Dimanche 5 juin 2016

Marche à Excideuil et Saint Martial d’Albarède (un petit 12/13 km pour découvrir ce beau coin de Dordogne très riche en patrimoine)

1° tableau – Du vert et du jaune en fil rouge dans ce beau Pays d’Excideuil

Et voici Excideuil enfin, petit par sa taille, grand par son intérêt, les villages alentour lui reconnaissant le leadership sans contestation. On abandonne nos chevaux de tôle sous l’ombre tutélaire de la méga statue du Père Bugeaud pour faire une belle intrusion en ville et connaître une partie de ses trésors (pour la totalité, il faudra revenir). Au nord-ouest de la ville, on s’emmanche dans un chemin vert qui essaie de nous faire oublier la belle bourgade par Les Martigues, Le Bost Noir et Autrevialle, un petit village bien sympa. A sa sortie, un chemin jaune qui passait par là nous embarque pour Cythère (six stères) ou plus dans les grands bois de la commune de Saint Germain des Prés jusqu’à buter sur le Merdançon, au nom pas si poétique que cela, et nous conduit jusqu’à Ramades (rien à voir avec Rama Yade !).
Un raccourci pour ne pas trop fatiguer vos petites jambes file maintenant par Lage et son pigeonnier et Les Places jusqu’aux abords nord de Saint Martial d’Albarède. Un chemin d’un beau vert nous fait découvrir tout ce beau bourg bien propret et, de l’autre côté de la Loue assagie en cette saison, passe le relais à du jaune qui va se faire un plaisir de nous présenter le beau castel de La Reymondie et le grand domaine de Tabary. Un finish époustouflant par le viaduc de l’ancienne voie ferrée au-dessus de la Loue, encore elle, pour une arrivée triomphale par le château d’Excideuil en libre accès

2° tableau – Ce parcours d’Excideuil, véritable caverne d’Ali Baba aux multiples trésors


Que de richesses tout au long du parcours. D’abord Excideuil où chaque pas permet d’accéder à des belles choses. D’abord Bugeaud posant sur son piédestal, comme un phare au bout des allées André Maurois, nu-tête en cachant, sûrement, sa casquette dans son gilet, sacré Père Bugeaud. Ensuite le couvent des Cordeliers qui, au fil du temps, se débarrassera de ses bonnes sœurs pour y mettre des malades à la place et devenir l’hôpital local. La sculpturale église Saint Thomas entourée des deux commanderies des Templiers et de Saint Antoine, en plein centre ville où la densité religieuse est à son comble. La fontaine Bugeaud aux sculptures bien moulées égaie la grande place centrale.

Sur la deuxième partie du parcours, le tracé frôle l’ancienne brasserie, surmontée de sa vertigineuse cheminée, malheureusement fermée depuis des années. Ils auraient dû se méfier du mot « bière » !

Enfin, à peu de distance d’Excideuil, le beau castel de La Reymondie, bien à l’aise au milieu de son parc arboré, avec une touche de Virginie. Les yeux se rincent devant tant de beautés admirées sans bourse déliée, des spectacles à l’œil.

3° tableau – Et nos petits Ardents du Pied, au milieu de tout ça ?

34 Ardents recensés au pied du maréchal Bugeaud, que la décence freine à appeler Thomas. Le temps est au beau, la chaleur arrive et la marche promet d’être belle. Dans l’effectif, une casquette blanche manque à l’appel, sans doute pour ne pas concurrencer Bugeaud et sa fameuse casquette. La troupe chenille dans Excideuil plutôt calme, les occasions de manifester ailleurs sont multiples actuellement. La grande Françoise nous présente un couple ami venu humer l’ambiance des Ardents.

A hauteur du collège Giraut de Borneil, un collègue troubadour de Bertran de Born, l’urbanisation s’arrête net et un petit chemin herbeux s’enfonce sous le couvert. Des chevaux paissent dans des prés généreux en graminacées et le petit déjeuner est au complet avec un couleur café, un blanc comme le lait et le troisième chocolat.

Le tendre hameau d’Autrevialle est investi avec une pausette à hauteur des vieilles pierres chauffées par un soleil voulant s’imposer. Un passage circulaire et le chemin trouve son emprise dans une grande unité forestière, étroit cheminement en descente régulière jusqu’au Merdançon, en fait un adjoint qui se jette chez son confrère à deux pas d’ici.

Petite remontée, un petit goudron pour faire plus court par Ramades et surtout Lage (la haie en langage du crû). Pause photo devant son pigeonnier. Des bois et des bois, une fois les dernières constructions effacées et se profilent enfin les premières de Saint Martial d’Albarède. Un coup d’œil à droite permet d’observer l’ancienne brasserie qui a travaillé moult et moult houblons (plutôt malt et malt).

Le village est traversé, à partir de son lavoir qui joue un peu le rôle du zouave du pont de l’Alma car régulièrement envahi dès lors que la Loue joue les filles de l’air. Beau petit village où toutes les maisons sont maisons nettes, même les plus grandes. A l’issue du bourg, après le pont sur la Loue, le parcours affleure La Reymondie au coup d’œil très « challé » et Tabary un peu plus distant. L’arrive sur Excideuil se fait de belle manière après l’emprunt de l’ancien viaduc. Le château est investi, du moins la partie publique, magnifique œuvre aux deux donjons reliés par une courtine, le tout des 12°/13° siècles. Le miracle prend fin avec les retrouvailles avec nos voitures




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La suite et bientôt la fin du programme

Plus que deux sorties et la saison est pliée. Sainte Alvère dimanche 12, où les chants d’oiseaux remplaceront les notes de jazz distillées les trois jours précédents sur Chancelade. Et enfin, Abjat sur Bandiat sur toute la journée du 19, de la nature en pleine expression dans cette commune riche en eau.

Texte et photos de Christian Brégéras (Casquette Blanche) du fond de son lit Mise en écran de Gérard Legrand


Mardi 7 juin 2016, randonnée sur Beauregard et Bassac :

le circuit des fontaines

La halle de Beauregard.
Une des 7 fontaines.
Le long de l'étang de la Souille.

Covoiturage d'environ 38 km soit par la RN 21 jusqu'à Pont-Saint-Mamet ou par Vergt pour nous garer sur le parking de la jolie halle, à côté de l'église et non loin de la mairie de Beauregard et Bassac. Joli petit village que beaucoup d'entre nous ne connaissait pas et qui, pourtant, mérite le détour. Il fait très lourd, le temps est orageux et nous sommes 17 à démarrer la jolie balade, à travers campagne et forêt.

Tout d'abord, quelques mots sur l'église de Beauregard, de style gothique aux ogives batârdes. Le clocher, de construction différente, n'est nullement en harmonie avec le style de l'édifice. Cette église a été construite vers 1880. Assise sur le château de Beauregard, elle domine les vallées de la Crempse et de Neuf-Fonds. Au temps des seigneurs de Beauregard, il y avait la chapelle au château mais les dames de Baneuil ont permis financièrement la construction d'une église.

La halle de Beauregard a été construite par des Anglais au XIIème siècle. Elle est longue de 20,30 m et large de 15 m pour une hauteur de 10 m. L'imposante charpente, composée de 7 énormes poutres, repose sur 17 piliers. Sa vocation première, au Moyen-Âge, était l'organisation de marchés et de foires avec notamment celles de la fête de Saint Front, de la vierge Marie et de l'Assomption.

Notre circuit d'aujourd'hui, de 12 km, ramené à un peu plus de 11 km aujourd'hui, va nous faire découvrir 6 fontaines sur 7, chacune joliment nommée et expliquée sur un petit panneau d'information. Voici le nom de ces fontaines : des Anglais, de la Grenouille, du Perrier, de la Souille, des Fontanelles, des Mazeaux et des Chauffours. Une planche photos récapitulative de ces jolies fontaines vous sera proposée un peu plus tard.

En fait, de la fontaine des Anglais, nous avons pris un chemin de traverse qui nous a empêchés de passer devant la deuxième fontaine "La Grenouille", photographiée lors de la reconnaissance. Les bois que nous traversons sont détrempés et le chemin emprunté est très glissant. Mais à partir de Monfaucon, nous sommes dans la campagne très verdoyante ; nous allons passer devant les sources du Perrier puis de la Souille. Puis nous longeons des étangs, où plus loin, il y a le moulin de la Souille. Le circuit tourne subitement à droite et une jolie grimpette en escalier nous amène à la fontaine des Fontanelles puis à celle des Mazeaux. Nous passons sur le petit ruisseau "La Crempse". Les petits panonceaux vont nous parler du ruisseau puis nous citer les paroles de la chanson d'Isabelle Aubret, au programme de l'Eurovision 1968.

Nous surplombons la RN 21 et encore un ruisseau, "Le Tabac". Nous arrivons au bourg de Bassac aux maisons anciennes bien restaurées ; des rosiers, des coquelicots, des tilleuls, des orchidées, sur notre passage, émerveillent tous nos sens. Nous débouchons sur la Chapelle romane de Bassac construite vers l'An 1000 et dont le magnifique porche daterait du XIIe siècle. À l'intérieur, dans le cœur, se trouve une statue en pierre polychrome du XVIe siècle. À l'extérieur, le petit cimetière jouxte l'entrée de la chapelle. Une petite pause nous permet d'admirer les lieux. Nous passons devant le puits de Bassac, petit patrimoine rural en forme de pierre angulaire, restauré par les services du Conseil Général de la Dordogne. Puis, nous poursuivons par un sentier particulièrement fleuri : reine des prés aux senteurs de miel, orchidées pyramidales et abeilles entre autres, églantines, coquelicots… Nous nous enfonçons dans un bois avec un petit détour vers une des dernières curiosités de l'après-midi : le dolmen ou "Pierre levée". Sur le panonceau, à proximité, nous découvrons que ce dolmen est une chambre funéraire (un tombeau). Il date de la préhistoire et il a été construit entre 3500 et 1800 ans avant Jésus Christ.

On aperçoit, en face de nous, sur les hauteurs, le clocher de Beauregard et le château. La dernière grimpette, par un joli petit chemin, nous permet de deviner le paysage que nous avons parcouru mais la végétation est trop importante maintenant. La ruelle que nous empruntons traverse des propriétés restaurées par des Anglais et nous fait déboucher sur la petite route qui mène à la mairie et à la halle, point final de notre très jolie randonnée.


Coucou, jolie source…

Jolis coquelicots, au cœur bien accroché…

La petite chapelle de Bassac…

Le dolmen ou pierre levée
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Et son puits, à pierre angulaire…...................Avec sa manivelle.

Le 22 juin, ce sera la dernière de la saison pour le mardi, marche nordique comprise avec pique-nique au plan d'eau de Rouffiac. Un message d'information sera envoyé prochainement aux adhérents. Je souhaite de tout cœur que cette journée soit un succès.

Chantal


Dimanche 12 juin 2016

Marche à Sainte Alvère et Saint Avit de Vialard (un bon 14 km l’après-midi avec la menace de la pluie qui gagnera sur la fin)

1° tableau – 2 parcours utilisés, collés, pour n’en faire qu’un

Deux parcours utilisés, deux communes parcourues, deux bourgs investis, cela dans un simple après-midi. A ce rythme-là, la réserve de lieux à découvrir va fondre comme neige au soleil ! Départ du beau village de Sainte Alvère, transgenre passé de masculin à féminin, qui s’embellit au fil du temps. Prise du circuit 32 dit des pigeonniers avec passage entre Le Parc et Les Mèmes, aux portes du village, puis le Signal perdu dans la forêt ainsi que La Trente Monzie et entre Au Valat et Peyredon, la forêt intégrale royaume des sangliers, pas vu la queue d’un … et aussi paradis des champignons qui vont se jeter sous nos pieds, tant pis pour eux ! Sortie du bois aux Lavandes et Borderage, belles propriétés plutôt isolées ainsi que La Plumardie, de la taille au-dessus.

Et déjà avec Vialard aux pauvres masures insipides se profile le bourg de Saint Avit. Plutôt riquiqui mais mignon, le bourg, mais déjà il faut repartir.

Passage à La Verrerie aux belles maisons et La Bouzonnie aux belles maisons. Beaucoup de belles maisons dans le secteur. Un coup de collier dans la forêt pour resurgir aux Arcies et La Cavalerie n’est pas loin pour nous sauver. Puis, du goudron sous nos pattes, oui, mais pour admirer l’enfilade des superbes demeures de Fompudie.

Au château d’eau retrouvé, un château d’eau, ça ne peut pas se rater, Sainte Alvère s’annonce, se hume, se devine et au Mayne de Gaye se retrouve. Belle rue principale pour finir si bien mise en valeur

2° tableau – Les bijoux de la Couronne

Au fil du temps (35 ans), votre narrateur a vu s’embellir le village de Sainte Alvère. 4 exemples de belles pierres à admirer avant le départ de la marche. L’église des 17/18° au clocher tour imposant, toujours ouverte, qui tire les bénéfices de travaux importants. Très beau retable dans le bras droit du concept, beaux mais hauts vitraux obligeant les vertèbres à tourner au maximum.

La halle de conception récente mais très belle, en bonne partie tournée vers le marché aux truffes dont Sainte Alvère est la petite Mecque du Périgord. Théâtre de tours de prestidigitation et d’esquives entre acheteurs et producteurs où un observateur même pointu y perd son latin. A découvrir absolument à la saison froide.

Le château de Saint Alvère, du temps où le nom était masculin, ou plutôt ce qu’il en reste, un donjon miséreux mais de bonne prestance.

Le château de Lostanges réduit à cette belle et haute tour circulaire du 13° siècle.

Et en avant, sur ces belles visions la troupe des 25 Ardents du Pied peut s’élancer.

3° tableau – Nos Ardents lâchés dans la nature

Une fois rameutée toute la troupe, une petite déambulation se fait à partir de la place de l’église. La montée jusqu’aux anciens remparts et le passage sous la porte d’entrée du châtelet conduisent tout ce beau monde sur l’immense ancienne place du foirail, devenue lieu des festivités du village, estivales notamment. Endroit de rêve où chacun peut y trouver son compte. Bruyant par les flonflons des bals d’été, cérémonial avec le monument aux morts tranquille sur un côté, de l’herbe à profusion pour s’y étendre avec un bon livre, un air de sérénité absolue y règne aujourd’hui perturbé quelques instants par les pas cadencés de nos Ardents.

Passage à l’ancienne gendarmerie au bâtiment imposant et désormais fermé, la rue qui s’échappe du village est rude aux mollets et, après la petite école privée au bout du goudron, le circuit emprunte un chemin herbeux bien rectiligne qui fait découvrir le « puits des amoureux ». La nature pleine et entière enveloppe la troupe dont seules les hautes têtes émergent au-dessus des épis gaillards. Le bois prend la relève des prés, un vieux lavoir tapi sur le côté, une belle demeure discrète sur sa hauteur à Pémelou et nous voici au bas de La Bouzonnie. Une croisée de chemins fait se rencontrer notre circuit 32 avec deux confrères, le 33 (les truffières) et le 21 (les Bénédictins). C’est ce dernier que nos pas choisissent maintenant d’arpenter.

Emergence du bois aux Lavandes, passage à la belle demeure de Bordenave et surtout vue volée sur le très beau manoir de La Plumardie. Nos pieds foulent maintenant la commune de Saint Avit de Vialard avec Vialard, misérable hameau de deux masures envahies par la nature qui ne mérite qu’un regard de compassion. Par contre, Saint Avit aperçu peu après la ruche en expo jalousement gardée par son auteur est plus prometteur.

L’avancée se fait parfois par saccades, la rencontre avec des cèpes et girolles ralentissant le rythme et il ne faut pas surtout pas appuyer sur le champignon. Voici sous nos yeux puis sous nos pas le bourg de Saint Avit



4° tableau – Le match retour les doigts dans le nez

Après une pausette au cœur de Saint Avit avec église romane du 12° interdite de visite, puits et pigeonnier, le retour vers Sainte Alvère va se faire sans anicroche, un œil sur nos pieds pour ne pas trébucher dans la forêt bien présente tout le long du parcours, un œil vers le ciel où des nuages sont en train de virer vers le sombre, et un troisième œil, s’il en reste, sur les bas-côtés à la recherche du diamant brun, le cèpe. Les hameaux se succèdent, révélant des trésors de maisons à La Verrerie et la Bouzonnie notamment. La Cavalerie sera abordée avec bonheur mais la plus grande beauté du parcours sera peut-être à Fompudie où une superbe enfilade de belles maisons anciennes ravira l’œil le plus critique et fera oublier un goudron un peu trop passant. Le parcours tire à sa fin, Sainte Alvère s’aperçoit aux premières maisons et la pluie remporte le combat à s’abattant à 500 m de l’arrivée, juste pour gâter un peu le spectacle de la belle rue principale agréablement restaurée.


La der des ders

Abjat, première commune de Dordogne par ordre alphabétique sera la dernière de notre saison. 21 km à la louche vous attendent avec de beaux chemins, beaucoup de plans d’eau et un village pas si petit que cela. Bonnes vacances à tous et en septembre pour la reprise.

Texte et photos de Christian Brégéras (Casquette Blanche) passé du lit au canapé Mise en écran de Gérard Legrand


Mardi 14 juin 2016 - Marche nordique sur Marsac-sur l'Isle



Des cygnes heureux sous la pluie.

Petit groupe bien hardi.

Ne dit-on pas : "les discours les plus courts sont les meilleurs". Eh bien, aujourd'hui, ce sera le cas, car rien à dire si ce n'est qu'il y en a ras le bol de ce temps pourri. Mais à quoi bon, tout le monde le sait…

Pour notre rendez-vous entre la passerelle et le complexe de Tennis de Marsac, nous sommes 11 à nous demander ce que nous faisons là. Allons-y mais sans bâtons et armons-nous de nos ponchos et parapluies… Il fait à peine 18° et le ciel est celui d'un mois de novembre. Au démarrage, pour comble de morosité, je me prends le pied, devinez dans quoi ? Dans ma casquette qui n'avait pas lieu d'être sur ma tête puisqu'il pleuvait… Bref ! Un genou bien couronné, un bel accroc au pantalon mais ce n'est pas grave : un coup de désinfectant, un pansement et c'est reparti… Mais pour combien de kilomètres ? Il faut y croire à cette balade tellement sympa au bord de l'Isle, face à Chancelade, où seuls, les cygnes impassibles semblent nous narguer ou plutôt nous ignorer ! La pluie redouble de violence. Plus aucun intérêt de poursuivre cette trempette car nous ne sommes pas ni cygnes ni canards.

Nous revenons vers les voitures et on se dit "À la semaine prochaine pour la dernière de la saison !" sous de meilleurs cieux, espérons-le.

INFORMATIONS IMPORTANTES POUR MARDI 21 JUIN

La sortie est prévue pour la journée et se déroulera en deux étapes avec un rendez-vous à 7 H 45 à l'abbaye pour l'organisation du covoiturage et un trajet d'une heure et vingt minutes au point de départ de la randonnée du matin, les papeteries de Vaux que nous ne visiterons pas (une heure et demie de visite guidée). Après la randonnée de 11 km via Le Pont Laveyrat, nous nous rendrons au plan d'eau de Rouffiac pour pique-niquer. Puis, nous consacrerons l'après-midi à en faire le tour avec la possibilité de pousser un peu plus loin pour profiter de beaux paysages et de la belle campagne, ce premier jour de l'été.

Je compte sur vous pour venir nombreux. Vous ne le regretterez pas.

Chantal


Dimanche 19 juin 2016

Marche à Abjat sur Bandiat (Abjat le matin, Abjat à midi et Abjat l’après-midi, posologie d’enfer sur 21 km au total sans sortir de la commune)

1° tableau – Tout cela pour tourner en rond et revenir au point de départ !

Une fois atteint Abjat sur Bandiat et ce ne sont pas les indications routières à Nontron qui nous y ont beaucoup aidés, une fois laissés nos véhicules contre le mur du cimetière principal au bout du bourg et on se lance.

Traversée tout en long du bourg célèbre par son café l’Entente cordiale totalement anti Brexit puis passage à Puizillout et son cadran énigmatique. On traverse la dép 87 pour frôler Labrousse sans le toucher, idem pour Chez Gouyout et on fait pleine connaissance avec Rhins. Beaucoup de nature avant d’atteindre Chabanas, passage au Caillou Blanc peu avant la D 96. Remontée vers le nord pour toucher La Juvénie, de la nature encore et toujours jusqu’au Chatenet. Pose des sacs contre le grand tronc mis à terre, propice à la pause pique-nique tous ensemble, tous ensemble.

Reprise de la marche par Les Bardeaux, Chachat atteint et frôlé après la belle vue sur la propriété de Ménesplier. Le GR 4 qui passait par là nous conduit au village fantôme de La Mazaurie puis au château de l’Etang, un peu celui de la Belle au Bois Dormant. Le Domaine de La Malinie découvert peu après puis La Blanchardie et Le Grand Golhier effleurés pour mieux filer jusqu’à Masfraulet et Maumont. Retour par Laulandie tout en long et le bas d’Abjat. L’ancienne gare découverte et ouverte, en éclaireur du bourg et enfin retrouvailles avec nos carrosses.

2° tableau – Bien s’imprégner d’Abjat avant de se lancer

Quelle bien étrange sculpture métallique que cette oeuvre allégorique érigée au bout du village. Le vaste parking jouxtant le cimetière, aujourd’hui bien occupé par une fête du village, permet cependant à nos 23 Ardents de ranger leurs carrosses à l’ombre. Le bourg d’Abjat est découvert tout en long avec son café renommé dans le milieu, à découvrir après l’effort, et son église à l’autre extrémité. Un clocher porche impressionnant passant de carré à octogonal, une flèche d’ardoises chatouillant un ciel d’azur, une plaque sur Jean Léger de la Grange que Mireille essaie de replacer dans son arbre généalogique, corsaire du Roy parti travailler du bistouri au Québec au 17° siècle et né un 19 juin (qui l’a noté ?), le tout dans une place du Temps Jadis gentiment remplie d’autres belles choses. Quelques palabres encore pour bien se chauffer et voilà la troupe partie pour une rando de 21 km

3° tableau – Une journée entière consacrée à Saint Abjat

A peine les mollets dérouillés qu’un premier arrêt se fait au cimetière secondaire pour faire connaissance avec le Baboye, œuvre maîtresse de Pierre Rapeau, l’instit artiste d’Abjat. Ses autres belles œuvres peintes sur arbres et rochers de la commune ont subi les outrages définitifs du temps et seul, le Baboye, de par sa forte constitution, tient encore le coup. Quelques pas encore et on se gratte la tête devant le cadran analemmatique, une installation complexe avec le but avoué de donner l’heure. Cadran solaire de type azimutal avec une heure donnée par l’ombre du style, azimut du soleil. Pour les non matheux, le smartphone remplit très bien cette fonction et tient dans la poche, lui.

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Le vrai départ est enfin donné et de longues tirades vont se faire dans les bois juste interrompues temporairement par des petits hameaux dispersés. Rhins d’abord, Chabanas et ses belles maisons, La Juvénie et sa ferme rustique et enfin Le Chatenet. L’estomac qui vient de déménager sur les talons sonne l’alerte et une pause est instaurée après la dernière maison où règne un désordre que l’on qualifiera gentiment de sympathique. Le fermier du coin ayant donné son accord, le lieu est investi ipso facto et les sacs à dos sont aussitôt allégés.

La reprise se fait avec Les Bardeaux, aux belles maisons et aux chevaux fringants, à défaut d’ânes, paissant dans un pré aux hautes herbes. Du boulot pour vous, les gars ! Avant Chachat investi par nos amis anglais (amis est peut-être un peu fort maintenant !), vue sur le beau domaine de Ménesplier se mirant dans les eaux de son grand étang. Le GR 4 est attrapé et nous pénétrons avec lui dans le village fantôme de La Mazaurie où tout est à vendre.

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Une verste ou deux sous le couvert pour découvrir, dans une éclaircie, le beau château de l’Etang sur son tertre herbeux. Encore des efforts, les gars, pour conclure cette marche. Sur la fin, passage à Laulandie tout en long et nous voici au bas d’Abjat. Un dernier coup de collier, les yeux rivés sur sa montre, car un train nous attend peut-être à la (grande) gare d’Abjat. Surprenons un voyageur en partance. Et voici les premières maisons du bourg.

4° tableau –L’Entente Cordiale en point d’orgue, mais après ?

Quelle charmante happy end à cette saison que cet envahissement du bistrot abjacois où le patron, 5 jours avant le Brexit, a encore le sourire. Un empressement sympathique pour trouver un siège aux 23 Ardents exténués mais ravis et apporter à chacun un breuvage coulant dans une gorge exsangue, le bonheur parfait, quoi !

Un avenir à saisir dès septembre pour ressembler à la « old lady» du panneau le plus tard possible. Mais ça, les Ardents savent faire. Bonnes vacances à tous et hasta luego. Photos : 16.06.19-41 à 43.jpg

Texte et photos de Christian Brégéras (Casquette Blanche) à son bureau Mise en écran de Gérard Legrand


Mardi 21 juin 2016, journée sur Payzac et Rouffiac

Aujourd'hui, c'est notre dernière marche de la saison. En fait, il y en a deux, la dernière étant plutôt une balade digestive après un pique-nique convivial à la Base de loisirs de Rouffiac. Il fait très beau (on nous annonce 35° cet après-midi) mais l'effectif est réduit, la faute à ce mois de juin qui est très chargé pour beaucoup d'entre nous.

C'est donc à 16 que nous démarrons notre première randonnée au Moulin de Vaux. Nous nous arrêtons très rapidement pour admirer ce cadre idyllique et faire connaissance avec ce moulin historique ; en effet, il est apparu sur les premières cartes dessinées de la Châtellerie de Ségur-le-Château, vers la fin du XVIe siècle. Une retenue sur le ruisseau des Belles Dames permet aux deux roues à augets (alimentation par le dessus) d'entraîner les mécanismes du soufflet et du marteau de l'ancienne forge d'affinage. (Voir document PDF).

Une première côte nous met dans l'ambiance de la matinée et nous permet d'arriver sur le domaine de Vaulatour qui propose beaucoup de gîtes de vacances. La campagne est magnifique avec une vue à 360° ; nous longeons une immense pommeraie coiffée d'une toiture en plastique pour protéger les arbres de la grêle. Direction Villouviers puis le Pont Laveyrat avec un petit détour pour aller contempler l'endroit et admirer ce pont roman du XVIIIe siècle. Nous poursuivons notre chemin au soleil sur plus d'un kilomètre avant d'arriver devant l'entrée du Moulin de la Papeterie, haut lieu historique depuis le massacre du 16 février 1944. Nous prenons le temps de déambuler dans le parc du Mémorial remarquablement aménagé enclin au recueillement ; ce site est très émouvant avec ces grands panneaux d'information qui nous rappellent des faits historiques qui font froid dans le dos. Heureusement, un sentier botanique de 2 kilomètres nous ramène à la réalité d'une belle journée d'été (nous sommes le 21 juin). Nous finissons notre circuit en direction du Moulin de Chatain et bientôt nous retrouvons nos voitures au parking de la Papeterie de Vaux, après avoir parcouru 11 km. Notre estomac commence à crier famine ; direction La Base de Loisirs de Rouffiac.

Nous y retrouvons trois esseulées de Chancelade ; les glacières sorties des coffres sont vite amenées sur l'aire de pique-nique. Les tables sont déjà dressées et une très belle plante fleurie m'attend pour me remercier de… C'est bien normal, quand on est engagé dans une mission, on s'y tient et on essaie de la mener à bien. Nous levons notre verre d'apéro à notre dernière sortie de la saison et nous nous installons pour déguster de bonnes choses proposées par les uns et les autres. Magnifique moment !

Le moulin de Vaux.
Le long de la pommeraie de Payzac.

A l’entrée du Moulin de la Papeterie
Sur le Pont Laveyrat.
Dans le parc du Mémorial de la Papeterie

À la frontière des départements de la Dordogne et de la Corrèze.

En avant pour le pique-nique sur la Base de loisirs de Rouffiac

Le pot de l'Amitié.

Dur, dur de repartir mais le cadre est tellement beau et ombragé que nous ne rechignons pas trop pour parcourir les 9 kilomètres restants. En fait, il y en avait 11 reconnus par Denis mais raccourcis de 2 pour cause de chaleur trop forte à découvert sur une petite route au goudron brûlant. Juste le temps d'aller au hameau de Chaux sur la commune de Savignac-Lédrier pour aller voir une autre grange ovalaire (curiosité inscrite aux monuments historiques - Document PDF joint). Le retour le long du plan d'eau est agréable. Quelle belle journée nous avons passée !

Je vous dis à la rentrée prochaine pour de nouvelles belles balades. Merci pour votre confiance ; bonnes vacances à tout le monde.

Chantal


C'est reparti pour une balade au bord de l'étang.