SEPTEMBRE 2016

Le 11 septembre marche à Ginestet
(11,8 km pour une reprise toute en douceur avec une grande chaleur pour ennemie)

Tableau 1 : les gars de la capitale, Périgueux, vont jusqu'à marcher sur les terres de la rivale, Bergerac

Une assez longue route au travers du Landais, quelques hésitations pour trouver l’église excentrée du bourg de Ginestet (lieu où le genêt est roi), les crampons inutiles retirés des chaussures et voici la troupe prête au premier départ de la saison. Un tracé très limpide et balisé, aux antipodes d’un gloubi-boulga parfois présenté, nous attend. Cap au nord à partir du cimetière, une nette montée pour se hisser au pied de la méga palombière qui donne son nom à la première boucle, passage aux rares maisons de Jarnage bien au calme dans leur isolement et atteinte de La Boule. Après un coup d’œil furtif sur le modeste château, on perd rapidement La Boule pour filer droit vers le sud. Le passage s’immisce en voyeur entre les propriétés de Papounet, de Feyte (ça y est, nous sommes sur la commune de Bergerac !), du Relais et de Bellevue où nous redressons le cap vers le nord. A Gueyte et son centre d’équitation quelque peu en léthargie sous la grosse chaleur (nous, on n’en a cure, on est sous le couvert), on s’enfonce dans la grande forêt en direction de la Gouyne qui est avec la Conne et le Pisse-Seaume (drôles de noms tout de même) et le Caudeau les affluents de la Dordogne dans le secteur de Bergerac. Une fois de l’autre côté de cette rivière exsangue, nos pas sont de nouveau en territoire ginestois. Passage au Queyroux sur son tertre herbeux et transit tout en long à Rastougnac et surtout Cabanétas qui donne son nom à cette 2° boucle empruntée. Le bourg de Ginestet se profile et l’église est de nouveau cherchée, toujours seule dans son coin.

 

 

 

Tableau 2 : Tout ce que l'on doit à la boucle de la Palombière

Le village est effleuré dès le départ, on fera connaissance avec lui à la fin de la marche. A partir du cimetière très exilé où les morts ne risquent pas de troubler le sommeil des vivants, le chemin devient piste en s’enfonçant dans la forêt. Un caniche désoeuvré et pris de velléités d’évasion se joint à la troupe un peu « stocafish » des 21 Ardents du Pied, dont Marjorie une petite nouvelle. Un profil en pente pour mieux remonter vers la superbe palombière où les nemrods se sont ingéniés à mettre sur pied un chef d’œuvre.

On s’échappe de la forêt, l’insondable Landais, par les maisons de Jarnage et surtout le petit château de La Boule érigé à la fin du 19° siècle pour surveiller les poissons rouges du petit bassin qui lui fait face. A la croix ferrée, le parcours vire résolument vers le sud et Papounet est atteint sous la chaleur du goudron. Exit la boucle de la Palombière.

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Tableau 3 :
Nos chaussures maintenant s'usent sur la boucle de Cabanétas
Le couvert est retrouvé en même temps que l’abandon du bitume sur ce beau chemin rectiligne qui trouve sa place entre les propriétés. Un peu de voyeurisme en plongeant au-dessus des barrières parfois ridicules où la sérénité règne dans ce qui appartient à la commune de Bergerac. Les premières exploitations viticoles fleurissent à l’instar de celle du Tuquet. La longue petite route est numérotée à l’anglaise, un souvenir historique de nos amis Rosbeefs.
Après une volte-face pour ne pas toucher Bellevue, les Ardents découvrent dans un immense espace déboisé, le centre équestre de Gueyte avec son manège pour les enfants certes mais pour les chevaux au premier chef. A partir de là, plongée intégrale dans la forêt où le petit sentier s’enfonce jusqu’à longer la Gouyne. La Lyonnaise des Eaux ou la Saur ont dû lui couper l’eau pour facture impayée car le lit est exsangue jusqu’au moindre recoin. Quelle tristesse. « Quelle drôle de nom pour une rivière ? » me diriez-vous. « Et pourquoi pas » vous répondrais-je. Une passerelle flambant neuve nous permet de passer sur l’autre rive, dépense superflue avec un lit à sec
     
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Le Queyroux est atteint dans la douleur, bien sis au sommet de son tertre herbeux, et quelques derniers efforts sont demandés, d’abord pour se hisser à Ratougnac où une Ardente est surprise contre un mur de mûres puis pour atteindre en plus légère montée le centre bourg de Ginestet. Le restaurant chez Benoit et Laurette, ce sera pour une autre fois, pourtant c’était bien, c’était chouette chez Laurette, parait-il, la belle halle pour pique-nique aussi. Tout un centre bourg très clean. Seul monument visé, l’église, pour retrouver des véhicules réfrigérés (mon œil) par une température supérieure à 30° Celsius. Ne nous plaignons pas, en Fahrenheit on atteint les 100°

 

Citons en conclusion Michel Testut, l’écrivain pas l’édile, « Pourquoi irais-je toucher du doigt le bout du monde alors que, beaucoup plus près, j’ai tant de choses sous la main (ou sous le pied) pour être parfaitement heureux ? » Et dire que certains sont allés marcher en Suède, oui en Suède, ma pauvre dame

Christian Brégéras (Casquette Blanche) - Montage et mise en ligne Mireille


DIMANCHE 18 SEPTEMBRE 2016-COULAURES

MARCHE PATRIMOINE A COULAURES et VISTE D'ESSENDIERAS

Petite marche en rétro pédalage à Coulaures (un petit 5 km au maximum pour mieux apprécier les choses à voir) et une exceptionnelle visite du domaine d’Essendiéras (les Ardents du Pied en plein conte de fées)


Tableau 1 : Itinéraire d'un parcours gâté

Le parcours exécuté aujourd’hui par nos amis Ardents ne mérite pas la photo. « Pauvre Martin, pauvre misère », chantait le poète. Il est sacrifié sur l’autel du patrimoine à découvrir. Départ du bourg, une fois admirés les trésors de la chapelle ND du Pont et de l’église Saint Martin et en route vers le château de La Cousse, autre joyau. Et la déambulation s’arrêtera là. Après visite du château et arrêt devant le noble pigeonnier, marche arrière toute pour retrouver nos bases pétaradantes et filer à l’anglaise au domaine d’Essendiéras où tout est richesse et volupté. A lire plus loin. L’eau en salivera longtemps aux commissures de nos lèvres gourmandes !

Tableau 2 : La Chapelle ND du Voeu en prime time

Une fois garés nos montres de ferraille (plus trop d’acier maintenant) sur le vaste parking de la mairie-écoles (à propos de parking, les Parquin –sans le g- étaient là, revenus de marches lointaines), il suffit de passer le pont sur la Loue, qui fait pour l’instant le dos plat, pour aborder de suite la première visite.

Un chrono réglé à la minute près nous fait apparaître Karine Von Doringk, notre cerbère des lieux, portant la clé qui nous permet d’accéder à l’intérieur de la chapelle à 14 heures pétantes. A peine surprise d’une forte affluence non signalée, 44 Ardents attirés par un programme alléchant, Karine va nous raconter l’histoire de cette pieuse bâtisse.

Née par le bon vouloir du seigneur de Coulaures pas sûr de revenir vivant des croisades, le « bon » djihad de l’époque (13° siècle), reconstruite au 15° à cause des sautes d’humeur et de lit de sa voisine l’impétueuse Loue, agrandie en 1679 pile pour cause d’affluence de plus en plus nombreuse, la chapelle vit sa vie. Appelée communément ND du Pont, on ne sait pas trop pourquoi, elle connait depuis des lustres (peut-être depuis le siècle des lumières, quelqu’un peut-il m’éclairer ?) un pèlerinage bien installé à la Pentecôte. Fière de son étrange clocheton décalé identique à celui du château des Charroux à Hautefort, de son magnifique retable tout en finesse, relevée de sa mauvaise légende concernant un monstre « lou Coulaubre » (voir à Lalinde également) qui aurait mangé enfants et bateliers, elle est toujours là à être contée sous le verbiage très documenté de Karine.


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Tableau 3 : un petit saut et hop là ! nous voici devant l'église Saint Martin

Faisant fi de la loi anti cumul qui ne verra d’ailleurs probablement jamais le jour, notre bonne Karine nous traîne à cent pas de là devant l’église des lieux. Deuxième casquette. Avant d’entrer (pieds nus ?) dans l’édifice religieux, notre guide tente, sans succès, de nous en faire faire le tour du propriétaire. Malheureusement, des constructions dont l’ancien presbytère enserrent de trop près l’église.

Sous la tutelle de Saint Martin, le gars qui se contentait d’un demi-manteau (« Froid ? Moi jamais ! »), l’église fut édifiée à la fin du 11°. Fortifiée rapido pour mettre à l’abri les ouailles inquiétées par un conflit larvé Plantagenêt vs Capétiens qui dura tout de même 130 ans, une abside avec une chambre de défense rehaussée pour mettre son faîte au niveau du clocher barlong (barlong peu mais barlong bien) et servirent tous deux de tours de guet, mais on était loin d’être protégés à cette époque aussi bien que de nos jours avec le Frontex ! Le massif château défensif de Conti, vampirisé par la famille de Lestrade depuis son origine, fait le pendant à l’église.

Un passage à l’intérieur nous vaut d’admirer le résultat de cinq ans de travaux de restauration. Grande beauté des lieux : du plafond, en bois dont on ne fait pas les flûtes, au « beautiful » retable du 17°, rencogné derrière l’autel, baroque jusqu’à la plus petite moulure, tout décoré de sculptures sur bois, en passant pour une belle chaire à prêcher, pas faible du tout la chaire, baroque elle aussi dans le milieu de la nef, sans oublier les deux petites chapelles en cas d’affluence de pénitents. Comme pour le whisky écossais, toutes ces précisions nous sont distillées par Karine avec conviction et sourires, à croire qu’elle est dans la commune depuis l’érection de la bâtisse. Un grand merci à elle d’avoir affronté cette bande de garnements pas trop perturbateurs aujourd’hui.

 


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Tableau 4 : Le château de la Cousse en entremets, en attendant la pièce montée

Délaissant un village décidément très attirant, la troupe s’ébroue (de noix, c’est le pays !) en enfilade à travers les maisons. Le bitume laisse la place à un chemin blanc qui, de plat qu’il était, va avoir la prétention d’escalader la colline. Les Ardents, personnages souvent impétueux, ne trouveront rien à redire et chacun ira chercher dans son corps des forces à dépenser pour l’effort. Les dialogues deviennent simples monologues (un Suisse qui parle, c’est un monologue, deux un dialogue, trois Suisses, un catalogue) puis le silence s’établit jusqu’à la petite pause prise d’office dès le plat retrouvé à La Croix Dorée. Un petit tronçon de goudron, des voitures de visiteurs à éviter et le château de La Cousse nous apparait dans son écrin de verdure.

Sitôt le portail forgé surmonté d’une décoration quasi royale franchi, le maître de céans, messire Guy de Flaujac, nous accueille avec la « blasitude » d’un qui en a vu d’autres. 44 visiteurs se rajoutent sans crier gare à une poignée de clients lambda ? Qu’à cela ne tienne ! Domaine familial par excellence, cet ancien repaire noble fortifié date du 14°. Plus que restauré au 18°. Longue lignée des propriétaires unis entre eux par des mariages, allant des Jaubert de la Rochejaubert, aux Lestrade (encore eux, toujours dans les bons coups), aux Garriges de Flaujac, et enfin jusqu’à notre Guy actuel. « Monsieur le Comte, vous me permettez de vous appeler Guy, n’est-ce pas ? »

Du château d’origine, il ne reste que deux tours, comme chez les Twix, celle de gauche plutôt remaniée et celle de droite en l’état ainsi qu’un corps de logis central où crèche notre hôte. Des communs originaux sont décrits au cours de la visite, une glacière qui permettait de conserver les esquimaux pour l’entracte, une chapelle attenante au château mais non communicante car publique (« Mesdames, vous pouvez y aller à tout moment faire vos vœux et pénitences ! ») et un parc où trône une flopée de vieux chênes qui ont connu les ancêtres de Louis Padel. Les douves, comme l’eau, taries ne sont plus qu’un souvenir largement effacé.

On se quitte bons amis car le devoir nous attend. Une petite visite au sculptural pigeonnier qui nous tend ses arcades et le retour se fait dans la presse de voir le bijou promis pour la fin.

 

 

   

Tableau 5 : Le Koh-I-Noor de la journée, j'ai nommé le domaine d'Essendiéras

Une dizaine de minutes de voiture sur la 705 et nous voici projetés dans un monde féérique. Dès l’approche des châteaux, il y en a deux, une foule bigarrée et joyeuse est éparpillée sur la pelouse du vaste parking. Une belle effervescence règne, un air badin est sur tous les visages et les sourires s’ouvrent d’une oreille à l’autre.

Un festival de vieilles calandres flatte nos premiers regards, belles voitures vautrées sur la pelouse avec les châteaux pour écrin. Un public nombreux s’ébaubit devant une voiture qui roule à l’envers, les spécialistes m’expliqueront cela, et l’approche des nobles demeures se fait avec un immense plaisir que l’on sent venir. Comme Pavlov !

D’emblée c’est le Château Neuf qui se touche, vaste demeure construite en deux temps (et trois mouvements peut-être). D’abord en 1850, le corps central orienté à l’ouest sur la vallée de la Loue. Puis deux corps latéraux et deux tourelles au nord apparaissent en 1905. Dans la foulée, l’intérieur est réaménagé en 1908 et ne changera guère jusqu’aux années 2000. De l’autre côté du quadrilatère formé par les deux châteaux et de grandes dépendances, se profile le Château Vieux tout de vert vêtu à l’instar des Dupondt dans Objectif Lune. Ce manoir date du 15° et 17° avec un logis adossé à une tour avec mâchicoulis.

L’ensemble a été la propriété des Caillavet dont l’héritière, Simone, épousa en 1926 le jeune André Maurois, promu à une belle destinée littéraire. Le magnat paysan Sylvain Floirat y fera planter dans les années 60 des hectares et des hectares de pommiers dans un domaine qui approche les 360 ha. Les nouveaux propriétaires de maintenant sont plutôt tournés vers le tourisme avec gîtes, restaurant et golf, spa).

Tous les étages du Vieux château se visitent jusqu’aux suites à louer sous la superbe charpente laissée apparente. Une belle piscine en demi-cercle et des transats en attente de clients rendent l’endroit « sphéérique ». Et bien d’autres merveilles nous font frôler l’overdose.

Les Ardents du Pied déambulent librement, noyés au milieu des autres visiteurs, se croisent au hasard d’une porte, se perdent et se retrouvent dans ce splendide dédale. 18 heures approchent comme minuit pour Cendrillon. De peur de se retrouver transformés en citrouille, les Ardents battent en retraite, déjà les visiteurs sont plus clairsemés et, dans la voiture –ordinaire- retrouvée, sur la route du retour, les langues se délieront pour raconter ce que chacun a admiré.

Et nous rentrons, comme chantait le poète, dans notre HLM manger du poulet aux hormones. Peut-être pas !

Une semaine pour régénérer un corps et un esprit qui doivent être d’attaque pour affronter la randonnée d’automne de Moser, les jambes mais aussi l’estomac. Maintenant que le site a élu, au final d’une sélection serrée, une nouvelle webmistress (webmaster au féminin ?), la saison repart sur les lacets de chaussures (l’équivalent des chapeaux de roues) pour nos Ardents. Pensez à inscrire Octobre Rose sur votre carnet de marches, le 2 octobre.

Texte et photos de Christian Brégéras (Casquette Blanche) Mise en écran de Mireille Léger avec l'appui de notre webmaster Gérard qui a décidé de passer la main mais que nous remercions vivement pour toutes ces années passées à faire vivre le site. Qu'il réalise, avec Danièle, tous leurs nouveaux projets.


 

 

 

 

Mardi 20 septembre 2016 :

première randonnée sur le parcours du LanArt de Savignac les Eglises

Premier rendez-vous à l'Abbaye pour un covoiturage jusqu'à Savignac-les-Églises, soit en passant par Sorges, soit en passant par Périgueux. Le ciel et la température sont estivaux et c'est tant mieux.

Il est plus de 14 H lorsque tout le monde se retrouve sur le parking du parc du Causse de Savignac. Nous sommes 21 à démarrer sur le circuit du Land Art 2016, fruit de la 6e exposition qui sollicite la contribution d'une vingtaine d'artistes ; il ne faut pas oublier les équipes de bénévoles qui officient toute l'année pour veiller sur le site et assurer son entretien.

Pour permettre de reprendre doucement notre activité du mardi, et surtout de nous retrouver sur de beaux chemins, le parcours d'aujourd'hui est idéal. Tout d'abord, une mise en jambe sur pratiquement quatre kilomètres de sentier artistique dans une zone boisée, sur un plateau aride. Le parcours, très agréable et très doux pour nos pieds, est magnifiquement balisé et les œuvres sont facilement repérables, grâce aux dépliants prévus à l'entrée du parc. Chemin faisant, de surprise en surprise, de découverte en découverte entraînant des réflexions des uns et des autres, nous voilà en train de passer devant des cabanes en pierre ("chabana" ou "chebana" en périgourdin), traces d'un habitat très ancien (ici, on ne dit pas des bories), des amas de pierres avec de la vaisselle cassée, un panneau "Pelouse interdite sur une colline de cailloux, un corps de femme couché par terre, des elfes et des fées vertes, un salon de repos dans un décor naturel et harmonieux… Le promeneur doit rester concentré tout le long du parcours pour trouver la signification des symboles voulus par les artistes. Pas évident du tout : le sang de la terre qui coule le long des troncs d'arbres, les filets bleus sur les murets, la représentation des quatre saisons ou des vagues Nord-Sud ou Est-Ouest. D'ailleurs, certaines œuvres en ont interpellé plus d'un parmi nous ; quelques-unes sont remarquables : le bucheron, le marcheur, l'arbre de la vie, la chaise du roi, l'homme debout et la Terre nourricière… Nous avons aussi apprécié les peintures sur les hangars militaires, en tôle, qui leur donnent à nouveau vie. Les photos et les explications sont à retrouver sur le blog du Land Art du Causse de Savignac-les-֤֤Églises.

 
 
 

Le circuit se termine par le retour au point de départ sur le plateau calcaire mais vallonné ; c'était la zone d'entraînement au tir du camp militaire, zone de 410 hectares, utilisée de 1953 aux années 2000, rachetée en 2008 par la Communauté de Communes de Causses et Rivières en Périgord. Poursuite de notre balade en direction du joli hameau du Bost où nous pouvons apprécier la restauration de certaines vielles bâtisses qui prennent vie l'été, en accueillant des vacanciers amoureux de la nature et du calme. Nous aurons parcouru 8 km ; mais avant de quitter ce magnifique endroit, voué au sport et à la culture, nous allons nous essayer aux appareils de l'atelier Fitness, bien caché à quelques centaines de mètres du parking . Un parcours de santé d'au moins deux kilomètres avec un grand nombre d'appareils (de torture) attend ceux qui n'en ont pas assez. Il a été prévu également trois parcours de marche nordique (facile, moyen et difficile) avec de grands panneaux d'exercices. Bref tout un programme ! Dommage que Savignac soit si loin de Chancelade. Pour terminer, un petit goûter est improvisé sans verres ou presque…

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Texte et photos Chantal Casauranc
Montage et mise en ligne Mireille LEGER

avec la nouvelle secrétaire adjointe de Chantal, on vous présente Maëlle

Dimanche 25 septembre 2016

marche à Saint Front la Rivière et Villars

Tableau 1 : De Saint Front la Rivière à Villars et lycée de Versailles, euh, vice-versa, par le détail

De Saint Front la Rivière, les invités de Moser, triés sur le volet, n’en verront pas bézef, à vrai dire, rien. Départ de la marche à hauteur de la fabrique à l’arrière de la station d’épuration avec que des amis. Les autres, on n’aurait pas pu les sentir, et pour cause. Passage au Pommier et son (très) modeste château. Comme les Vikings bien avant nous, descente radicale vers le sud jusqu’à Lusson plus Béléterie pour le même prix.

Aussitôt dépassées les maigres maisons de ce dernier hameau, on frôle les ruines du château de La Renaudie. Longue tirade dans les bois pour toucher la roulante D 83 dont on s’échappe vite sous peine de raccourcissement de pantalon. Passage à Lascaud, où, à l’ombre du « vénérarbre », les petites agapes de Françoise Moser réconfortent la troupe.

Une fois les batteries sorties du rouge, descente toujours vers le sud, en frôlant Maurelière, jusqu’à l’abbaye de Boschaud. Pause culturelle à même les pans déchirés de ce lieu mythique. Avec une vue tronquée sur Puyguilhem, Lafarge enfin pour achever l’étape du matin, aux portes de Villars atteint bien avant l’heure.

A la reprise, une troupe plus clairsemée va repiquer vers le nord, en passant à l’est de Puyguilhem, petite pause à La Peyzie, puis beaucoup de forêts et de bois alternativement pour connaître Puychabrol et ses puits et Chabreillac et sa misère et raconter tout cela à la vierge du carrefour toujours avec son mouflet sur les bras.

Tableau 2 : Une matinée de "chênerailles", mais aussi de pins

Des GPS désarmés devant un point de chute aussi singulier. Un pseudo rendez-vous de chasse à l’arrière d’une station d’épuration ( !), un modeste toit, quelques tables mais toujours le bon accueil à la Moser. Des visages connus réapparaissent à cette occasion, quelques absences sont notées comme le fidèle Jacques puis Jean-Marie nous fait un départ à la Big Ben. Les 96 impétrants dont un quart d’Ardents du Pied flirtent plus avec la station d’épuration dont on épouse les formes qu’avec la belle vierge à l’enfant, postée comme un phare dans le carrefour, que l’on accostera au retour.

Une fois les premiers hectomètres accomplis, le couvert nous enveloppe de son manteau, quelques orées de bois nous font jouxter de maigres cultures où le maïs s’empiffre d’une eau devenue trésor public. Le maigrichon château de Pommier, où les cure-dents du châtelain ne doivent pas être en argent, cache timidement ses petits trésors à savoir une tour carrée, une tourelle en encorbellement et de belles moulures du 15°. Le château de La Renaudie est en plus piteux état encore et fait peine à voir. Il se terre au mieux derrière une végétation envahissante et nous rappelle les sans-dents de Hollande. Misère, misères.

Les hameaux traversés sont plutôt riquiquis, Lusson, Béléterie et bien plus tard Lascaud après une portion goudronnée. Le moment est venu de mettre bas, le sac à dos bien sûr, et de se laisser convaincre par Dame Françoise d’ingurgiter quelques remontants.

Le deuxième tempo du matin sera couronné, au sortir de bois envahissants, par le passage à la merveilleuse abbaye de Boschaud dans sa grande solitude. Cistercienne jusqu’à ses derniers moellons/moignons, elle veut donner au visiteur l’image de la vieille qui ne veut pas vieillir. Le village de Lafarge au nom prédestiné pourrait lui fournir quelques sacs de ciment pour colmater les dents creuses de ses murs.

Et pour finir entre Lafarge et le bourg de Villars, quelques coups d’œil d’angle pour zyeuter le somptueux château de Puyguilhem qui, grâce au Conseil Général, c’est-à-dire à nous, est en pleine Renaissance. Le bourg de Villars est atteint bien tôt (en deux mots) car le curé n’a pas fini sa messe, le pain n’est à peine levé à la boulangerie Chez Milou (ça ne s’invente pas) et la salle des fêtes qui squatte la halle sans son consentement offre désespérément une porte close.

Happy end, la famille Moser arrive, porteuse de la clé ...

 

 
 
 
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3ème tableau : Saint Front la Rivière, le retour

 

Une large pause est prise par tous, personne ne piaffe sur la ligne de départ, le temps est pris pour des ripailles joyeuses dans cette salle des fêtes à chasser de cette halle martyrisée. Le bourru, encore plus bourru que les autres années, a décidé de ne pas se montrer et ne coulera pas dans nos gorges avides. Une fois les ventres sustentés, il est l’heure de se lancer à l’opération retour. Bien des marcheurs évoqueront des excuses plus ou moins valables et c’est une troupe étriquée et en pointillés qui s’élance hors les murs du village.

Point de vue (comprendre pas de vue du tout) sur le château de Puyguilhem, mais, après une longue et douce montée sous les arbres, passage et arrêt obligé à La Peyzie. Là, un dernier réconfort, mais est-ce bien nécessaire ?, est ordonné et l’autochtone des lieux, Dame Solange Jean (eh oui, il y a des gens qui s’appellent Jean !), la Martine Balout du secteur, nous fait la réclame de sa bicoque. Vieille et grande demeure sortie des ronces au coupe-coupe, son home sweet home a maintenant fière allure et la maîtresse retient par la jambe tous ces randonneurs qui ne mesurent pas totalement l’énormité des travaux effectués. Cela impactera une partie de la troupe qui arrivera au terme juste avant la nuit, mais sans une goute d’eau, un exploit vu la météo annoncée.

Beaucoup de bois, puis de la forêt et inversement, petite éclaircie à Puychabrol et ses trois puits, et puis la boucle est bouclée au passage au pied de la vierge toujours les bras chargés de son mouflet qui ne veut pas mettre pied à terre. Ah ! ces parents qui se laissent mener par le bout du nez !

Un petit coup de couteau dans les rillettes à Moser et c’est le départ avec des séparations toujours déchirantes.

Un coup d’œil au programme sur le site donne le vertige, les dimanches sont (quasiment) tous accaparés, manquerait plus qu’ils s’attaquent aux samedis !

Texte et photos de Christian Brégéras (Casquette Blanche) Mise en écran de Mireille Léger (la Cheffe)

   
 

Mardi 27 septembre 2016

Journée marche nordique, la première de l'année, autour du Ladoux

Pour la première de la saison, l'étang du Ladoux, sur la commune de Château l'Évêque me paraissait être un site approprié pour remettre nos bâtons et notre corps en bon "état de marche" et en plus pour y pique-niquer. Ok pour l'endroit, mais "bof" pas terrible pour le nombre escompté de participants. En effet, seulement 5 adhérentes au rendez-vous sur le parking de l'abbaye et autant d'excusés par téléphone. Par contre, trois animatrices de marche nordique pour assurer un cours presque particulier.

Il fait très beau, et là-bas, au Ladoux, c'est magnifique avec l'été indien en prime. Il est 11 h et des poussières ; pour commencer : séquence de révision de la technique et application des principes d'une bonne posture dans un défilé de "mannequins" au bord de l'étang. Personne pour regarder et se moquer. En attendant, vertèbre par vertèbre, nous nous grandissons, nous sommes gainées. Les pieds, les genoux, les hanches, une posture tonique, l'équilibre… tout est révisé, répété, contrôlé.

Voilà, on est prêt pour 4 km sur un joli circuit que tout le monde connaît : la grimpette vers la route des Communaux, la descente par le chemin dans le bois de la Grande pièce. Arrêt pour faire des exercices de renforcement musculaire et se payer une bonne tranche de rire. Remontée à la Bessède par un sentier ouvert à l'occasion des "Foulées de Beauronne" puis passage dans un lieu magnifique et encore sauvage où l'on ne se lasse pas d'admirer la belle restauration d'une vieille ferme. Il est midi passé et le Ladoux, par le chemin de la ferme du Cros, est encore loin. Il faut allonger le pas et s'aider de ses bâtons pour accentuer l'allure. C'est parfait, tout le monde a la pêche et la bonne humeur règne dans le groupe. On file vite sur le joli chemin qui sent la noisette.

Ouf ! On va pouvoir se sustenter, nos estomacs criant famine. À nos montres, il est 13 H passé. Pique-nique tiré du sac, non des glacières… Et il y en a des bonnes choses ! Depuis l'apéro jusqu'au dessert, concoctées par les unes et les autres. Est-ce que l'on va pouvoir repartir pour une deuxième séquence ?

14 H 15, tout le monde est prêt pour un second circuit de plus de 8 km, pratiquement inédit et magnifique également. Il fait très chaud (28°) mais nous allons être beaucoup dans les bois. Direction Les Colys et très vite, c'est une grimpette dans un bois inconnu qui nous fait déboucher sur la petite route des Vincents, au lieu-dit "Les Boigettes". Nous parcourons un kilomètre et nous contournons le hameau pour nous retrouver, après une petite erreur d'aiguillage, sur le chemin qui descend dans le bas-fond de la Forêt de Feytaud, ou de ce qu'il en reste, après un déboisement drastique. Après la descente tout schuss, il nous faut remonter d'autant pour nous retrouver sur la route de la Sauvagie qui démarre de la route de la Tour blanche pour rejoindre celle de Château-l'Évêque. Repos des bâtons tout au long de la descente vers un hameau perdu et sauvage (il porte bien son nom). On retrouve un sentier qui passe au milieu de maisons à caractère mais personne devant la porte ; pourtant les volets sont ouverts. Nous nous enfonçons dans les bois. Tiens ! Des ramasseurs de champignons aux sacs bien remplis, bizarre ? À une croisée de chemins, nous les retrouvons ; et curieuses comme des belettes, nous voulons savoir ce qu'il y a dans les sacs. Point de cèpes, point de châtaignes non plus ! Tout simplement, des grandes feuilles d'herbes destinées à un lapin. La curiosité est un vilain défaut ! Mais parler à des gens que l'on rencontre n'est pas un défaut, n'est-ce pas ?

Nous terminons notre boucle par un très joli chemin, parallèle au petit ruisseau alimenté par la source de la Sauvagie, plutôt à sec en cette période de sécheresse. Il nous faut retrouver notre route du Ladoux et la grimpette à travers la zone déboisée de la Forêt de Feytaud ne nous pose aucun problème. On va même s'offrir le luxe de descendre vers la source du Ladoux, dont l'eau très claire coule sur des cailloux parfaitement lavés. Puis on regagne nos voitures en longeant le bord de l'étang. Le cadre est toujours magnifique, à n'importe quelle saison et à n'importe quel moment de la journée. Seule, la lumière change apportant des reflets différents au plan d'eau.

Quelques exercices d'étirements pour terminer et nous disons "À la prochaine" avec un sentiment d'avoir passé une très belle journée malgré la fatigue saine que nous ressentons.

Merci à Monique et à Geneviève de Nordic Walking Périgord qui m'ont accompagnée aujourd'hui en reconnaissance. Nous revenons prochainement fouler ce lieu magique.

Chantal

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