Samedi 3 décembre 2016 - Marche du Télétohon sur Chancelade


1° tableau – Un itinéraire au spectre rappelant trois perles enfilées les unes aux autres

On est sportifs ou on ne l’est pas. Départ du Complexe Sportif de Chercuzac, passage au village éponyme, traversée de la dangereuse 710 à Lespinasse susceptible de transformer la gentille équipée en mortelle randonnée. Après Lespinasse Bas, voici le Haut qu’il faut aller chercher avec effort, puis Les Andrivaux avec autant de monts que de vaux. Enlacés dans les lacets qui montent sur le plateau pour atteindre le point 186 du retour.

On frôle Les Brunies sans constater l’état d’avancement de la restauration pour ce château d’Ancien Régime et c’est le retour par les bois sur Les Andrivaux et sa belle commanderie en berne. De la forêt par La Clavellerie, La Truffière pour passer au sud de Terrassonnie et redescendre par Les Garennes et la 710 jusqu’à notre point d’ancrage, le Complexe Sportif.

Pas de complexe pour s’enfiler une demi-douzaine de crêpes qu’un vin chaud gouleyant à souhait arrivera à faire descendre. Tout cela pour la bonne cause, on vous dit !


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2° tableau – One way ticket, pour commencer

Cette année, les Chanceladais ont la possibilité de participer pour la première fois au Téléthon dans leur commune. Avec l’embarras du choix dans les activités proposées. Au milieu du foot, du tennis, d’un repas, de la danse de salon, de la gym, de la pétanque, de la bibliothèque, d’une expo-vente, de spectacles de musique, de chants et de théâtre, la rando va essayer de trouver ses marques. A 14 heures pétantes (sans connaître le menu du repas proposé), Mireille donne les conseils de sécurité et interdit d’emblée toute velléité de chausser un skate. Message reçu par la quarantaine de participants qui frisent plutôt la soixantaine ( ?).

La première partie du circuit concocté par LA spécialiste de Chancelade, Chantal, toute auréolée de sa remise de médaille par la préfète herself pour services rendus à la collectivité, va faire la part belle à la découverte pour certains de la plaine de Chercuzac. Vieil hameau qui conjugue tradition et modernité, l’endroit se peuple en toute sérénité de pionniers qui veulent échapper à la ville.

Le goudron cède le pas à un chemin de terre puis d’herbe qui trouve son passage entre les propriétés. L’arrivée sur l’autre côté de la départementale tiendra de la gageure tant la circulation est dense et les conducteurs insensibles à notre démarche. Il y a encore du travail à faire de ce côté-là ! Lespinasse est bas dans le bas mais vachement haut dans le haut et souffle et muscles sont appelés au boulot. A la dernière maison du hameau, la troupe pénètre dans l’immensité de la forêt. Loup y es-tu ?

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3° tableau – Les Andrivaux et Les Brunies au menu avant les crêpes au retour

Immersion totale dans les bois du Lac de Bétoux aussi à sec que les finances de la France. Longue déambulation avant d’atteindre Les Andrivaux lovés dans son pli de terrain. Un Père Noël accroché à un sapin nous indique le chemin à prendre et, après la commanderie qui vient de perdre sa propriétaire, la pente est rude. Comme chez Lidl, « On est mal, patron, on est mal, on est très mal ! » Le souffle est rapidement coupé, les jambes vont jusqu’à flageoler (sans connaître le menu du repas) et la pause sur le plateau des Valades est la bienvenue.

Une fois l’ordre remis dans des corps bien atteints, la promenade devient de santé avec un profil à l’électro encéphalogramme plat jusqu’aux Brunies et retour. Les Andrivaux sont de nouveau atteints au sortir du beau bois de Lavaure et, de nouveau, l’avancée se fait sous le couvert. Dans la troupe, des questions commencent à fuser. Thomas Pesquet n’étant pas là, et pour cause, les inquiétudes sont vite aplanies. « Oui, on arrive bientôt. » « Oui, on a fini de monter.» « Oui, cela va être roue libre jusqu’à l’arrivée. »

Et, de fait, après le grillage qu’un riverain a dû, méchamment, érigé dans la nuit rien que pour nous embêter, la fin est proche et, après la traversée de la dép, aussi périlleuse que la première fois, le Complexe Sportif est à toucher du pied et les crêpes apparaissent instantanément dans notre viseur. Notre B.A. de la journée est faite.


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Comme les démons de minuit, le week-end du Téléthon nous entraîne au bout de la nuit et ce n’est que dimanche prochain 11 décembre que les Ardents reprendront leurs vraies activités. Marche de 15 km adossée à la ferme auberge de Faye où la fermière aiguise déjà ses couteaux. Une petite marche de nuit samedi 17 (et non dimanche) pour faire descendre le repas de Brantôme et dégager de la place pour ceux des fêtes. Vaste programme !

Texte et photos de Christian Brégéras (Casquette Blanche) Mise en écran de Mireille Léger



Mardi 6 décembre 2016

5ème marche nordique à Trélissac

Déplacement sur le CRAPA de Trélissac aujourd'hui. Pour cette raison, nous ne sommes que 6 au rendez-vous de l'Abbaye. Le reste du groupe nous attend au panneau d'appel, en bas de l'hôtel Ibis Styles. Il fait très beau, pas un nuage et déjà 15° ; nous sommes chanceux alors que beaucoup de villes sont recouvertes de brouillards pollueurs.

Pour la séquence d'échauffement, nous sommes 17 dont Nathalie, une nouvelle, qui veut s'essayer à la marche nordique. Pas évident de faire de l'initiation quand l'ensemble des participants, excellents marcheurs piaffent d'impatience d'en découdre avec le circuit du jour. Une dizaine de kilomètres, avec plusieurs grimpettes dans les bois du CRAPA pour arriver dans la descente du Claud-Fardeix qui conduit à Charriéras avec le début de la voie verte. En fait, le parcours sera ramené à 8,5 km pour éviter trop de souffrances à Nathalie qui a eu un peu de mal à suivre malgré nos efforts pour l'attendre et l'encourager. Nathalie, charmante et volontaire n'a pas marché depuis longtemps, hormis des promenades, pour une première c'était peut-être un peu difficile mais avec de la volonté et de l'entraînement... on ne doute pas, que d'ici quelques temps, elle soit notre fer de lance.

Arrivés sur la voie verte, chacun a pu marcher à son rythme, sachant qu'il fallait s'arrêter de temps en temps pour attendre les derniers. Beaucoup de monde sur cette voie, pas très pratique pour les piétons, les cyclistes semblant y être les rois. Et en plus, un chien lévrier en totale liberté, pouvait sprinter à son aise.

Nous arrivons aux feux de la route principale, face à la halle de la mairie et au boulodrome ; un grand père Noël, à l'air dubitatif, semble compter les voitures et les camions. Et aujourd'hui, il a de quoi faire. Quelle circulation ! Quel bruit !

Au terme de notre parcours, nous terminons par la séquence d'étirements et nous disons au mardi 3 janvier 2017 pour une marche nordique sur Marsac.

Bonnes fêtes à tous. Merci de votre confiance.

Chantal




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Dimanche 11 décembre 2016

Marche à Valeuil et Brantôme (9.5 km le matin, large pause dans une ferme auberge puis 6,5 km l'aprem et c'est tout

 

1° tableau – En empruntant (les taux sont actuellement négatifs !) le maximum de chemins balisés

Rendez-vous, pour cette première journée du programme avec ferme auberge, dans le bourg de Valeuil déjà bien connu de la police et de nos amis randonneurs. Prise d’un GR qui passait par là, comme l’amourette d’Escudero, jusqu’à Amenot et sa source captée notée sur le plan. Atteinte des Rebières puis du Moulin de Grenier de l’autre côté de la Dronne. Pas besoin de canoë, l’ami Gustave nous a lancé sa ferraille depuis l’autre côté.

Petite côte pour La Côte, normal, et atteinte de Brantôme la superbe par son ancienne abbaye. Quartier libre dans cette ville qui emballe tant touristes et autochtones et descente vers le sud par Les Reclus, pas la famille de Foyens déjà côtoyés avec les Borde, et Vigonac et son moulin muté en une belle hostellerie de luxe. Un rampillou d’enfer pour accéder pour le plaisir des papilles à la ferme auberge de Faye. Longue pause prise pour nettoyer les plats et finir de se lécher les doigts.

Reprise tout schuss par Labrousse puis La Serre, Sarrazignac et Le Bost offerts aux quatre vents. Trouvé astucieusement un passage entre Meygnaud et Leypalou pour rejoindre le bourg de Valeuil par son ascendant sud.

Et c’est déjà l’heure de penser au repas du soir. Humour !

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2° tableau – Une matinée dans la froidure

Le général Hiver (rien à voir avec le deuxième-classe Edmond), en avance sur le calendrier, fait régner la terreur depuis quelques temps. Mais on lui pardonne ses températures a-gla-gla des nuits et des matins car, donnant-donnant, il nous offre des belles journées ensoleillées. Dès le quorum atteint Place de l’Abbaye, la troupe se transporte par le chemin de grande communication 939 jusqu’au bourg de Valeuil. Pour ne pas réveiller les Valeuillais encore en prise avec Morphée, le parquage des véhicules se fait un peu à l’écart du bourg et les 40 candidats à la marche bien recensés.

Dès le départ, le spectacle de ce malheureux arbre passé entre les mains d’un laminoir sadique fait peine à voir et le mot « art » prononcé à son endroit ne diminue pas la peine que l’on ressent. Les premiers pas sont empreints de prudence car la nuit a laissé des marques humides sur le sol et l’équilibre n’est jamais un acquis définitif. Dans le bas de la route, la gaillarde cohorte traverse Amenot, riche en trésors en tous genres – lavoir, moulin, rocher énorme, falaise imposante. En face, de l’autre côté de la Dronne, se distingue le château des Andrivaux avec, peut-être des fenêtres à meneaux, lui aussi.

Et c’est dans cet endroit enchanteur, que soudain c’est LE DRAME. Comptes et recomptes faits, la troupe vient de perdre un des siens. Après toutes les hypothèses et conjectures envisagées, certaines farfelues comme de retourner ses fonds de poche, le disparu refait surface, cool, et l’avancée peut se poursuivre. Un peu de goudron encore jusqu’aux Rebières, une traversée de champs, une approche de la Dronne, un enjambement de la tendre rivière à Grenier au moulin en chômage.

Bien se méfier de la route avec ses monstres pétaradants et atteinte dans le haut du hameau plus que rustique de La Côte totalement rétif au tandem Damidot-Ripolin. Une séquence dans les bois pour passer au-dessus de la déviation de Brantôme, une superbe sente pentue plongeant sur le faubourg de Brantôme et voici les premiers trésors de la belle ville à les toucher. Pigeonnier redondant, pavillon Renaissance, pont coudé, ancienne abbaye se dorant au soleil enfin apparu.

 
 
 

3° tableau – Une visite de Brantôme en free style

On ne présente plus la Venise du Périgord. En avance sur l’horaire et devant le refus de certains de se perdre exprès, quartier libre est imposé aux 40 Ardents du Pied. Petite déambulation personnelle dans les ruelles aux commerces souvent en berne. L’été est bien derrière nous ! Mais la petite ville conserve son charme intact et c’est toujours avec un plaisir inoxydable que chacun y trace son chemin. Puis, le plus vieux clocher de France voit la troupe peu à peu se reconstituer et le top départ est donné pour achever cette matinée avec la promesse gustative que l’on sait. Le vénérable peuplier noir, fraîchement qualifié pour les championnats de France, retiendra quelques instants une troupe dont l’esprit est en concurrence sauvage avec le ventre. Et la ferme auberge de Faye sera atteinte au prix d’un gros effort accepté par tous.



 
 

4° tableau – Une recharge de batteries qui va prendre des heures et une fin de parcours sur les chapeaux de roues

« Ah, le petit vin blanc qu’on boit sous les tonnelles » susurrait la rengaine. Ici, l’intérieur sera préféré à une véranda bien froide et c’est le civet de canard que retiendront les 45 convives assis dans un tumulte bien sympathique. 5 exclusifs de la bouffe ayant rejoint les 40 courageux du matin. Un repas succulent recueillera l’assentiment de tous et c’est en surpoids que la troupe se lèvera avec difficultés non sans avoir fêté l’arrivée de deux beaux bébés Timoté et Eyden chez des grands-parents aux anges. On est loin des Jules, Albert ou Eugénie d’avant !

Reprise, quand tu nous tiens, reprise, nous voilà. Toute en douceur sur un beau GR en légère et longue déclivité. Atteinte de Labrousse, modeste hameau, petite oasis dans l’immensité des champs cultivés dans le secteur de La serre et de Sarrazignac. Le parcours ondule avec une large vue sur le lointain. Après le retour récent de Patrick, Annick rechausse les crampons aujourd’hui mais, chut, son toubib la croit devant la cheminée à lire Bonnes Soirées.

Le soleil, après une seule représentation à Brantôme, est parti sous d’autres cieux et c’est un temps mitigé qui accompagne nos Ardents jusqu’à l’arrivée.

On retrouve les voitures même d’autres qui ne sont pas à nous, on se quitte en se disant à samedi pour la der de l’année. Découverte de la nouvelle Voie Verte depuis Annesse avec vêtements chauds et frontales. Beaucoup d’apprentis gynécologues au mètre carré !

 
 
Texte et photos de Christian Brégéras (Casquette Blanche) Mise en écran de Mireille
 

Mardi 13 décembre 2016

marche sur Chancelade

 

Pour la dernière marche du mardi de l'année 2016, avec l'aide de Bernard, le circuit proposé sur les chemins de Chancelade, a déjà été emprunté. Mais avec des variantes… Histoire d'un petit dépaysement, pour ceux qui suivent le tracé !

Aujourd'hui, nous marchons sous le soleil et une température clémente, entre 11 et 13° ; c'est formidable ! Nous sommes 21 dont Nathalie qui ne s'est pas découragée de la séance de marche nordique de la semaine dernière. Bravo et bienvenue à elle !

Direction Parricot, le chemin des Chicoins pour rejoindre la Clairière de Chancelade via le chemin des Palombes. Nous nous dirigeons vers le hameau de la Forêt avec la trouée de gaz de Cafoulen que nous n'avons pas encore descendu cette saison. Les feuilles sèches crissent sous nos pieds mais il faut rester prudent car les pierres n'ont pas disparu pour autant. Nous décidons d'emprunter le chemin parallèle au GR 36-854 et là, premier incident, sans gravité heureusement : une grosse branche morte, pratiquement arrachée de son tronc, s'est écroulée sur le sol en touchant légèrement Édith qui se trouvait là. Plus de peur que de mal. La prochaine fois, on empruntera le GR !

Nous sommes à la limite des communes de Chancelade et de La Chapelle-Gonaguet. Hors des sentiers battus, une petite piste tracée, à l'occasion, par des quads ou VTT, nous amène dans la forêt du Lac des Farges qui ressemble un peu à celle du Vallon des 7 chevaux. Les couleurs sont moins belles, mais les rayons du soleil qui passent à travers les branchages dénudés semblent nous narguer tout en illuminant nos cœurs.

Nous rejoignons la D1, au niveau des Boiges pour nous retrouver, très vite, sur le chemin de Kourlouze qui descend à la route des Brunies. Là, deuxième incident : Josiane, pas très concentrée dans la descente, nous fait une belle glissade, sans gravité. Quitte pour une bonne rigolade, après… Nous sommes au carrefour et là, pause exigée pour une photo de groupe. Pas évidente d'ailleurs, les uns se cachant, les autres n'en ayant à rien faire… Mais voilà, le plus dur reste à faire : il nous faut retrouver le chemin des Grelles mais, cette fois-ci, en grimpant à travers bois, sur un hors-piste, pour éviter la route. Évidemment, après la belle descente de 60 m de dénivelé, il nous faut regrimper d'autant pour rejoindre le hameau de Pot Perdu, au grand désespoir de Nathalie qui n'aime pas les montées, surtout dans du hors piste.

En fait, le raccourci, dans le sens de la montée, a plu à tout le monde et réflexion faite, c'est mieux (même si c'est plus difficile) que de longer la départementale que nous retrouverons plus tard. Prudence oblige sur le tronçon de D1 que nous ne pouvons éviter, faute de rallonge au circuit ! Une fois arrivés sur la route Édouard Manet, la fin du parcours est une simple formalité : le lotissement de la Croix Herbouze, le chemin des Gérauds, le quartier des Maines et enfin la traversée de la D2 ou avenue des Bois pour nous retrouver sur le chemin de la Combe de l'Isle, via le chemin des Meuniers qui verra une dernière chute, celle de Pierrot qui s'est retrouvé sur son séant, sans gravité là non plus.

Bref, chemin faisant, nous avons parcouru 10,500 km avec un dénivelé positif et négatif de 243 m. Aux dires de beaucoup d'entre nous, une belle balade sous un beau soleil d'hiver !

 
 
 

Pas de marche mardi prochain puisque nous serons en plein la trêve de Noël qui permettra à certains d'entre nous d'aller reconnaître les futurs circuits de la deuxième partie de saison 2016-207. Nous nous retrouverons, soit le 3 janvier 2017 pour une marche nordique sur Marsac, soit le 10 janvier 2017 pour une balade préalable à la dégustation de la traditionnelle galette des rois au Centre Socio Culturel.

D'ici là, bonnes fêtes à tous.

Chantal

 

Samedi 17 décembre 2016

marche de nuit de Gravelle à Chancelade (réduite à 10 km pour laisser le temps, à l'arrivée, d'ingurgiter encore plus de gâteaux maison et boire encore plus de vin chaud)

1° tableau – Descriptif du parcours à tâtons

A défaut du bourg d’Annesse et de son beau canal éponyme, sacrifiés au nom d’un parcours trop long, départ ramené au bourg de Gravelle. Enjambement du pont de Gravelle (on se demande bien pourquoi ce nom ?), passage à la Saur sans prise d’eau et, avant Ici Les Moulineaux, traversée des voies. Sur le point de toucher le château d’Antoniac, on baisse la tête pour passer de l’autre côté du rail. On baisse une nouvelle fois la tête au pont de Cécérou. Maintenant, vous ne direz plus : « Où c’est Cécérou ? » Atteinte des faubourgs marsacois où les gens du peuple sont parqués. Long, très long tronçon au milieu de ces gens-là jusqu’au stade de Marsac et atteinte de la passerelle de la piscine. Hop ! Nous voici de l’autre côté, traversée d’une zone d’activités sans activité à cette heure et nous touchons du pied notre havre, le Centre Socio Culturel de Chancelade. Enfin, on est entre gens bien !

 

2° tableau – Après la Fête des lumières à Lyon, Noir c’est noir sur l’Agglo

C’est une troupe ramassée, presque à la petite cuillère, qui se présente au rendez-vous du Socio. Beaucoup de mots d’excuses souvent validés par la sphère médicale rendent indisponibles une tripotée d’Ardents avec des termes vilains à la clé - mauvais rhumes, belles grippes – ou plus légers - répétitions de réveillon, ski à Megève -, etc …. Les Augustin sont plus inventifs avec un dîner aux chandelles à Pau avec Bayrou et Lassalle et quelques amis triés sur le volet. Qui est in, qui est out, comme marmonnait Gainsbarre. Même Bernard le bûcheron est cloué au lit avec un dilemme insoluble : la barbe ? Sur le drap, ou en dessous ? L’adversité, ce soir, n’est pas avec nous, elle l’est rarement. Bref, seuls 34 péquenauds convergent vers les voitures qui se remplissent au maximum pour rallier dans la nuit le bourg de Gravelle.

Le poilu, toujours en place dans sa belle teinte kaki, croît en un remake des taxis de la Marne quand il voit tous ces véhicules lui grignoter son espace vital. Accommodant, il ne dira rien pour cette fois-ci. Aussitôt à terre et les écoutilles, toutes les écoutilles, bien fermées, la troupe peut s’élancer par la passerelle accolée au pont. De l’autre côté, prise de la nouvelle Voie Verte qui va remonter l’Isle jusqu’à la Saur, autre histoire d’eau. D’entrée, l’allure se rapproche plus du galop que du trot et Yohan Diniz, s’il eut été là ce soir, aurait trouvé tous les prétextes pour abandonner, et il en connaît.

Après les quelques maisons profitant d’un éclairage public, le chemin plonge dans le noir absolu. Charles Trenet est appelé mentalement à la rescousse avec sa Panhard et Levassor : « Il fera nuit mais avec l’éclairage, on pourra voir jusqu’au flanc du coteau » Et, à partir de la voie ferrée traversée avec plus la crainte du deuxième train que du premier (« Attention, un train peut en cacher un autre »), la troupe est définitivement disloquée et les derniers dont votre serviteur friseront à chaque instant les hors délais.

Ainsi va se dérouler l’avancée jusqu’à la passerelle de la piscine. Effacé le château d’Antoniac où créchait Lagrange-Chancel, exit le pont de Cécérou repêché des oubliettes par cette Voie Verte décidément bienvenue mais avec un éclairage vivement demandé. L’îlot de la Roche est à reprendre a giorno et l’atteinte du Marsac résidentiel ne sera pas des plus passionnantes. Plus de pistes dédiées aux déplacements doux, que des trottoirs ou de la chaussée à se coltiner. Le seul mérite, un éclairage revenu jusqu’à une extinction programmée pour que nos amis marsacois ne soient pas trop fiscalement ponctionnés. Fatalistes, les Ardents se délectent de cette maxime du poète libanais Khalil Gibran « Nul ne peut atteindre l’aube sans passer par le chemin de la nuit » Sa parenté avec le Français La Palice saute aux yeux.

 
 

3° tableau – Des fois que vous auriez payé votre facture d’électricité …

Une palette des choses à voir une fois que le courant est rétabli. Le canal d’Annesse aux oubliettes pour positionnement excentré, le très beau monument aux morts de Gravelle et son poilu plutôt esseulé, l’arbre déjà roux comme celui de « C’est beau la vie », le pont de Cécérou, « Eh oui, il relie deux berges ! » et le château de La Roche, son moulin, le barrage et j’en passe. Tout cela à voir dans le jour. La nuit, on passe à côté de tant de beaux spectacles, seuls les oiseaux de nuit et quelques Ardents y trouvent leur compte.

 

4° tableau – Des gâteaux passés à la casserole et du vin à bouillir dans la marmite, derniers supplices occidentaux

Graal à atteindre, fut-ce au prix d’une allure diabolique, but de la soirée, le Centre Socio Culturel, pas pour son côté culture mais pour son aspect bombance. Oh combien de gâteaux passeront à la trappe, combien d’hectolitres, de litres voulais-je dire, disparaitront dans des gorges avides. Plaisir, quand tu nous tiens.

Dans la continuité de cette soirée, passez de bonnes fêtes en famille ou entre amis et revenez début janvier avec de l’énergie à revendre à Engie ou autre pour venir à bout des vaux et surtout des monts.

Texte et photos de Christian Brégéras (Casquette Blanche) Mise en écran de Mireille Léger