OCTOBRE 2016

dimanche 2 octobre 2016

toute une journée dédiée à Octobre Rose

Deux marches sur Chancelade et la Chapelle Gonaguet le matin de 13 ou 9 km, repas au Centre Socio Culturel et marche au golf de Périgueux-Marsac l'après-midi (3.5 km)
 
1er tableau : Deux marches pour la bonne cause
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Les Ardents sont réquisitionnés toute la journée d’aujourd’hui pour apporter leur contribution à la noble cause qu’est Octobre Rose. Une foule de 70 marcheurs occasionnels ou confirmés se retrouvent dès potron-jacquet (sans Bernard en fait !) au Centre Socio Culturel, le centre névralgique pour les grandes opérations. Les Chantal sont sur le pont, la petite Debaisieux avec un courage qui force l’admiration à l’organisation au Centre et notre fondue de GPS pour la conception et le guidage des parcours.

Après les mots de bienvenue et les remerciements pour sa présence à Joël Jeannot, notre champion olympique, propos écoutés avec sérieux par l’assistance, celle-ci est prête à s’élancer hors la ville sur les beaux chemins que connait Chantal encore mieux que sa cuisine. Mireille guidera une deuxième troupe pour un circuit un peu plus accessible. Les deux groupes se rencontreront et certains marcheurs en changeront sans s’en apercevoir, étonnant, non ?

Le tracé général est un grand classique avec CSC, Abbaye, Bois de Chancelade Est, Merlande, mais la finesse est dans les détails. Chantal, qui connait le secteur comme sa poche, usera de ses connaissances pour nous faire prendre des passages inconnus et un ou deux hors pistes non sanctionnés par une avalanche heureusement.

Photo de famille devant le beau portail de l’église du prieuré de Merlande où le rose domine. Notre président à Paris, ragaillardi, pourrait croire de nouveau à ses chances. Le retour va se faire au pas de charge car le ventre n’attend pas (moi-même, j’ai les Thomas sur les talons), le couscous promis si, encore meilleur réchauffé. L’allure s’accélère, les mous du genou interdits de lambiner et la pluie qui avait fait un petit coucou au démarrage jette l’éponge, à peine mouillée, au profit du soleil. Sur la fin du parcours, l’église abbatiale est snobée sans regrets vu le tas de voitures enserrant l’abbaye. Vivement que la municipalité s’occupe de cette place pour mettre chacun à sa … place ! Comment ? Mr l’adjoint, présent aujourd’hui, me dit que c’est prévu. Et le Centre Socio Culturel est atteint avec délectation.

 

 
 
 
2ème tableau : Tiens, une troisième mi-temps placée entre la 1ère et la 2ème

Une salle du Centre bien remplie avec un mélange marcheurs-mangeurs et mangeurs uniquement, un orchestre plutôt jazzy qui rythme agréablement nos bruits de mandibules, un couscous bien chaud avec un deuxième passage à l’isoloir si envie, des chants de notre jeunesse entonnés table après table, l’ambiance est à la joie. Et la petite Chantal Debaisieux au four et au moulin avec son sourire gravé dans le marbre. Mais le programme ne s’arrête pas en si bon chemin …

 

   
 
   
3ème tableau : Petite leçon de golf pour les Ardents  

Le lever de table étant fait, quelques pas suffisent pour se transporter au golf voisin. Les voitures sont refoulées dès l’amorce de l’allée des marronniers pour cause de parkings saturés, mais pas les piétons. A l’approche du practice, une énorme affluence teinte de rose tout notre environnement. Ici, Octobre est vraiment rose ! Des arrivées qui n’en finissent pas, un speaker très pro qui tient son micro comme une glace, des visages souriants et épanouis, le moment est au bonheur pour tous.

Enfin, le top départ est donné par Régis, le suceur de glace, et une marée humaine s’élance, toute rose d’émotion, à la poursuite du diamant jaune, Mireille, qui est la guide à ne pas dépasser dès le premier pitch and putt. A travers le golf à 18 trous, pas d’incident à déplorer, personne ne tombera dans un, mais les risques encourus dans cet espace vert peuvent être terribles. Attention aux hooks ratés, les mauvais fades ne sont pas mal non plus. Et que dire si le golfeur fait un air shot dès son premier putt. Mais rassurons-nous, avec 600 personnes marchant autour des greens, peu de chance d’entendre les putts !

L’avance est sans accroc, libre de passage, pas besoin pour les randonneurs d’avoir acquitté leur green-fee. Un bon golfeur dirait, en se mélangeant à cette immense foule toute rose, devant toute cette affluence bruyante de bonheur : « c’est bijou ! ». Une remise des prix clôture la manifestation et Annie Le Cam est aux anges. Aujourd’hui, le spot à la mode, c’était d’être au golf de Périgueux et les Ardents du Pied y étaient.

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Pensez à consulter très souvent le programme du site. Il est à jour pour les marches les plus immédiates. Il cite Sorges comme destination pour dimanche 9 octobre avec 3 départs de marches échelonnés mais un seul RDV à l’Abbaye. Et puis, se profile le 16 octobre avec Paussac ou St Jean de Côle. C’est vous qui voyez.

Texte et photos de Christian Brégéras (Casquette Blanche) Mise en écran de Mireille Léger

Paussac (affiche format PDF) départ libre pour chacun, RDV à 10h à Paussac ravitaillements et repas offerts (billets de bourriche à disposition)

St Jean de Cole (affiche format PDF) RDV à 8h à l'Abbaye ou 9h à la gare de St jean de Cole, inscriptions de 3 €, possibilité de repas à 15 €. Numéro à contacter pour tout renseignement 05.53.55.01.16

 
   

Mardi 4 octobre 2016

Balade sur Chancelade

 

16 personnes au rendez-vous de ce mardi à l'Abbaye. Le nombre de participants est encore faible mais les fidèles sont là. Il fait toujours beau et la température de 25° est idéale.

L'itinéraire d'aujourd'hui est un classique mais avec des variantes au gré des uns et des autres pour arriver à un très joli circuit de 11 km et des poussières qui a beaucoup plu, pour sa variété et ses imprévus.

Direction Les Andrivaux par le chemin d'Arbouge plus ombragé que le chemin des Gérauds. Puis à la Croix Herbouze, direction les Michelots par le chemin des Pruneliers. Les premières, connaissant l'endroit comme leur poche, s'enfoncent, tout en discutant dans le chemin des 3 Fontaines. Tant pis pour elles, et surtout pour les autres, on va rallonger en passant par la Truffière avec une très belle côte en prime. Jean-Paul, qui est des nôtres, l'appréhende. En fait, il a été en tête tout le temps et l'a montée facilement. On aurait pu arriver au Lac de Bétoux plus rapidement. Bref, première variante ! Et une deuxième avec une proposition de la petite Monique que l'on peut surnommer, dorénavant, "La passe-partout des Andrivaux" qui nous fait emprunter un hors-piste, histoire de nous montrer par où elle passe lors de sa promenade du matin.

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Nous voilà au Lavoir historique et, bien sûr, la photo de groupe s'impose. Chemin faisant, nous passons devant des endroits magnifiquement fleuris et le jaune des crocus d'automne nous requinque vraiment. Beaucoup d'entre nous passent sans tourner la tête vers la Commanderie. Dommage, on aurait pu rendre hommage à Madame Langlais qui est décédée la semaine passée. Même pas un regard vers la Fontaine sauf pour les retardataires, amoureux du cadre. Le long de cette jolie petite route, on va remarquer la belle propriété sur la droite enfoncée au milieu d'un parc d'immenses sapins, de l'autre côté, c'est une source éternelle, aux dires de Bernard et de Monique qui nous affirme qu'il y a toujours du cresson. Puis, à trois, nous cogitons sur le fait qu'il faudra qu'on essaye de trouver un éventuel raccourci qui nous permettrait de rejoindre le chemin des Grelles sans avoir à marcher sur la départementale D1, tellement passante.

 
 
 

Traversée prudente de la départementale pour retrouver la piste du Got qui rejoint le lavoir de Peychey et sa très jolie source. Bernard montre à celles qui sont intéressées le puits bien caché mais malheureusement abandonné. J'ai cité Peychey, et bien, nous y allons ; le chemin, très pentu, est toujours aussi désagréable sous nos pieds. Encore heureux, il n'est pas glissant.

Le lotissement de la Clairière nous propose de passer par l'allée des Loriots. Au fait, comment c'est le chant d'un loriot ? Nous coupons à travers, presque chez les gens, mais c'est un passage municipal. Nous sommes dans l'allée des Fauvettes et au bout, il y a l'esplanade de l'allée des Mésanges. Encore une variante proposée, cette fois-ci, par Bernard qui nous fait passer à travers bois, le long des maisons pour nous retrouver au bout de l'allée des Fauvettes dans le bois privé, dans le chemin qui rejoint le chemin de La Combe de l'Isle. À notre grande surprise, le chemin est balisé, depuis le haut jusqu'en bas, avec des panonceaux indiquant le passage de chevaux. Comment se fait-ce ? Cela voudrait-il dire qu'il y a une autorisation de passage !

Après la traversée du parc du monument aux morts, nous avons terminé notre circuit de 11,200 km. Tout le monde est ravi de la jolie balade sous le soleil.

Chantal

A Mardi prochain pour la 2ème randonnée de marche nordique  
 

Dimanche 9 octobre 2016

MARCHE DEPARTEMENTALE à SORGES

 

Marche départementale à Sorges (les 15 km de la Boucle des Châteaux ou les 9 km de la Boucle des Puits ou une rando santé ou une marche nordique – n’en jetez plus la cour est pleine – le matin, puis une large pause pour se restaurer et/ou visiter le beau village et enfin 7 km l’après-midi sur le Chemin des Truffiers en aller-retour)

 
 
1er tableau : la Boucle des Châteaux pour les pros (ça rime)
 

Sorges en accueillant la départementale n’a qu’à puiser dans ses fonds de tiroir pour trouver matière à marcher. La grande boucle de 15 km est proposée aux plus talentueux. Passage à une encablure de La Pelletenie, en plein dans La Kabylie puis Le Brouillet, autour du manoir (pas château) des Pauty, à un jet de nain de La Vacherie, au bout de l’allée du manoir (pas château non plus) de Jaillac. On traverse de bout en bout Laudinie, Veynas et même Bizol et on revient au départ.

Un peu moins d’une vingtaine d’Ardents du Pied optent pour ce grand parcours. Retrouvailles sur le vaste parc de loisirs de Sorges avec tous les marcheurs du département dans une matinée qui sent déjà l’hiver. 8h et demie, Nicole Robert donne le top départ. Un peu de goudron le long de la nationale qui mène à la belle borie de l’aire de repos. Le parcours sera avalé avec facilité, les déclivités étant celles d’une Belgique passée au laminoir. Après la plaine autour de La Pelletenie, voici la forêt qui émerge à La Kabylie. Passage au beau manoir des Pautis, dont les bâtiments bien en carré ne laissent quasiment rien voir si la châtelaine ne daigne venir prendre le frais au portail. Des bois encore pour tenter d’éviter La Vacherie, ouf, c’est réussi et le petit ravitaillement devant Jaillac laissera la troupe sur sa faim. Aujourd’hui, pas d’aller-retour sur l’allée qui mène au beau manoir.

Une deuxième partie à flirter avec de l’habitat, bien entretenu à Laudinie qui respire la sérénité, plus récent et dispersé à Veynas et son cluzeau (seul Fernand sait où il se trouve) et plus agricole à Bizol et son cerisier à faire saliver les amateurs. L’arrivée pointe déjà son nez et l’estomac donne les premiers signes de contestation.

 
 
2ème tableau : La boucle des Puits pour les moins endurcis (ça rime aussi)
 

Une petite heure plus tard, c’est au tour des plus mous du genou (une dizaine d’Ardents) de s’aligner sur la ligne du départ. Pour éviter de se mélanger avec les « vrais » sportifs, le parcours part résolument à l’opposé vers Les Charbonnières à l’est de Sorges puis Le Lac Perrier tout au nord. De très beaux chemins tirant droit trouvant leur passage dans la forêt. Aucun habitat dans le coin, seuls les chasseurs trouvent là un terrain d’expression à leur envie.

Enfin au bout de la moitié du parcours, les premières maisons d’Enchose apparaissent. Un petit slalom dans le village aux belles maisons anciennes et un petit ravitaillement présente ses offrandes sur le bord de la belle mare (pas Pierre) plutôt assoiffée. L’arrêt est agréable, les ravitailleuses accortes et le plateau bien garni.

Le redémarrage s’effectue sur un chemin encore plus beau encore qui sinue comme un serpent le long d’un mur de pierres authentique. Et voici, le village de Pouzalimont, légèrement écorné pour passer à hauteur de son original puits à balancier, le second de la commune après Fontniovas. Edmond en profite pour suivre les conseils de Rika Zaraï sur les bienfaits d’un lavement du fondement. Rires. La fin est déjà d’actualité et le parc des loisirs de Sorges est vite atteint.

 
   
   
   
 
3ème tableau : Nourritures sous toutes les formes
 

Près de deux heures sont octroyées pour satisfaire un besoin naturel. Non, je ne parle pas de celui-là. La prise d’un repas réservé prend un temps infini à faire une queue rappelant les temps héroïques de la Soupe Populaire. Les plus futés qui se contentent d’un quignon de pain et d’un oignon, image passéiste pouvant être actualisée, peuvent dégager une plage assez large pour aller contempler un village qui mérite le détour, de quelques mètres pour nous aujourd’hui. Très belle église Saint Germain, accessible librement, à l’intérieur très clean où trône un bel orgue né de la dernière pluie.

Passation du bâton de Sorges à Ribérac puis Nicole nous propose son dernier cadeau de la journée. Un cadeau odorant.

 
 
4ème tableau : Le chemin des Truffiers pour tous en conclusion
 

Une sacrée troupe pour ce parcours unique de l’après-midi. Même départ que la boucle de 9 par la station d’épuration. Non le cadeau odorant, ce n’est pas ça, puis direction le sud par les hameaux de Salex, La Peyrasse et Le Pey, un coude droit et nous sommes dans le sentier de la truffière. Voici le spécialiste ès truffes, Jean-Marie Duprat, qui va nous faire une heure durant (il s’appelle Duprat ou Durant ?) la démonstration de son immense savoir.

La truffe, il la connait sur le bout de … de son nez  et de ses doigts. Il l’appelle par son petit nom latin, « tuber melanosporum », nous décrit tous ses acolytes facilitant son éclosion. Beaucoup d’arbres sont complices de cette fermentation, le caïd, c’est le chêne vert, l’ancienne idole le noisetier, maintenant déclassé le noisetier. Le charme a encore la cote ainsi que la famille des pins et des cèdres et même le tilleul. Le châtaignier, par contre, est l’ennemi n° 1.

La truffière est ceinturée par des noyeraies. Duprat nous apprend que le noyer est actif de 5 à 25 ans, puis, à cet âge-là, il commence à sentir le sapin. Et, sonne déjà l’heure du retour. Nos machines enclenchent la marche arrière et retour à Sorges. Fin de l’enchantement.

   
   

Très belle journée, Félicitations à toute l'équipe d'organisation. Les tagliatelles à la truffe pour le repas de midi, un vrai régal. Merci pour cette gâterie

Dimanche 16 Paussac ou St Jean de Côle (et inversement). Le 23, repos ou repos (et inversement). Puis Génis le 30.

Texte et photos de Christian Brégéras (Casquette Blanche) Mise en écran de Mireille Léger

 

Mardi 11 octobre 2016

2ème marche nordique sur Chancelade

       

Quinze personnes sur le parking de l'abbaye dont plusieurs qui n'ont pas pratiqué la marche nordique depuis longtemps. Une révision de la technique s'impose donc. Après concertation auprès de celles qui étaient au petit stage au Ladoux, tout le monde est d'accord pour "se mettre en posture" puis déambuler dans le parc du monument aux morts. Bizarre, Bizarre! Des touristes se promenant nous observent du coin de l'œil.

 

Nous avions aussi la mission de passer par le chemin du Cluzeau pour aller transmettre un message à notre Marie-Chantal, clouée sur son lit d'hôpital, via son mari. Par chance, il était là et nous avons eu ainsi des nouvelles rassurantes ; une semaine encore à la clinique puis une convalescence bien méritée à la clinique Pierre de Brantôme.

Poursuite de notre marche avec la belle côte des bois des Chicoins montée sans s'arrêter, le plus vite possible, récupération en haut puis marche cadencée en binôme sur le plat du chemin des Palombes. Direction la descente de la trouée de gaz. Nouveaux exercices de cardio. Et oui, il faut la remonter puis la redescendre. Cet endroit est magnifique surtout vu d'en haut à regarder la colonne toute petite et pleine de couleurs, s'éloigner puis revenir.

Direction les bois de la Grande pièce pour traverser la petite route et rejoindre le hameau de La Bessède. Au carrefour, bien sûr, l'esplanade et les arbres nous attendent pour nos exercices de renforcement musculaire. Aïe, aïe les genoux, les abdos…

Il n'y aura pas de Bessède aujourd'hui, l'une d'entre nous ayant perdu son écharpe sur le chemin. Donc demi-tour ; ce n'est pas grave car les chemins ne manquent pas sur Chancelade.

Du plat, puis une belle montée pour revenir par le chemin du carrefour du Château d'eau et à nouveau du plat permettant une allure très rapide avec nos bâtons. Nous arrivons au lotissement de la Clairière pour nous retrouver dans le bois privé qui débouche sur le chemin de la Combe de l'Isle. Avec tous les arrêts et exercices, nous avons parcouru un peu plus de 10 km et il est à peine 16 H 30 quand nous sommes prêts à regagner nos voitures. Belle séance de marche nordique et 220 m de dénivelé. Le 8 novembre, la troisième aura lieu sur la commune de La Chapelle Gonaguet mais avec des copines qui auront reconnu le circuit avec moi.

À bientôt.

Chantal

 

Dimanche 16 octobre 2016

Marches à Paussac et à Saint Jean de Côle

Marches à Paussac … et à Saint Jean de Côle Mais, comment est-ce possible ? Les Ardents ont-ils acquis le don d’ubiquité ? Comme dans les affaires du manteau de Saint Martin ou du jugement de Salomon, les Ardents du Pied se sont coupés en deux pour assurer de leur présence deux rendez-vous distincts.

 
1er tableau : une partie des Ardents du Pied à Paussac      

Plusieurs motifs expliquent cet éclatement. Le choix de Paussac résulte d’une vieille inclinaison pour cette marche singulière où tout est gratuit, jusqu’au repas. Juste, ils ne nous fournissent pas les chaussures de marche. Certains Ardents seraient-ils devenus pingres, rats ou ladres, ou les trois ? Le carburant aurait-il brutalement flambé depuis l’accord de l’OPEP ? L’organisation très « space » de Saint Jean de Côle a-t-elle rebuté certains au point de ne rien y comprendre ? Oscar Wilde nous a dit que « la vérité est rarement pure et jamais simple ». De son côté, Paussac, c’est la simplicité, la transparence, l’offre généreuse, l’altruisme total, la bonne franquette.

Ce matin, 12 Ardents ont franchi le Rubicon, ou plutôt la Saudonie, le ru du crû, en convergeant vers le bourg de Paussac. Sur le vaste parking de la mairie, une foule nombreuse se masse avant de s’ébranler. Déambulation « chenillaire » des 250 marcheurs présents à travers les vieilles ruelles du village pour s’en extirper en longeant le placide et superbe pigeonnier. Dès son extinction dans nos rétros, c’est l’immersion totale dans les taillis puis les bois. Dans la première partie de la marche, ce ne sera que bois et forêts en alternance. Le Petit Poucet aurait eu besoin d’un camion complet de cailloux de chez Cosse pour jalonner l’avancée de la troupe.

Le ravitaillement est l’occasion unique de marcher sur 100 m de goudron pour mieux repartir sur un beau chemin blanc. Enfin, la civilisation apparait, un peu, en « tangentant » Loubazac à la source envahie par les herbes folles puis Les Grellières et la vieille maison forte en sérieux lifting. Un chemin blanc s’en échappe pour filer à la ferme de Chassignoles puis au beau village du Breuil. Enfin du concret avec un chapelet de bâtisses toutes occupées, caressées par un soleil ayant fini sa grasse matinée.

Au sortir du Breuil, prise d’un beau chemin blanc qui va finir par couper celui de nos débuts et filer, dans les parages de la Peyre Dermale, grosse pierre que le Petit Poucet, encore lui, n’aurait pas prise dans ses poches, jusqu’à la clairière du pique-nique. Là, après un petit apéritif au choix de chacun, l’orgie bacchanale peut commencer. Et le bourru ne sera pas le dernier à rigoler de toutes ces ripailles, ni le vin nouveau de Raymond, un brave type le Raymond, distribué à profusion et pas à perfusion. Une bourriche avec deux jambons en premiers prix permet aux organisateurs de rentrer dans leurs fonds.

Après le réconfort, un dernier effort pour rallier, au sommet d’une côte, Paussac au terme d’une dernière verste.

Votre serviteur prête maintenant sa plume à Mireille qui va « débriéfer » à toute vapeur sa journée à Saint Jean de Côle

     
   
   
   

2ème tableau : l'autre partie à Saint Jean de Côle


19 autres Ardents du Pied ont pris la Direction de Saint de Côle, peut-être par nostalgie, peut-être aussi par curiosité. Que cachait ce chemin de la loco ?

 

 
   

 

Tout d'abord un accueil convivial, à l'ancienne, le chef de gare ayant un peu changé de fonction, pas de drapeau pour autoriser le train à partir mais un peu d'autorité pour faire ranger tous ces véhicules qui arrivaient en même temps. Les inscriptions étant prises par des dames habillées en habit d'époque, la aussi une ambiance bonne franquette.

A proximité une locomotive rutilante nous accueille avec son sifflet et son nuage de fumée bref, on s'y croirait. Et pourtant, le dernier train date de 1971, c'était un train de marchandises car pour les voyageurs il faut remonter à 1938.

L'obstination de certains élus, de l'association « Amis Chemins » avec sa pétulante présidente ont su s'unir pour porter un projet de réhabilitation de cette ligne, qui allait au départ de Brive à Angoulème, pour en faire une belle voie verte, bien entendu, sur le thème du train.

C'est donc un circuit de 17 km qui s'offre à nous, la loco nous donne le signal du départ et la long serpentin s'ébranle. Beaux villages (Saint Martin, St Jean, St Romain et St Clément) n'en jetait plus, on ne sait plus à quel saint se vouer, beau chemins, tous les ingrédients sont réunis pour que le circuit soit intéressant.

Sur notre passage on pourra admirer des sous-bois, un retable inscrit aux monuments historiques en 1914, belles bâtisses au lieu-dit « Rebière » et, bien entendu, l'incontournable village de St Jean de Côle qui est un véritable paradis.

Le pique-nique, pris tout contre la locomotive, nous a permis d'assister à l'inauguration effectuée dans les règles de l'art, ruban, discours et encore discours. Les Ardents ont assisté à tout cela tout en dégustant leur pique-nique, aucune perte de temps et d'appétit.

13h20 départ pour finir ce qui avait été entamé mais, soyons modeste, il nous reste que 6 km. Balade très tranquille qui va nous permettre de fouler une partie de cette voie verte et voir toute les signalétique mise en place. 15H, nous sommes de retour à la gare mais il ne reste pas grand monde. A défaut de train nous reprenons nos voitures pour revenir sagement à Chancelade.

   
   
   
   
   
     

Dimanche 23, repos général pour se mettre à jour des paters et autres avés à réciter et puis ce sera le grand rendez-vous de Rand’Auvézère le 30 chez les Gouzon à Génis.

PS : Ne pas confondre avec la fête des goujons à Gandumas !

Texte et photos de Christian Brégéras (Casquette Blanche) pour la partie Paussac

Texte et photos de Mireille LEGER pour la partie Saint Je'an de Côle

Mise en écran de Mireille Léger

N'oubliez pas de vous inscrire pour Génis, vous avez jusqu'à dimanche soir prochain

         

Mardi 18 octobre 2016

Marche à Sarliac sur l'Isle

Aujourd'hui, direction route de Limoges, la même qu'il y a quatre semaines mais avec un covoiturage moins long, juste après la bifurcation vers Savignac sur L'Isle.

Sous la houlette de Bernard, 17 participants vont arpenter de beaux chemins par un soleil splendide. Le circuit emprunté se fera dans le sens inverse des aiguilles d'une montre avec un arrêt fictif à la gare (la pauvre) de Laurière après avoir longé la rivière Isle aux eaux limpides ; les reflets des rayons du soleil, du ciel bleu et des feuillages déjà multicolores font de ce début de marche une balade bucolique. On en redemande…

Cap au sud avec la traversée du bois des Pinsaudies pour remonter à l'est vers les Grands bois, sur le site archéologique de Combe Saunière, à l'intersection des communes du Change, de Saint-Vincent-sur-l'lsle et de Sarliac-surl'lsle.

Bernard lit à son public attentif un document émanent du Conseil Départemental : "Ce site englobe toute une série de vestiges liés aux phases préliminaires du travail du fer. Réparties sur la totalité d'une couche sidérolithique (soit 75 ha), les zones d'extractions et de préparations du minerai de fer côtoient les ateliers de réduction. Onze de ces derniers ont été localisés grâce à leurs déchets de production dont les amoncellements sont encore visibles dans la forêt. Le site fait l'objet d'une étude depuis 2012, concrétisée à partir de 2013 par une campagne de fouilles à renouveler chaque année afin de comprendre l'évolution de l'occupation du site au cours du temps". Il en résulterait, pour l'instant, que la principale phase d'activité daterait du bas Moyen Âge.

Chemin faisant, la jolie troupe fouine à travers bois pour longer la limite des communes de Sarliac et de Saint-Vincent, sur laquelle le grand domaine du Pavillon semble la regarder de haut. Cependant, les fouilles archéologiques sont source d'inspiration pour certains ; les têtes chercheuses (au moins une) reniflent et repèrent des pierres ferrugineuses… Non, des champignons, bien évidemment !

Déjà, le retour vers Sarliac s'annonce. Tiens, encore un château sur la commune de Saint-Vincent : celui de Bosvieux qui en jette avec son toit en ardoise et ses tours pointues. Comme il fait bon cheminer dans cette dernière et belle forêt (on se croirait sur les chemins de Lanmary). À la sortie du bois, un château sur la gauche, mais cette fois-ci, c'est celui de Sarliac. Retraversée de l'Isle sur un joli pont qui permet de contempler un paysage de rêve et retour à la réalité le long de la route très passante. 11,200 km parcourus aujourd'hui sous le ciel bleu. Pourvu que cela dure !

Merci à Bernard et à Marie-Paule pour avoir assuré cette jolie sortie.

la prochaine marche du mardi aura lieu le

15 novembre sur Chancelade

 

Chantal

   
   
   
   
 

Dimanche 30 octobre 2016

27ème Rand'Auvézère de Génis à Clairvivre et retour (12 km le matin, soupe populaire à Clairvivre puis 9 km l'après-midi, le tout par monts et par veaux - Génis, veaux !)

         
1er tableau, : Le périple de la journée par le détail de la carte

Le premier challenge est de se rendre à Génis dans le « poumon du Périgord », presqu’une heure de route. Après l’envolée des vététistes et l’amble déhanché des canassons, départ de la fontaine de Génis pour la méga ribambelle des marcheurs. Passage classique à Colonges puis La Pouyade, les petits hameaux jumeaux. Tous Vents est évité de justesse pour mieux plonger vers le Pervendoux. Avant le moulin et le pont, le parcours longe l’Auvézère rive gauche jusqu’au point 213 au petit pont sur le ruisseau de la Forge, premier ravitaillement.

Sévère montée jusqu’à Leymarie touché et Frugier évité. Redescente vers le ruisseau de la Forge et surtout les deux étangs de La Forge et du Moulin. Un petit ravitaill entre les deux pour mieux atteindre Clairvivre sous le soleil. Pique-nique à l’extérieur, of course.

Au redémarrage, traversée vers le bas de la cité sanitaire et atteinte du bel étang de Bord (ou de Born, c’est selon). Passage privé à Nespoux et atteinte difficile de Lavareille en ligne droite entre La Robertie et Grèzes. Les derniers efforts seront plus modestes à Lavaud et Coderc d’Apy pour atteindre Génis par le stade. Fin de la 27° Rand’Auvézère.

   

2ème tableau : Un matin le long d'une belle rivière et de son petit

 

 

Maigrichonne la troupe au rancart de l’Abbaye ! A compter sur les doigts d’un demi-manchot. Mais chemin faisant (pour les chasseurs, actuellement, c’est plutôt chemin palombe), en se fondant dans la troupe bigarrée devant la salle des fêtes de Génis, le compteur des Ardents grimpe jusqu’à 24. Un bon score encore. Une fois une viennoiserie bien calée dans le gosier et un breuvage chaud passé derrière la cravate, une fois rendus sourires et poignées de mains à une flopée de vieilles connaissances, une fois laissé partir des vététistes pressés d’en découdre et des chevaux plus zens, l’immense troupe de plusieurs centaines de randonneurs peut quitter Génis et sa place de la fontaine. On note la désertion de la cheffe partie avec la copine Geneviève pour une contrée lointaine. Est-ce Ceylan pour certains cette mode d’aller se cogner à l’autre bout du monde ?

Dès le départ et la première ligne droite qui donne une superbe vue sur l’impressionnante cohorte, le soleil décide de participer à cette belle fête. Il sera des nôtres sur la route toute la sainte journée et aussi sous le feuillage des sentiers aux belles couleurs automnales. Les bruyants échanges verbaux permettent de négocier sans s’en rendre compte un profil de terrain qui n’a qu’un très lointain rapport avec la Belgique. Après s’être hissé à hauteur de Tous Vents, le parcours pique résolument en allant chercher le Père Vendoux. Comme dab, la Mère Vendoux doit être aux fourneaux pour ne pas montrer sa binette à des randonneurs encore de la fraîcheur d’un gardon. Cela ne devrait pas durer !

Le lieu mythique est snobé pour longer la belle Auvézère sur sa rive gauche. Beauté du chemin qui trouve son assise sous un couvert chatoyant. Le tracé est plat un moment mais c’est pour mieux remonter, mon enfant, avant de toucher le très discret ruisseau de la Forge avec qui on fera plus ample connaissance au droit du ravitaillement disposé à son pont.

Une sévère rampe nous fait vite oublier le petit réconfort pris en bas et c’est une partie harassante qui nous attend jusqu’à atteindre les maisons de Leymarie. Le gros hameau de Frugier est shunté pour repiquer nettement jusqu’au bel étang de la Forge, alimenté par qui, à votre avis ? L’étang du Moulin lui succède dans une gémellité touchante et des derniers efforts sont demandés pour se hisser jusqu’à la cité de Clairvivre.


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3ème tableau : Un après-midi en pleine harmonie avec notre environnement (le feng shui chinois en quelque sorte)

 

Une reprise facilitée, pour une fois, par un premier km en descente. Traversée rapide de cette énigmatique cité de Claivivre qui mériterait une visite à elle seule. Un site de land art interpelle à peine des Ardents du Pied blasés, un long passage dans la forêt de Born pour atteindre et longer le bel étang de Bord (ou Born). Magnifiques instants bercés par un soleil radieux qui connait son pouvoir sur les hommes (et les femmes aussi, si vous voulez !). Un passage privé à la ferme de Nespoux, une vue sur le petit château de Las Renaudias du 17° et à partir de là, LA difficulté de l’aprem.

Après un regard ému sur cette plaque mortuaire énigmatique du cimetière des Pauvres (en mémoire des bébés mort-nés avant d’avoir eu le baptême), on trace direct dans des prés, on se hisse sur les hauteurs au prix d’efforts constants et une fois sur le plateau, la récompense est là. Les belles maisons de Lavareille, les points d’eau de Lavaud et puis le clocher de Génis comme une délivrance. Les derniers pas sont lourds mais les sourires sont revenus et avant d’aller chercher les cadeaux de la bourriche, un passage à l’église, pour une fois ouverte, et au manoir de La Falésie n’est pas interdit.

Derniers échanges avec nos amis marcheurs, dernier verre d’eau, dernière madeleine dans l’appareil digestif, tout ça c’est bijou ! A la 28°, chers amis de Génis.

 

   
   
 

Pas question de s’endormir sur ses lauriers, le programme continue encore et encore. Dimanche 6, rencontre avec les Foyens à l’ombre des ceps de vigne du côté de Monestier. « On teil, Monestier ? » A la louche, entre Bergerac et Eymet. Le 13 un superbe parcours d’après-midi du côté de Ribérac. Ainsi va la vie d’un Ardent du Pied…

Texte et photos de Christian Brégéras (Casquette Blanche) Mise en écran de Mireille Léger