sur-Trincou, au nord-est de Brantôme.

Après avoir quitté la route de Champagnac de Belair, nous en empruntons une autre, très pittoresque qui nous amène à un carrefour, au bord d'un ruisseau, le Trincou, affluent de la Côle et sous-affluent de la Dronne. De là, sur un piton rocheux, un petit village perché nous attend. C'est Condat-Sur-Trincou d'où nous allons démarrer notre randonnée de 11 km. Tout en haut, la mairie et l'école, puis l'église Saint-Étienne, romane du XIIe siècle, inscrite aux monuments historiques depuis 1948 nous invitent à une balade très agréable par le biais d'une parcours aménagé qui surplombe la vallée du Trincou, magnifique à cette période.

Pour le groupe, c'est direction Champagnac de Bélair, par le GR 654. À peine un kilomètre et demi et nous voilà, pour une photo, sur le parvis de l'église Saint-Christophe des XIVe et XVe siècles, inscrite aux monuments historiques depuis 1948.

Devant le porche de l'église de Champagnac de Bélair
Tiens, deux échappées…
Au lieu-dit Racaud, au bord de la Dronne
Le beau site des Ondines, ancien moulin Racaud

Tout le monde est zen, l'allure est tranquille et les conversations sont nombreuses alimentées surtout par les commentaires appuyés sur le séjour dans les Gorges de l'Ardèche pour la majorité du groupe. Que de choses à raconter ! FORMIDABLE… nous étions formidables, comme dit la chanson de Stromae. Amusant aussi : "j'ai pris un… deux kilos…". Et alors, et bien marchons maintenant !

Nous nous arrêtons, à nouveau, au lieu-dit Racaud, sur le pont qui enjambe la Dronne et au bord de laquelle, un ancien moulin magnifiquement restauré s'appelle maintenant "Les Ondines" (site internet : www.chambresdhoteslesondines.fr).


Le château de La Borie-Saulnier, bien caché.

Nous poursuivons notre chemin, à travers la campagne et la forêt, sur la commune de Champagnac avant de traverser la D 82, au lieu-dit "Les quatre routes" et de nous retrouver sur la petite route du château de La Borie-saulnier, bien caché de ce côté. En fait, cette propriété, est un ancien repaire noble du XIVe et XVIIe siècle situé au milieu d'un parc arboré de 5 ha qui abrite maintenant des chambres d'hôtes (site internet : www.chateau-de-la-borie-saulnier.com). Un peu plus loin, nous nous trouvons dans un cadre idyllique, au bord de la Dronne. Mais pas le temps de savourer quelques instants de zénitude. Il faut rentrer. Après avoir traversé la D 83 qui sert de frontière entre les deux communes, nous sommes à nouveau sur Condat-Sur-Trincou. Au bout d'un bois, nous apercevons le bourg et son clocher. Encore un kilomètre et notre jolie balade sera bouclée. Encore un beau coin de notre belle Dordogne à faire découvrir !

Chantal

Pause bien méritée, sous le soleil.
Cadre idyllique… mais pas le temps de s'y reposer.
Tout là-bas, Condat sur Trincou.

Marche nordique sur Razac-sur l'Isle

Effectif réduit aujourd'hui sur le parking de l'abbaye. Pourtant il fait beau mais beaucoup d'excusés pour raisons diverses. Nous ne sommes que 10 à rejoindre le parking de la salle polyvalente de Razac-sur-l'Isle. Nous y retrouverons une esseulée d'Atur. Il fait 19°, une température excellente pour marcher.

Notre circuit d'aujourd'hui, de pratiquement 11 km, est, en fait, la fusion des deux circuits PDIPR sur Razac : la boucle de la Forêt qui va nous faire frôler la commune de Marsac et celle des Hauts de Razac qui nous rapproche de Coursac et le moulin de la Jarthe, au-delà de l'autoroute A89.

Des fleurs parmi les fleurs.
Encore des fleurs…

Une fois avoir quitté la partie urbaine de Razac, nous sommes vite dans les bois que nous ne quitterons plus jusqu'à la fin de la boucle. Beaucoup de chemins balisés de couleurs différentes nous incitent à la vigilance pour ne pas nous égarer de notre circuit. Les chemins sont très beaux ; les bois sont différents au fur et à mesure de notre avancée, les senteurs aussi. Tous nos sens sont en éveil et notre allure de marche nordique est boostée. Déjà, c'est Boussac, la fin de notre première boucle avec la vue imprenable sur la colline d'en face et sa pente qui ressemble à une piste de ski à saut. Et oui, c'est là que nous nous rendons. Plus de forêt ; la campagne, les fermes nous saluent. Le petit hameau de Boussac est magnifiquement fleuri, nous rappelant que nous sommes au mois de mai, le mois le plus fleuri de l'année. Profitons-en ! Tiens, un petit pont ! Le petit ruisseau, complètement à sec, s'appelle Le Cerf et il se jette dans l'Isle, au barrage de Gravelle.

Prêts pour la grimpette ? Un échauffement tout d'abord jusqu'à la ferme de Guitard, où les génisses rousses nous observent, inquiètes, derrière leur clôture. Nous sommes salués aussi par des chiens, et toujours les fleurs avec leurs effluves merveilleuses : les roses, les lilas, les iris, les arums… Nous longeons sur cent mètres la petite route qui mène à la sortie de Coursac sur la A89 et prenons à droite pour attaquer notre grosse difficulté de la sortie. La consigne est simple : se faire mal pour monter la côte longue de près d'un kilomètre, à son rythme bien sûr, en s'aidant de ses bâtons, bien respirer et surtout ne pas s'arrêter. Une petite pause est la bienvenue tout en haut. Nous sommes à 192 m d'altitude alors qu'à la ferme de Guitard, nous étions à 86 m.

Sur le petit pont du ruisseau Le Cerf.
En plein effort…

Drôles de peintures…

Qu'en pensez-vous ?

Une fois sur le plateau, "Les hauts de Razac", nous pouvons admirer le beau point de vue sur la vallée d'où nous venons et laisser la liaison vers Coursac et le hameau de Fayettas et son Gîte de France "Gay-Fayettas". Nous sommes sur le joli chemin de promenade où les arbres n'en font qu'à leur tête, d'après la "Balade sans se prendre les têtes", historiette racontée par quatre copains arborescents (Juste, Jean, Pierre et Aldo) qui ont pris racines le long de ce chemin. Quatre têtes peintes avec des couleurs vives nous rappellent l'histoire de ces arbres morts qui vivent encore et qui font travailler notre imagination.

Nous arrivons au hameau de Chauffre où un calvaire au milieu d'un pré, sur notre gauche, nous interpelle. Par contre, sur notre droite, le point de vue sur Razac et Annesse et Beaulieu est magnifique. Une dame inquiète est à la recherche de son chien. À l'angle de la dernière maison, tout fleuri d'iris multicolores, nous entamons la longue descente qui nous ramène vers notre point d'arrivée.

Nous profitons encore de la forêt : à notre gauche, une plantation de pins, rectiligne et propre, à notre droite, une forêt brouillonne d'arbres variés avec surtout des acacias fleuris dont les senteurs nous effleurent. Déjà les terrains de sport et un peu plus loin, c'est la salle polyvalente.

Notre marche d'aujourd'hui est terminée mais elle a été très appréciée de tout le monde. Quelques exercices d'étirements sur la pelouse et c'est le retour vers Chancelade.

.

Chantal

Voici leur explication.
Une croix, toute seule, dans un pré au hameau de Chauffre ?
Tout en bas : l'église de Razac et au loin, Annesse et Beaulieu

Dimanche 22 mai 2016

Marche toute la journée sans sortir des frontières de la commune de Ladornac (10 km ronds le matin accompagnés par Dame la Pluie qui passait par là (ce dimanche, elle passait partout !), un pique-nique inespéré à l’abri en laissant Dame la Pluie à l’extérieur et 4 km l’après-midi avec Dame la Pluie toujours là pour découvrir avec elle le monde des orchidées de Josiane)

1° tableau – Du jaune sous nos pas le matin avec un diverticule patrimoine sur la fin

Vouloir aller au bout de la Dordogne pour essayer d’échapper à la méga aspersion venant du ciel, quelle folle tentative. Partir de la halle de Ladornac new style face à la mairie, atteindre le cœur du bourg avec l’église visitée en compagnie de Josiane. Puis se détacher du bourg, descendre dans La Vieille Fosse, découvrir Saint Chaubrant qui donne son nom à la boucle et sa trop belle tranquillité, frôler les hauteurs du Pech de La Brande à 304 m, traverser Badaillac (deux maisons), s’enfoncer dans les bas-fonds du bois du Chandelet, pour mieux remonter sur les Pechs Redon, poursuivre la montée devenue d’enfer au Taillol et, une fois sur le plat, abandonner le jaune pour s’imprégner de la beauté des maisons de pierre de Lapoujade et finir par retrouver la halle aux avant-postes du village. Et tout cela dans une imprégnation pour laquelle Dame la Pluie n’est pas étrangère.

2° tableau – La folle équipée de 20 Ardents parmi les plus valeureux

Qu’ils avaient donc du courage, d’aucuns diront de l’inconscience, nos vaillants Ardents. Une troupe clairsemée au rendez-vous de l’Abbaye aurait du leur mettre la puce à l’oreille mais ils gardaient l’espoir, comme le Cid, que « par un prompt renfort, ils se verraient nombreux en arrivant au port ». Que nenni, aurait dit Jean. Je n’ose pas dire La Fontaine, nom évocateur de beaucoup d’eau, déjà ! 20 au comptage sur les doigts des mains et des pieds. 21 si on compte notre hôtesse du jour, Josiane, la régionale de l’étape, l’incollable sur tout ce qui concerne sa commune, Ladornac (on verra l’étendue de ses connaissances le matin) et sur les orchidées (on sera submergés par sa très haute spécialité l’après-midi).

Le temps de faire connaissance et sa proposition de visiter derechef les deux monuments de la commune, l’église et la tour, de l’intérieur, recueille de suite l’assentiment des Ardents qui louchent sur une pluie en pleine expression pour toute la journée. L’église est investie la première, érigée entre le 12° pour sa partie centrale et le 16° pour sa chapelle sud, un chemin de croix offert par la femme de Napoléon III et un confessionnal en usage restreint de nos jours, les pêchés sont-ils moins fréquents de nos jours ? Puis, la tour de défense du 14° siècle qui était un peu le pendant de celle de Chavagnac, les deux villages sont proches, avec 3 étages que les Ardents investissent hardiment, aussi sec, expression de circonstance.

10 heures, sonne le glas du départ, les harnachements de pluie bien arrimés autour de corps fragilisés. La troupe s’échappe du village par son sud-ouest et prend, dès les dernières maisons atteintes, un chemin qui se laisse envahir un peu par de hautes herbes toutes heureuses de trouver des jambes sur lesquelles s’alléger de l’eau qui leur fait plier l’épi.

Le hameau de Saint Chaubrant est traversé sans barricade de ses habitants pas adhérents, ce dimanche matin à Nuit Debout ni hostiles spécialement à la loi Khomri. Le parcours replonge dans la nature et ce n’est pas les deux maisons de Badaillac qui peuvent rompre le sentiment d’une plongée pleine et entière dans la végétation.

Dans une petite clairière, carrefour de chemins, on oblique résolument à droite et le chemin va s’incurver à plonger, plonger toujours plus bas. Au croisement suivant, le profil part à droite et commence alors la longue, très longue remontée. D’abord insidieuse, elle ne dit pas ses intentions, fait semblant de batifoler et les Ardents sont trop occupés à se protéger de cette pluie qui déverse sur eux des tonnes d’eau. Puis, la montée se fait plus marquée et enfin totalement rude. De gros efforts sont exigés et la petite pause sur le plat retrouvé est mise à profit pour reprendre un souffle quelque peu perdu.

Un écart sera fait pour découvrir le beau village de Lapoujade et ses vieilles pierres. Le bourg de Ladornac est atteint et, avec lui, la promesse de Josiane d’un abri au sec pour le pique-nique. Le bonheur retrouvé !

3° tableau – Un pique-nique culturel et un après-midi qui ne l’est pas moins

Quatre murs, un toit et les sourires reviennent. Ce sont des Ardents quelque peu humidifiés qui trouvent refuge dans un petit local dégotté au pied levé par la très efficace Josiane. Le temps d’accepter l’apéritif d’Odile fêtant une année de plus, de se restaurer un peu et Josiane met à profit l’endroit protégé pour nous faire une méga leçon de choses sur un sujet qu’elle maîtrise sur le bout des doigts, les orchidées. A l’aide d’une kyrielle de photos toutes prises par elles, elle nous détaille la vie de ses chères plantes. Comme les humains, elles évoluent différemment et ont des comportements distincts. Toutes ou presque sont passées en revue et orchis et ophrys sont disséqués avec le sourire toujours avide de détails de Josiane. Dans son domaine de prédilection, elle excelle et a en face d’elle une troupe qui boit littéralement ses paroles comme un nectar.

La mise en application, sur le terrain, va se faire sous une pluie allégée mais toujours présente. Le temps de passer à la cabane de la Louise puis de rallier le site des orchidées sur le chemin de Coly. Là, Josiane mène la danse et tels des canetons, les Ardents suivent leur professeure dans le cheminement didactique entre les orchidées militaires, bécasses, homme pendu, sans oublier la plus courante bouffon (dit avec l’accent du 9.3, un régal). Le charme va se rompre au moment de la séparation, hélas.

Fête des mères dimanche prochain sans chaussures à lacer. Bel Excideuil, dimanche 5 en après-midi.

Texte et photos de Christian Brégéras (Casquette Blanche) Mise en écran de Gérard Legrand


Mardi 24 mai : marche à domicile

Abbaye de Chancelade – Prieuré de Merlande

Aujourd'hui, une grande classique nous attend mais toujours avec le même plaisir, au gué des saisons et de Dame Nature qui nous offre des paysages magiques.

Le temps est gris mais la température est clémente, 18° environ. Nous sommes 22 à attaquer, en pleine forme, par la côte du chemin de Puyrousseau. Deux nouvelles randonneuses ont peut-être trouvé que cela démarrait fort, mais la première pause, à l'entrée du chemin des Palombes a été la bienvenue. Jean-Paul fait partie du groupe et cela nous fait bien plaisir de cheminer avec lui. Arrivés au croisement du chemin de la Forêt, une information est donnée concernant la traditionnelle fête du cartier des Bois Est, appelée "Fête des Bois". Cette année, elle a lieu dimanche 28 mai et débutera à 9 H, allée des Mésanges, par une randonnée de 8,5 km que nous sommes en train de tester cet après-midi.

Nous poursuivons notre parcours par le chemin des Bergeronnettes puis des Rossignols (et oui, nous sommes au quartier des oiseaux de chaque côté du chemin de la Forêt). Il nous faut traverser la route de la Tour blanche pour nous diriger vers la Chapelle Gonaguet et Merlande via les bois de Cafoulen et notre "trouée de gaz". Tiens, on ne la prend pas, chic alors ! Nous voilà en train de descendre par du hors-piste ou presque, mais le chemin existe depuis très longtemps et suit la limite des communes de Chancelade et de La Chapelle-Gonaguet. Il est praticable pour des randonneurs avertis avec quelques obstacles à franchir.

Le Prieuré de Merlande.
Dans le bois de Cafoulen.

Nous voilà déjà à la petite route de Merlande avec un compagnon de fortune mais à quatre pattes. Pour avoir rencontré cet adorable petit chien lors du repérage, il nous est facile de le raccompagner chez lui puisque nous passons devant sa maison. Donc, direction La Baucherie et le Puy de Merlande. Nous empruntons le chemin balisé PDIPR poursuivons jusqu'au Prieuré de Merlande. Est-ce le changement de propriétaire qui veut que l'environnement soit tout chamboulé mais les prairies tondues bizarrement avec des arabesques rasées et des bandes laissées à la nature nous interpellent vraiment. C'est dommage que nous ne soyons pas dans un hélicoptère pour voir l'effet d'en haut. N'y aurait-il pas un message ou une volonté de dessiner quelque chose ? Affaire à suivre…

Cette façade dont on ne se lasse pas...un cadre enclin à l'émerveillement et au recueillement.
Pourquoi ces bandes non tondues ?

Le retour se fait par la petite route, via le Verna et non pas par les Granges de Merlande. Nous retrouvons notre chemin de traverse, mais cette fois-ci, changement de cap. Nous nous enfonçons dans le vallon sombre et mystérieux, ce qui fait dire à Jean-Paul que nous traversons le "Vallon des Huit chevaux", tellement l'ambiance est la même : un véritable paradis pour les oiseaux et les animaux sauvages. Quel bonheur de pouvoir profiter de tout cela !

Ce n'est pas tout car notre balade va se corser avec la grimpette de la trouée de gaz mais au-dessus de la quasi-perpétuelle résurgence d'eau. Il faut bien qu'on rentre à la maison ! Facile, pour certains, plus délicat pour d'autres mais tout le monde arrive en haut, bien content de "l'avoir fait". Nous reprenons le même itinéraire de l'aller jusqu'au Chemin des Palombes. Nous bifurquons à droite pour longer le lotissement et descendre, tout schuss, à travers bois. En bas, c'est le chemin de la Combe de l'Isle qui nous ramène au parking de l'abbaye. Notre randonnée est bouclée, dans la sérénité, après 11,800 km.

...............
Dans le "Vallon des Huit chevaux"…................................. Sur le chemin de la Combe de l'Isle.

Mardi 31 mai - marche nordique sur Chancelade

Ne dit-on pas : "Les discours les plus courts sont les meilleurs" ? Aujourd'hui, c'est le cas pour notre marche nordique improvisée de par les conditions météorologiques déplorables qui ne nous quittent plus.

Nous sommes 5 sur la place de l'Abbaye, équipés comme il se doit. La température est de 16° et le ciel est très menaçant. Nous décidons de partir tout de même puisque nous sommes là pour marcher. Direction Les Grèzes et le Puy de l'Arche. La belle côte par le chemin du Clos des Grèzes nous met tout de suite en condition. On a le temps de récupérer dans le lotissement avant de s'enfoncer dans le magnifique chemin du Puy de l'Arche. Tout va bien, on enlève même une première couche.


Photo prise par une habitante de Beaupuy
Nous quittons la commune de Chancelade pour nous retrouver sur celle de Périgueux en direction de Beaupuy. L'accalmie aura été de courte durée car il faut à nouveau remettre le vêtement de pluie. Le crachin ne nous lâchera plus jusqu'à notre retour. Décision prise de raccourcir le parcours. Au lieu de rentrer par Maison Carrée et Beauronne, nous revenons par Saint-Angel, le chemin des Douzes, puis celui de Nouzarède pour nous retrouver sur les hauteurs de Lavaure Haute. Il pleut de plus en plus.

Vite qu'on rentre. Nous passons par le chemin de la Courie avant d'emprunter le chemin des Cluzeaux pour revenir sur l'Abbaye. Nous aurons parcouru 7,5 km en marche nordique tout de même.

Chantal

Le printemps pour les fleurs est bien là.